Le 9Hotel Cesari

Le 9Hotel Cesari, membre du groupe 9Hotel Collection est de ces adresses qui s’imposent d’abord par leur atmosphère. Avant même de penser à Rome, à ses places, à ses fontaines, à ses merveilles, on entre ici dans un univers à part, un lieu qui possède son identité propre, sa respiration, sa manière singulière d’accueillir. Tout, dès les premiers instants, donne le sentiment d’un hôtel qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui sait très exactement ce qu’il est : une adresse élégante, chaleureuse, profondément agréable, où l’on comprend immédiatement que le séjour sera placé sous le signe du goût et du confort.

Ce qui frappe d’emblée, c’est cette impression d’harmonie. La décoration y contribue beaucoup. Elle ne se contente pas d’habiller les lieux : elle crée une ambiance. Il y a dans le choix des matières, dans les tonalités, dans l’équilibre entre raffinement et douceur, une vraie intelligence du détail. Rien n’est froid, rien n’est ostentatoire, rien ne cherche à impressionner artificiellement. Au contraire, l’ensemble compose une élégance subtile, un décor qui apaise autant qu’il séduit, et qui accompagne le voyage avec cette justesse précieuse qui distingue les belles adresses des lieux simplement fonctionnels. On s’y sent bien tout de suite.

Le 9Hotel Cesari possède ainsi ce charme rare d’être à la fois soigné et vivant. On n’a pas l’impression de pénétrer dans un décor figé, mais dans un lieu pensé pour être habité, pour offrir une expérience, pour permettre au voyageur de trouver très vite ses repères. C’est peut être cela, au fond, le véritable luxe : non pas l’accumulation, mais la sensation immédiate d’être au bon endroit.

L’accueil (merci à Alain Claude Iovine) prolonge cette impression avec beaucoup de naturel. Dans une ville comme Rome, où tout peut être intense, vibrant, foisonnant, il est précieux de commencer et de terminer ses journées dans un lieu où l’on se sent attendu avec simplicité. Ici, l’hospitalité se traduit par une présence attentive, une chaleur discrète, une disponibilité qui n’a rien de mécanique. Il y a une manière de recevoir qui met immédiatement à l’aise, qui allège le voyage, qui installe une relation de confiance presque instinctive avec les lieux. On sent que l’on n’est pas dans une adresse anonyme, mais dans un hôtel qui comprend que le séjour se joue aussi dans ces nuances invisibles : un ton, une attention, un sourire, une façon de faire qui laisse au visiteur tout l’espace nécessaire tout en lui donnant le sentiment d’être réellement bienvenu.

Les chambres, elles aussi, participent pleinement à cette réussite. Elles offrent ce que l’on attend d’un bel hôtel, bien sûr, mais surtout quelque chose de plus difficile à définir et donc plus précieux : une sensation de calme. Dans une ville comme Rome, cela compte infiniment. Après les rues animées, les places traversées de lumière, la beauté presque excessive des monuments et le rythme joyeux du centre historique, retrouver sa chambre devient un moment en soi. On y entre comme on retrouverait un refuge. Le confort y prend tout son sens, non comme un simple service, mais comme une qualité de présence. Tout invite au repos, à la pause, à cette respiration nécessaire qui permet de mieux savourer la ville ensuite.

J’aime les hôtels qui savent ménager cette transition entre l’extérieur et l’intérieur, entre l’effervescence du voyage et le plaisir de se retirer quelques instants. Le 9Hotel Cesari y parvient avec beaucoup d’élégance. Les chambres sont pensées comme des lieux où l’on peut déposer la fatigue des longues marches romaines, reprendre son souffle, laisser décanter la beauté accumulée tout au long de la journée. Elles prolongent l’expérience de la ville, et offrent le contrepoint parfait à son intensité.

Et puis il y a l’incroyable rooftop, qui donne à l’hôtel une dimension supplémentaire, presque une signature. À Rome, la hauteur transforme toujours le regard. La ville, vue d’en haut, se raconte autrement. Les toits se succèdent comme une mer minérale, les clochers découpent l’horizon, les lignes anciennes prennent une douceur inattendue, et la lumière, surtout, semble tout unifier. Depuis cette terrasse, on éprouve ce sentiment si particulier d’être à la fois au cœur de la ville et légèrement au dessus d’elle, dans un espace suspendu qui permet de la contempler avec davantage de lenteur. Le rooftop n’est pas seulement un atout : il est une expérience. Il offre un autre rythme, un autre souffle, un moment de grâce où l’on s’arrête enfin pour regarder Rome comme on regarde une scène que l’on ne veut pas voir se refermer. J’y ai d’ailleurs pris un cocktail délicieux.

