L’interview PHILIPPE ETCHEBEST

JÉRÉMY COQUEMENT : Bonjour et merci Philippe Etchebest d’avoir accepté notre invitation. Vous êtes Chef étoilé et meilleur ouvrier de France. Il y a 7 ans, vous ouvrez votre brasserie “Le Quatrième Mur” et deux ans plus tard, vous inaugurez “la Table d’Hôtes” (au seinmême des cuisines du “Quatrième Mur”) avec laquelle vous obtenez une étoile au Guide Michelin. Le 21 décembre 2021, vous ouvrez une nouvelle adresse dans votre ville de coeur : “Maison Nouvelle“. Votre programme Mentor est disponible en ligne et dans votre ouvrage “Cuisinez bien accompagné avec ma méthode Mentor”, un programme gratuit pour apprendre à cuisiner chez soi comme un professionnel. Côté télévision, vous commencez en 2011 avec Cauchemar en cuisine sur M6, pour continuer en 2013 avec Cauchemar à l’hôtel. A partir de novembre 2014 vous présentez Objectif Top Chef pour arriver comme jury dans l’émission Top Chef en 2015 dans la saison 6. La saison 14 est diffusée sur M6 depuis le 1er mars avec pas mal de nouveautés.

PHILIPPE ETCHEBEST : C’est une belle introduction, ça fait du bien de voir que vous vous êtes renseigné et que vous savez de quoi vous parlez !

JÉRÉMY COQUEMENT : Etes-vous toujours autant excité de faire partie du jury de Top Chef ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Si je ne prenais pas de plaisir, je ne le ferais pas ! Les nouveaux candidats amènent à chaque fois leur fraîcheur et leur personnalité et ça c’est vraiment top.

JÉRÉMY COQUEMENT : Quel est le secret de cette émission pour marcher aussi bien ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Top Chef représente l’excellence, ça fait rêver les gens. Je pense aussi que le côté compétition, les challenges et la façon dont on raconte l’histoire accrochent énormément les téléspectateurs..

JÉRÉMY COQUEMENT : Combien de temps dure le tournage ?

PHILIPPE ETCHEBEST : On commence en général en octobre, et cela se termine midécembre. C’est 22 jours de tournage car on tourne 3 jours par semaine. C’est assez intense car je dois en même temps gérer mes restaurants.

Manteau : FRANCESCO SMALTO
Gilet : L’ÉGOÏSTE
Chemise : DE FURSAC
Noeud papillon et bottines : CERRUTI 1881
Casquette : ANTHONY PETO

JÉRÉMY COQUEMENT : Cela fait plus de 10 ans que vous êtes extrêmement médiatisé en télévision sur M6, pensez vous que cela soit une chance pour un chef ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Ça dépend … Une fois que vous êtes très médiatisé, il faut être bien entouré, avoir du recul et se protéger, parce que cela peut faire tourner la tête, ce n’est pas dans la normalité d’être reconnu et d’être observé tout le temps. Le plus désagréable c’est les fakes news, même si je sais que c’est faux cela peut perturber ma famille. Mais ne nous mentons pas, cela fait marcher le business la médiatisation, c’est certain ! Ça demande d’être toujours performant, carré et parfait car on m’attend au tournant..

JÉRÉMY COQUEMENT : Pourriez-vous tout lâcher du jour au lendemain ?

PHILIPPE ETCHEBEST : C’est marrant, Stéphane Rotenberg m’a posé la même question tout à l’heure… Si je devais faire un choix entre mon métier et la télévision, je choisirais la cuisine évidemment.

JÉRÉMY COQUEMENT : Avez-vous le temps de vous reposer avec le planning que vous avez à l’année ?

PHILIPPE ETCHEBEST : J’essaye, mais c’est pas facile… Je suis toujours à fond tout le temps.

JÉRÉMY COQUEMENT : Que faites-vous justement de votre temps libre ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Je fais de la moto, de la plongée, de la musique, nous avons un groupe de rock avec les copains, je vais aux matchs de rugby avec mon fils, je vais à la campagne, j’ai des chevaux, des poules, la vie de Charles Ingalls (rires).

Manteau : FRANCESCO SMALTO
Gilet : L’ÉGOÏSTE
Chemise : DE FURSAC
Noeud papillon et bottines : CERRUTI 1881
Casquette : ANTHONY PETO

JÉRÉMY COQUEMENT : Où vous voyez-vous dans 15 ans ?

PHILIPPE ETCHEBEST : C’est pas possible, vous vous êtes passé le mot avec Stéphane Rotenberg ?! (rires) Alors, pour dire vrai je ne sais pas du tout, je n’arrive pas à me projeter ! Mais en deux mots ce serait prendre plus le temps.

JÉRÉMY COQUEMENT : Vous avez 1M de followers sur instagram, c’est vous qui gérez votre compte ? C’est important pour vous les réseaux sociaux ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Effectivement les réseaux fonctionnent très bien, il y a une équipe derrière tout ça, heureusement que je ne suis pas seul à gérer, je ne pourrais pas m’en sortir sinon. C’est un outil de communication formidable.

