Jules Verne au Grand Hôtel des Rêves : Paris embarque pour un voyage extraordinaire

Il existe des spectacles que l’on regarde assis dans un fauteuil, à distance respectable de la scène. Et puis il y a ceux qui vous attrapent par la main, vous font franchir une porte, traverser un couloir, descendre dans les profondeurs, lever les yeux vers les étoiles et oublier, pendant près d’une heure, que vous êtes encore à Paris. “Jules Verne, Le Voyage Extraordinaire”, présenté au Grand Hôtel des Rêves, appartient clairement à cette seconde catégorie.

Installé dans un hôtel particulier du 5ᵉ arrondissement, le Grand Hôtel des Rêves porte bien son nom. Ici, le spectacle ne se contente pas d’occuper un lieu : il le transforme. Les pièces deviennent des escales, les murs des décors, les couloirs des passages secrets. Le public n’est plus simplement spectateur, il devient voyageur. On ne vient pas seulement voir Jules Verne : on entre dans son imaginaire.

Le pari était pourtant risqué. Adapter Jules Verne en spectacle immersif, c’est s’attaquer à un univers immense, peuplé de machines, d’explorateurs, de savants, de tempêtes, de fonds marins et de rêves impossibles. Comment faire tenir une telle ambition dans un parcours théâtral ? La réponse du Grand Hôtel des Rêves tient en un mot : l’émerveillement.

Dès les premiers instants, le public est invité à quitter le réel. Les comédiens apparaissent, guident, interpellent, surprennent. Phileas Fogg, le capitaine Nemo, Passepartout et d’autres figures surgies de l’univers vernien donnent chair à cette traversée. Le spectacle joue avec les références célèbres sans jamais donner l’impression d’un simple catalogue. Il ne s’agit pas de résumer les romans de Jules Verne, mais d’en retrouver l’élan : cette envie folle de partir plus loin, plus haut, plus profond.

La force de l’expérience repose aussi sur ses décors. Chaque salle possède sa propre atmosphère, comme si l’on passait d’un chapitre à l’autre d’un grand livre vivant. On peut se retrouver dans l’esprit du Nautilus, puis être entraîné vers d’autres horizons, entre invention scientifique, aventure et poésie. Le moindre détail participe à l’illusion : objets, lumières, sons, costumes, déplacements des acteurs. Tout est pensé pour que le visiteur accepte de croire à l’impossible.

Ce qui frappe surtout, c’est la dimension familiale du spectacle. Les enfants y trouvent le plaisir immédiat de l’aventure, des personnages hauts en couleur et des décors spectaculaires. Les adultes, eux, peuvent y retrouver le souvenir des romans lus autrefois, ou découvrir autrement un auteur que l’école a parfois figé dans l’image du “classique”. Ici, Jules Verne redevient ce qu’il a toujours été : un formidable fabricant de vertige.

Le spectacle a également l’intelligence de ne pas enfermer Jules Verne dans la nostalgie. Son univers paraît au contraire très actuel. À travers ses voyages extraordinaires, il parle encore de curiosité, de progrès, de peur de l’inconnu, de fascination pour la science, de désir d’explorer le monde. Dans une époque où l’on voyage souvent à travers des écrans, cette proposition a quelque chose de précieux : elle redonne au public le goût du déplacement physique, du décor réel, de la rencontre vivante avec les comédiens.

Le Grand Hôtel des Rêves réussit ainsi à créer une expérience à mi chemin entre théâtre, parcours immersif et conte grandeur nature. On avance de pièce en pièce comme dans un rêve organisé, avec cette sensation rare que le spectacle peut surgir de tous les côtés. La scène n’est plus devant nous : elle est autour de nous.

“Jules Verne, Le Voyage Extraordinaire” n’est donc pas seulement une sortie culturelle de plus à Paris. C’est une invitation à retrouver une part d’enfance, celle qui croit encore qu’un sous-marin peut traverser les océans comme un palais secret, qu’un ballon peut ouvrir la route du ciel, et qu’un hôtel particulier peut devenir, le temps d’une visite, une machine à imaginer.