C’est d’ailleurs à partir de là que la ville entre vraiment dans le récit. Car le 9Hotel Cesari ne se contente pas d’être un hôtel séduisant, il possède aussi ce privilège immense d’être ancré dans l’un des plus beaux théâtres urbains qui soient. Son emplacement, au cœur du centre historique, lui donne une dimension presque idéale. À peine la porte franchie, Rome commence aussitôt. Elle ne se fait pas attendre. Elle surgit dans les ruelles, dans la lumière sur les façades, dans les perspectives inattendues, dans cette manière qu’a la ville de mêler la splendeur au quotidien avec une aisance désarmante.

Depuis l’hôtel, tout semble appartenir à une géographie du rêve accessible à pied. C’est sans doute l’un des grands plaisirs d’un séjour ici : sentir que Rome n’est pas un ensemble de sites éloignés les uns des autres, mais une matière continue, vivante, que l’on peut traverser presque sans effort, au gré de ses envies, de ses détours, de sa curiosité. Le centre historique offre cela : non seulement la proximité, mais une forme d’intimité avec la ville. On ne programme plus vraiment ses déplacements, on se laisse guider.

Le matin, par exemple, prend une saveur particulière lorsque l’on peut aller prendre un café devant le Panthéon. Il y a dans ce geste quelque chose d’extraordinairement romain : la possibilité d’adosser l’instant le plus simple à l’un des monuments les plus puissants du monde. On s’assied, on regarde la pierre capter la lumière, on observe les premiers mouvements de la place, et l’on comprend soudain que Rome excelle dans un art que peu de villes possèdent à ce degré : rendre le monumental familier. À deux pas du Cesari. Le Panthéon n’est pas seulement un chef d’œuvre, il devient ici un voisin majestueux, une présence quotidienne, presque un compagnon silencieux du voyage.

Cette proximité change tout. Elle donne au séjour une qualité particulière, une douceur d’usage. Grâce à l’emplacement de l’hôtel, on ne court pas après Rome, on vit avec elle. On la retrouve au coin d’une rue, au détour d’un café, dans l’ombre fraîche d’une façade, dans l’élan d’une place. Et c’est précisément ce que permet le 9Hotel Cesari : cette immersion fluide, cette sensation de résider au cœur d’un monde ancien qui continue pourtant à vibrer au présent.

Il suffit ensuite de quelques pas pour rejoindre la Piazza Navona, qui demeure l’un de ces lieux où Rome semble se mettre elle même en scène avec une virtuosité presque insolente. Il y a là une élégance naturelle, une ampleur, une respiration qui frappent immédiatement. La place rassemble tout ce qui rend la ville inoubliable : la beauté architecturale, le mouvement, les voix, les regards, la sensation que l’espace public peut encore être un lieu de grâce. On y passe, on s’y attarde, on y revient. Elle possède ce pouvoir des lieux vraiment vivants : celui de se renouveler à chaque heure du jour. Tantôt lumineuse et vibrante, tantôt presque théâtrale au crépuscule, elle incarne à merveille cette Rome baroque, sensuelle et souveraine qui séduit sans jamais avoir besoin d’insister.

Facilement accessible depuis l’hôtel, la fontaine de Trevi attire avec son magnétisme intact. On croit la connaître avant même de la voir, tant son image habite depuis longtemps l’imaginaire collectif. Pourtant, lorsque l’on arrive devant elle, quelque chose demeure intact, presque enfantin, dans l’émerveillement qu’elle provoque. La pierre, l’eau, la foule, le bruit, la blancheur mouvante du décor : tout semble appartenir à un registre plus vaste que le simple monument. La fontaine de Trevi est l’un de ces lieux où Rome rejoint le mythe. Impossible, d’ailleurs, de ne pas y entendre l’écho du cinéma, de ne pas penser à cette scène devenue éternelle où une femme entre dans l’eau et appelle Mastroianni. À cet instant, Rome n’est plus seulement une ville admirable. Elle devient une mémoire collective, une image du désir, de la beauté, de l’irréel.

