Honorer le temps : l’art de la transmission et l’art de prendre soin de soi
Révélé au grand public dans Emily in Paris, Aurélien Muller incarne une génération qui ne dissocie plus ambition et équilibre personnel. Athlète, mannequin, acteur en pleine ascension, jeune père, il pense le corps comme une responsabilité et le temps comme un partenaire.
À l’ère de l’accélération permanente, il répond par la discipline, ancrée dans son quotidien, toujours en quête d’alignement et de constance.
Il s’agit d’honorer le temps, prendre soin de soi et transmettre sans se trahir.
Dans cette interview, j’ai ciblé 10 questions très personnelles, pour lesquelles les réponses sont livrées avec une grande transparence et authenticité. Merci Aurélien.
- On vous découvre aujourd’hui sur le devant de la scène dans la série « Emilie in Paris » aux côtés de Michèle Laroque et de Philippine Leroy-Beaulieu. Comment rester aligné quand tout s’accélère autour de soi ?
Je me recentre sur ce qui ne bouge pas : mes valeurs, ma routine sportive, mon entourage. L’alignement pour moi ce n’est pas contrôler le rythme, c’est choisir ce à quoi je ne renonce pas, même quand tout s’emballe.
- Avant d’être acteur, vous êtes aussi athlète. Quel rôle le corps joue-t-il dans votre équilibre personnel et professionnel ?
C’est un outil, mais surtout un langage. Dans mon métier, le corps raconte souvent autant que les mots. En prendre soin, c’est une façon de rester juste, autant dans le travail que dans la vie quotidienne.



Photo : Margaux De Maria
- Votre discipline sportive est-elle tournée vers la performance ou vers la longévité?
Aujourd’hui, clairement vers la longévité. J’aime la performance, mais dans un corps qui dure, qui m’accompagne longtemps, qui reste libre. Être fort, oui mais surtout mobile et préservé.
- Vous avez affirmé que « bien vieillir est un choix ». À quel moment ce choix est-il devenu conscient pour vous ?
Il y a quelques années, quand j’ai réalisé que j’étais à un âge où je n’étais ni jeune, ni vieux, et que la vraie question n’était pas de vouloir arrêter le temps mais d’avancer avec lui en pleine santé.
Bien vieillir, pour moi, ce n’est pas lutter contre l’âge, c’est respecter le corps et l’esprit assez tôt pour qu’ils restent des alliés.
- Est-ce que ce choix se joue davantage dans les grandes décisions ou dans les gestes du quotidien ?
Presque uniquement dans le quotidien. Ce que je mange, comment je dors, comment je bouge, et l’énergie que je renvoie aux autres et à moi-même.
- Avez-vous un rituel non négociable, même en période de tournage intense ?
Oui : prendre les compléments alimentaires “Daily Boost” que j’ai co-crée avec la marque D-Lab. C’est la première gamme longévité existante en France et j’en suis très fier. Nous avons réussi à condenser en 6 gélules par jour l’équivalent de 36 qui sont les fondamentaux que chacun devrait prendre au quotidien pour se permettre de se maintenir en bonne santé sur le long terme.
- Comment protégez-vous votre énergie mentale dans un métier aussi exposé ?
Je fais attention à mon rythme. Il y a des moments où il faut être très présent, et d’autres où il est nécessaire de se retirer un peu. Et je suis très bien entouré.
- La paternité a-t-elle transformé votre rapport au corps, au temps et à la santé ?
Profondément. Elle m’a rendu le temps précieux. Elle m’a donné envie d’être là, longtemps, pleinement. Prendre soin de moi n’est plus un luxe ni un ego-trip, c’est une responsabilité.
- Quelles valeurs souhaitez-vous transmettre à votre enfant, et plus largement à ceux qui vous regardent ?
Je ne pense pas avoir de leçon à donner. J’essaie juste d’être quelqu’un de cohérent entre ce que je dis et ce que je fais. Avec ma fille, c’est surtout lui montrer qu’elle a le droit de rêver grand, de douter, de se tromper, et que je serai là quoi qu’il arrive. En réalité, elle m’apprend autant que je lui apprends.
- Avec le recul, qu’est-ce qui compte vraiment pour vous quand on pense le temps long?
Pouvoir se regarder dans le miroir sans avoir l’impression de s’être trahi. Avoir avancé en restant fidèle à ce que l’on est. Et faire en sorte que ma fille soit toujours fière de moi.
Interview de Aldina Duarte Ramos
Photos : Sandra Da Silva & Margaux De Maria



