En sortant, on revient bien sûr dans les rues de Paris. Mais quelque chose du voyage continue. C’est sans doute la marque des belles expériences immersives : elles ne se terminent pas vraiment à la dernière scène. Elles restent dans le regard, comme une envie de repartir.

Avec ce spectacle, le Grand Hôtel des Rêves ne rend pas seulement hommage à Jules Verne. Il prolonge son geste. Il rappelle que l’aventure commence parfois tout près de chez soi, derrière une porte que l’on croyait ordinaire.

Maison Mayane, le bistrot français qui a tout compris

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Porte Maillot, place ronde, heure de pointe. On ne s'attendrait pas forcément à trouver là une nouvelle adresse qui donne envie d’y rester. Et pourtant, Maison Mayane vient d'ouvrir ses portes au 2 place Porte Maillot, quatrième table du groupe l'Atelier Entrecôte & Volaille, après deux adresses parisiennes bien installées dans le paysage, rue Réaumur et boulevard Beaumarchais, et un succès confirmé à Reims. Le nom sonne bien, il fait maison, il a ce petit quelque chose de familier qui prévient la suite.

Annonce programme Comédie Française

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La saison 2026-2027 de la Comédie-Française s’annonce comme une grande traversée du théâtre : un voyage entre les siècles, les langues, les héritages et les voix d’aujourd’hui. Elle affirme avec éclat l’idée d’un répertoire vivant, non comme un musée immobile, mais comme une matière ardente, toujours capable de nous parler, de nous troubler, de nous rassembler.

Interview de Stevie Doc

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Tristan Baille : You have had an incredible rise: your studies, television, then the West End with Mamma Mia !… How do you look back on that journey today ?

Stevie Doc : It’s quite crazy when I think about it… I was still training at ArtsEd in London when the Mamma Mia! adventure came along. Of course, I had worked for it, I had trained, I had studied, but going from a musical theatre school to a television show, and then to a leading role in the West End, was a huge shock.

Ces bars d’hôtel qui suspendent le temps

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ORA, Tempora, Balzac, Le Charles… Quatre adresses, quatre façons de réapprendre à s’attarder le temps d’une soirée.

Des bars, oui, au sens technique du terme, mais surtout des états d’âme érigés en adresses. Quatre d’entre eux s’imposent cet été comme autant d’échappées belles où l’on arrive sans vraiment savoir pourquoi et d’où l’on repart avec l’intime conviction que quelque chose vient de changer, de façon imperceptible.

ORA, pop-up estival, Versailles Waldorf Astoria Trianon Palace

Chez Julien, l’adresse du Marais qu’on ne veut plus quitter

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À deux pas de la Seine, une ancienne boulangerie classée monument historique abrite l'une des tables les plus attachantes du Marais. Chez Julien tient le coin depuis des années, et ce printemps, il semble avoir décidé de passer la vitesse supérieure.

Le restaurant s'est glissé dans le décor du 4ᵉ arrondissement comme si le quartier l'avait toujours attendu. Vue sur le pont Louis-Philippe, l'église Saint-Gervais en toile de fond, et la Seine à deux pas : difficile de trouver un cadre plus parisien.

L’Atelier du Chocolat à Bayonne

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À Bayonne, le chocolat n’est pas seulement une gourmandise : c’est une histoire, une odeur, une tradition qui semble flotter dans les rues. Parmi les maisons qui font vivre cet héritage, L’Atelier du Chocolat (35 boutiques en France) occupe une place particulière. Installé dans une ville où le cacao fait partie du patrimoine, il invite les visiteurs à découvrir un univers à la fois artisanal, chaleureux et créatif.

AUX MERVEILLEUX DE FRED : douceur aérienne au cœur du Marais

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À deux pas de la rue François-Miron, dans l’un des quartiers les plus charmants du Marais, Aux Merveilleux de Fred attire les passants par une promesse simple : celle d’une pâtisserie légère, généreuse et presque théâtrale.

Derrière les vitrines, le regard est vite happé par les gestes des pâtissiers. Ici, on ne cache pas la fabrication : on la montre. Les merveilleux sont roulés, garnis, enrobés sous les yeux des clients, comme de petits nuages sucrés que l’on verrait naître en direct. Cette mise en scène participe beaucoup au plaisir de la visite. Avant même de goûter, on regarde.