Interview de Louis Julien Wagner

Tristan Baille : Comment est née votre passion pour le théâtre et l’écriture ?

Louis Julien Wagner : Ma passion est née très tôt, presque comme une évidence. Depuis tout petit, mon imaginaire était très fort. Dans l’enfance, rêver était une nécessité. L’écriture et le théâtre ont été des moyens naturels pour donner forme à cet imaginaire, pour raconter le monde et tenter de le comprendre.

Tristan Baille : Y a-t-il un auteur que vous admirez particulièrement, dont les textes vous servent de guides ?

Louis Julien Wagner : Oui, sans hésitation, Émile Zola. Je me souviens très précisément des lectures imposées à l’école, mais quand j’ai découvert « Germinal », dès la première phrase, quelque chose s’est produit. Zola est devenu mon auteur de prédilection. Il a compté énormément dans mon parcours et aujourd’hui encore, son écriture, son regard social et sa radicalité continuent de m’accompagner.

Tristan Baille : Pouvez-vous nous parler de vos nouvelles pièces, « Luttes de classe » et « Dégoupillés » ?

Louis Julien Wagner : J’ai écrit deux pièces qui sont jouées en ce moment. La première, « Dégoupillés », dans le cadre du Théâtre à la Minute situé dans le 11e, au concept madrilène assez singulier : quinze minutes de spectacle pour quinze personnes dans quinze mètres carrés. C’est un format très court, très intense, qui oblige à aller à l’essentiel.

Tristan Baille : Comment est née l’idée de ce texte ?

Louis Julien Wagner : L’idée est venue à la suite d’un appel à projets auquel j’ai répondu. La thématique proposée était « Tout va bien… ou presque ». Évidemment, en creusant, on se rend compte que les choses ne vont pas si bien que ça, qu’elles s’effritent. « Dégoupillés » s’inscrit pleinement dans cette idée. C’est presque un jeu de massacre, dans le contexte de la fête des mères et de la manière dont on gère, ou pas, la mort de nos parents.

Pour le Théâtre à la Minute, j’ai aussi écrit une pièce qui commencera en mars, « Vilains petits canards », dont la thématique est celle de la dysmorphophobie, cette difficulté à se voir tel que l’on est. On y suit deux personnes parfaites qui décident toutefois de se refaire entièrement le corps et le visage pour correspondre à l’image qu’elles aimeraient d’elles-mêmes. C’est une manière de questionner le regard que l’on porte sur soi et les injonctions sociales contemporaines.

Tristan Baille : Une pièce courte est-elle un bon moyen de tester les réactions du public ?

Louis Julien Wagner : Oui, même si c’est parfois frustrant. Je ne suis pas quelqu’un de très bavard, mais mes pièces le sont généralement. J’aime tellement écrire des dialogues, même si aucun n’est gratuit, ils font tous avancer l’histoire. Le format court m’oblige à être extrêmement concis et efficace. Il y a des punchlines en permanence, pas de temps mort possible.

Une chose demeure : faire rire avec des choses qui, dans la vie, ne sont pas drôles du tout. Au théâtre, on peut tout se permettre, et c’est précisément ce qui rend l’expérience si forte.

Tristan Baille : Vous jouez également dans l’une de vos pièces ?

Louis Julien Wagner : Oui, je joue dans « Luttes de classe », qui elle, dure 1h40 et qui vient de paraître. Elle aborde le harcèlement scolaire et la question de la parentalité. Montrer que si les enfants ont des problèmes à l’école, c’est peut-être aussi à cause de leurs parents.

On y parle notamment de regret parental, rarement abordé au théâtre. Les neuf personnages ne provoquent pas une empathie immédiate, jusqu’à ce que derrière l’humour noir, parfois cinglant, se craquelle le vernis et fasse découvrir leurs fêlures. Elle s’est jouée au théâtre @Le Vent se lève et nous la reprendrons à la rentrée.