C’est toute la force d’un séjour au 9Hotel Cesari que de permettre cette circulation constante entre l’intime et le légendaire. On part de l’hôtel comme on ouvre une porte sur un décor immense, puis l’on y revient avec le sentiment heureux d’avoir traversé bien plus qu’une ville. Rome agit ainsi : elle élève les promenades les plus simples à la hauteur d’un souvenir durable. Et l’hôtel accompagne magnifiquement ce mouvement. Il est le point d’ancrage, le lieu d’équilibre, le refuge élégant à partir duquel la ville peut se déployer dans toute sa richesse.

J’ai aimé cette alternance entre la douceur des espaces de l’hôtel et l’intensité du centre historique, entre la délicatesse de la décoration et la puissance de Rome. Tout semblait dialoguer. Le calme des chambres répondait au tumulte des places. Le rooftop prolongeait les perspectives ouvertes dans la ville. L’accueil offrait une forme de continuité apaisante à des journées pleines de lumière, de marche et de beauté. Rien n’était dissocié. Le séjour formait un tout.

Il est rare qu’un hôtel imprime autant sa tonalité à une expérience de voyage sans jamais voler la vedette à la destination. C’est pourtant exactement ce que réussit le 9Hotel Cesari. Il affirme son style, sa personnalité, sa qualité d’accueil, son atmosphère, tout en laissant Rome accomplir son œuvre d’enchantement. Il ne concurrence pas la ville, il l’accompagne avec intelligence. Il lui donne un cadre, une respiration, une adresse juste.

Dans une ville aussi dense de symboles, de chefs d’œuvre et de récits que Rome, on pourrait croire qu’un hôtel n’est qu’un détail. Mais ce sont précisément ces détails qui transforment un séjour en expérience. La qualité d’un accueil, la beauté d’une décoration, le confort d’une chambre, la magie d’une terrasse, la possibilité de rejoindre à pied le Panthéon, la Piazza Navona ou la fontaine de Trevi : tout cela finit par composer une mémoire sensible, bien plus forte qu’une simple addition de visites.

Le 9Hotel Cesari appartient à cette catégorie rare d’adresses qui donnent à un voyage sa texture particulière. Il offre à Rome un écrin sans jamais l’enfermer, un refuge sans jamais couper de la ville, une élégance sans raideur, une douceur sans fadeur. On y vient pour séjourner dans le centre historique, on y reste pour l’atmosphère, pour la qualité des lieux, pour ce sentiment enveloppant d’avoir trouvé une adresse qui comprend profondément l’esprit de Rome.

Car Rome, au fond, est peut être cela : une ville immense que l’on aime d’autant plus qu’on la vit depuis un lieu capable d’en révéler le rythme. Un hôtel qui sait ménager le passage entre la splendeur extérieure et l’intimité du retour. Un lieu qui permet, le matin, de partir vers le Panthéon comme vers un rendez-vous familier, l’après midi, de flâner jusqu’à la Piazza Navona, le soir, de rêver devant la fontaine de Trevi, et, entre ces moments, de retrouver un intérieur raffiné, accueillant, apaisant, où l’on a plaisir à revenir.

Certaines adresses hébergent un voyage. D’autres lui donnent un ton, une allure, une mémoire. Le 9Hotel Cesari est de celles qui font davantage encore : il permet d’habiter Rome avec style, avec douceur, avec cette sensation rare que le séjour ne se contente pas d’être beau, mais qu’il trouve d’emblée sa juste cadence.

Découvrez l’ensemble des établissements du groupe 9HOTEL COLLECTION et laissez-vous inspirer pour votre prochain séjour : https://www.9-hotel-collection.com/

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.

MAJORELLE – Ibiza

MAJORELLE – Ibiza

Nichée dans les ruelles de Dalt Vila, à quelques mètres seulement du cœur animé de la vieille ville, Majorelle se découvre comme une parenthèse paisible au milieu du tumulte d’Ibiza le soir. L’adresse se trouve dans une rue calme, presque à l’écart, et c’est...