Manteau : FRANCESCO SMALTO
Gilet : L’ÉGOÏSTE
Chemise : DE FURSAC
Noeud papillon et bottines : CERRUTI 1881
Casquette : ANTHONY PETO

JÉRÉMY COQUEMENT : Est-ce que vous faite des placements de produits sponsorisés via des stories pour des marques ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Il ne faut jamais dire jamais, mais aujourd’hui je ne le fais pas.

JÉRÉMY COQUEMENT : Quel rapport avez-vous avec votre public, quand vous les rencontrez dans la rue, ça se passe comment ? Ose-t-il vous demander une photo ou un autographe ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Les gens sont super bienveillants avec moi et oui, ils me demandent des photos et des autographes, mais je préfère rester discret quand je suis dans la rue.

JÉRÉMY COQUEMENT : Si vous n’aviez pas été cuisinier, quel métier auriez-vous aimé faire ?

PHILIPPE ETCHEBEST : J’aurai aimé être prof de  sport !

JÉRÉMY COQUEMENT : Qu’est-ce qui vous agace le plus actuellement dans notre société ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Ce que je vois sur les réseaux sociaux, se montrer pour se montrer j’ai du mal avec ça !

Manteau : FRANCESCO SMALTO
Gilet : L’ÉGOÏSTE
Chemise : DE FURSAC
Noeud papillon : CERRUTI 1881
Casquette : ANTHONY PETO

JÉRÉMY COQUEMENT : Dans quelle ville pourriez-vous vivre à part Bordeaux, en France ou à l’étranger ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Je ne sais pas, en revanche ce que je peux vous dire c’est que je ne vivrai pas toute ma vie au même endroit. Quand j’étais petit j’ai déménagé 13 fois de ma naissance à mes 13 ans, donc je crois que j’ai gardé ça en moi. Il est vrai que j’affectionne particulièrement Bordeaux, j’aime cette ville.

JÉRÉMY COQUEMENT : Dans votre parcours professionnel avez-vous un regret ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Aucun, si c’était à refaire, je referais la même chose.

JÉRÉMY COQUEMENT : Dans votre parcours personnel avez-vous un regret ?

Veste : DE FURSAC

Cravate : CERRUTI 1981

PHILIPPE ETCHEBEST : Je ferais plus attention à mon corps en faisant du sport, je me ménagerais et je serais moins bourrin… car aujourd’hui je le paye. Mes pauvres articulations ! (rires)

JÉRÉMY COQUEMENT : Est-ce la 1er fois que vous vous prêtez au jeu d’un shooting photo pour un magazine de mode ?

PHILIPPE ETCHEBEST : C’est tout à fait vrai, c’est la 1er fois que je pose dans un magazine de mode comme le vôtre. J’aime beaucoup les looks que vous avez choisis, ça me permet d’évoluer un peu, moi qui suit constamment en jean, t-shirt et cuir, c’est peut-être plus de mon âge. (rire)

JÉRÉMY COQUEMENT : Qu’est-ce qui vous manque aujourd’hui pour être l’homme le plus heureux du monde ?

PHILIPPE ETCHEBEST : Un peu plus de temps, une journée de plus dans la semaine juste pour moi ce serait extra. (rires)

JÉRÉMY COQUEMENT : Cette question, n’est pas une question. Vous avez carte blanche pour nous parler de ce que vous voulez.

PHILIPPE ETCHEBEST : Les pompiers solidaires, je suis parrain depuis plus de 10 ans. Je pars tous les ans en mission avec eux. Dernièrement nous étions au Cambodge. Ce sont des bénévoles qui interviennent dans le monde, à la suite de catastrophes naturelles. Je les aide du mieux que je peux financièrement. Je suis très heureux de faire partie de cette belle aventure.

JÉRÉMY COQUEMENT : Merci beaucoup Philippe Etchebest de nous avoir accordé un peu de votre temps et à très vite dans vos restaurants, sur votre chaîne youtube, votre site internet, en librairie ou encore sur M6 !

PHILIPPE ETCHEBEST : Merci à vous.

CHEF : Philippe Etchebest

PHOTOGRAPHE : Nicolas Larriere

DIRECTEUR DE PRODUCTION :
Jérémy Coquement

RESPONSABLE DE PRODUCTION :
Margaux Rampazzo

STYLISTE : Etienne Jeanson

ASSISTANTE STYLISTE : Ryme Jeanson

MAQUILLEUSE : Ophélie Mirambeau

VIDÉASTE : Kevin Lydie – Orora Agency

APPORT CHEF ETCHEBEST :

Morgane Dupont – DS Communication

LIEU : Hôtel de Pourtalès

AGENCE COMMUNICATION POURTALÈS :
C pas de la com

PRODUCTION : JCD Agency

SUPPORT : Luxe TV

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.

MAJORELLE – Ibiza

MAJORELLE – Ibiza

Nichée dans les ruelles de Dalt Vila, à quelques mètres seulement du cœur animé de la vieille ville, Majorelle se découvre comme une parenthèse paisible au milieu du tumulte d’Ibiza le soir. L’adresse se trouve dans une rue calme, presque à l’écart, et c’est...