BLUE MARLIN IBIZA

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Nous avions beaucoup entendu parler du Blue Marlin Ibiza. Un de ces établissements dont le nom revient systématiquement lorsque l'on évoque les adresses incontournables de l'île. Situé dans la magnifique baie de Cala Jondal, ce lieu mythique s'est imposé depuis plus de vingt ans comme l'un des rendez-vous les plus emblématiques d'Ibiza, attirant célébrités, entrepreneurs, artistes, voyageurs du monde entier et amoureux du lifestyle méditerranéen.

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C’est au Sofitel Lisbon Liberdade que j’ai posé mes valises et j’ai ressenti aussitôt
L’ancrage dans la tradition portugaise, tout en délicatesse.
Je me souviens encore de cette lumière. Cette lumière que je connais si bien, car Lisbonne
est la ville où je suis née et la ville de mon enfance.
Lisbonne était en fête ce soir de juin. Les jacarandas avaient déjà perdu une partie de leurs
fleurs violettes sur les trottoirs de l’Avenida da Liberdade, et la ville semblait flotter entre la
chaleur du début d’été et cette mélancolie douce que seuls les Lisboètes savent rendre
élégante.

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Nichée au pied des Collines Euganéennes, à une quarantaine de minutes de Venise, cette élégante station thermale italienne cultive depuis l'Antiquité une réputation bâtie autour de ses eaux naturellement chaudes et de ses célèbres boues thérapeutiques. Une tradition ancestrale que le groupe familial GB Thermae Hotels perpétue depuis plusieurs générations, tout en la faisant évoluer avec son temps.

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L’Hôtel Barrière L’Hermitage La Baule appartient à cette catégorie rare d’adresses qui possèdent une âme, une histoire, une lumière particulière. Face à l’océan, sur l’une des plus belles baies d’Europe, cet hôtel emblématique incarne depuis près d’un siècle l’art de vivre à la française, entre raffinement, douceur balnéaire et élégance discrète.

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À la tête de Bleuforêt et de Tricotage des Vosges, Vincent Marie incarne une génération de dirigeants attachés à l’industrie française, mais pleinement conscients des réalités économiques du marché. Après des études à Paris-Dauphine et une première expérience chez Accenture, il rejoint en 2007 l’entreprise familiale fondée par son père, Jacques Marie, avec une ambition claire : préserver un savoir-faire textile dans les Vosges tout en faisant de Bleuforêt une marque désirable, moderne et compétitive. Dans cet entretien, il revient sur les choix industriels, humains et stratégiques qui permettent encore aujourd’hui de fabriquer en France.

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Face à l’océan, le Mercure La Baule Majestic cultive l’élégance discrète des grandes adresses balnéaires. Situé au cœur de la baie de La Baule, à quelques pas de la plage, du casino et du centre de thalassothérapie, cet hôtel 4 étoiles bénéficie d’un emplacement rare, presque théâtral, où la mer semble faire partie du décor dès l’arrivée.

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Régis Wargnier : Je crois que tout part du personnage. Un personnage sans dilemme, sans choix à faire, sans comportement à observer, n’existe pas vraiment au cinéma. Ce qui m’intéresse, c’est de voir comment quelqu’un est traversé, parfois malgré lui, par des événements politiques, historiques ou sociaux dont il ne mesure pas toujours l’importance au moment où il les vit. Prenez Une femme française, par exemple.

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Tristan Baille : Bonjour Mr Wajeman. Avec le film « La comète », on a l’impression d’assister à un espace de rendez vous manqués, de révélations, de collisions intimes entre les personnages. J’avais déjà ressenti cela dans certains de vos films précédents, notamment avec Adèle Exarchopoulos. Est ce que ce sont ces affrontements, ces rencontres ratées qui vous intéressent particulièrement ?

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Tristan Baille : Bonjour Mr Arcady. Nous sommes dans un festival où la musique occupe une place très importante. J’aimerais donc commencer par cela. Comment s’est organisé le travail musical sur « Fausse note », un film qui ressemble aussi beaucoup à une pièce de théâtre, notamment avec Didier Caron ? Est ce que certaines musiques existaient déjà avant le tournage ? Est ce que le travail s’est fait dès le départ avec les collaborateurs musicaux ? Et comment cela s’organise t il, surtout avec des personnes avec lesquelles vous travaillez parfois depuis longtemps ?