Interview d’Izzy Escobar

Tristan Baille : Izzy Escobar, Bonjour !

Izzy Escobar : Bonjour !

Tristan Baille : D’où vient votre passion pour la musique ?

Izzy Escobar : Elle est née très tôt, presque sans que je m’en rende compte. Mon père était DJ, donc la musique faisait partie du quotidien, avec beaucoup de styles différents et une vraie culture du rythme. En parallèle, j’ai commencé le violon très jeune, ce qui m’a donné une autre approche, plus classique et plus intérieure. Aujourd’hui encore, je construis mes chansons entre ces deux pôles : le mouvement, l’énergie, et la recherche d’un équilibre entre les mots et la musique, pour que l’un ne prenne jamais le dessus sur l’autre.

Tristan Baille : Quelle est votre principale source d’inspiration ?

Izzy Escobar : Je m’inspire avant tout de la vie telle qu’elle est, avec ses élans et ses fractures. L’amour, les séparations, les émotions fortes, mais aussi des choses très simples, presque anodines, qui deviennent importantes avec le recul. J’aime autant la beauté que la cruauté parfois incontrôlable du réel, parce qu’elles coexistent constamment. Les livres et les histoires m’influencent aussi beaucoup, car j’ai besoin de raconter quelque chose de sincère et d’humain.

Tristan Baille : Est-ce que vous préférez les concerts plus que le reste ?

Izzy Escobar : Oui, clairement. Le concert est un moment à part, parce qu’il repose sur la rencontre. Il y a l’adrénaline de la performance en direct, mais surtout cette connexion très forte entre les gens, le fait de vivre la musique ensemble. Sur scène, je ressens un vrai partage, presque quelque chose de suspendu, qui ne peut exister qu’à cet instant précis.

Tristan Baille : Quels artistes admirez-vous ?

Izzy Escobar : Je suis très marquée par l’univers du jazz et par les grandes voix. Ella Fitzgerald m’a toujours impressionnée par sa liberté et sa précision, par la manière dont elle joue avec la musique. Et Frank Sinatra, pour son sens du phrasé et sa façon de raconter une histoire à travers une chanson, avec beaucoup d’élégance et de profondeur.

Tristan Baille : Avez-vous déjà pensé à interpréter la chanson phare d’un James Bond ?

Izzy Escobar : Oui, c’est un rêve que j’assume complètement. Les chansons de James Bond ont une dimension très cinématographique, très intense émotionnellement, qui me parle énormément. J’aimerais beaucoup explorer cet univers, d’autant plus que le jeu m’attire aussi. Devenir actrice est quelque chose que j’espère pouvoir expérimenter un jour.

Tristan Baille : Sur quel album travaillez-vous actuellement ?

Izzy Escobar : Je suis actuellement en pleine phase d’écriture. Après mon dernier projet, j’avais besoin de temps pour laisser émerger de nouvelles idées sans me mettre de pression. Je travaille sur un nouvel album qui se construit progressivement, avec l’envie de raconter un nouveau chapitre, plus personnel, tout en restant fidèle à mon univers. 

Tristan Baille : Pouvez vous me parler du tube « Vendetta » ? 

Izzy Escobar : Ce qui m’a le plus touchée, c’est la façon dont les gens se sont approprié la chanson. Beaucoup m’ont dit qu’elle les aidait à traverser une rupture ou une trahison, chacun à sa manière. C’est devenu un morceau très fort en concert, parce qu’il y a une énergie collective, presque cathartique, qui se crée autour.

Tristan Baille : Merci beaucoup pour cette rencontre !

Izzy Escobar : Merci à vous !

Izzy Escobar. Sa voix apparaît comme une lueur sombre et chaleureuse au détour du silence. Une voix grave, profonde, teintée de jazz et traversée d’élans pop, qui ne caresse pas seulement l’air mais le sculpte. Elle porte en elle des nuits enfumées, des matins voilés, des battements de cœur lents et intenses qui savent devenir mélodie. Chaque note semble avoir vécu avant d’être chantée, comme extraite d’une mémoire ancienne, intime, charnelle, universelle. Izzy chante pour toucher. Sa voix enveloppe autant qu’elle ancre, console autant qu’elle impose. Il y a dans son timbre cette chaleur feutrée du jazz, ce grain sombre et vibrant, allié à la clarté émotionnelle de la pop. Elle transforme l’émotion en paysage nocturne, fait naître des images profondes là où il n’y avait que l’air. On y entend la sincérité nue, la grâce sans artifice, et cette force calme, presque magnétique, qui appartient aux artistes vrais. À son passage, le temps ralentit. Les mots deviennent plus denses, les silences plus chargés de sens. Izzy Escobar est de celles qui laissent une trace invisible mais durable, comme une basse persistante qui résonne longtemps après la dernière note, comme une étoile grave et chaude que l’on continue de sentir, même les yeux fermés. Elle est une promesse tenue : celle que la musique peut encore être profonde, habitée, et nécessaire.

(Version anglaise)

Tristan Baille: Izzy Escobar, hello !

Izzy Escobar: Hello !

Tristan Baille: Where does your passion for music come from ?

Izzy Escobar: It started very early, almost without me realizing it. My father was a DJ, so music was part of everyday life, with lots of different styles and a strong sense of rhythm. At the same time, I started playing the violin at a very young age, which gave me a more classical and introspective approach. Even today, I still build my songs between these two worlds: movement and energy on one side, and the search for balance between words and music on the other, so that neither ever overpowers the other.

Tristan Baille : What is your main source of inspiration ?

Izzy Escobar : I’m mainly inspired by life as it is, with its highs and its fractures. Love, breakups, intense emotions, but also very simple things, almost insignificant at first, that become meaningful over time. I’m just as drawn to beauty as I am to the sometimes uncontrollable cruelty of reality, because they constantly coexist. Books and stories also influence me a lot, because I need to tell something sincere and deeply human.

Tristan Baille : Do you prefer live concerts over everything else ?

Izzy Escobar : Yes, definitely. A concert is a very special moment because it’s all about connection. There’s the adrenaline of performing live, of course, but above all there’s this strong bond between people, the feeling of experiencing music together. On stage, I really feel a sense of sharing, something almost suspended in time, that can only exist in that exact moment.

Tristan Baille : Which artists do you admire ?

Izzy Escobar: I’m deeply influenced by the world of jazz and by great voices. Ella Fitzgerald has always impressed me with her freedom and precision, the way she plays with music. And Frank Sinatra, for his sense of phrasing and his ability to tell a story through a song, with so much elegance and depth.

Tristan Baille : Have you ever thought about performing the theme song of a James Bond film ?

Izzy Escobar : Yes, it’s a dream I fully embrace. James Bond songs have a very cinematic dimension, with intense emotion, and that really speaks to me. I would love to explore that universe, especially since acting also attracts me a lot. Becoming an actress is something I hope to experience one day.

Tristan Baille : What album are you currently working on ?

Izzy Escobar : I’m currently in a writing phase. After my last project, I needed time to let new ideas emerge without putting pressure on myself. I’m working on a new album that is gradually taking shape, with the desire to tell a new chapter, something more personal, while staying true to my universe.

Tristan Baille : Can you tell me about your hit “Vendetta” ?

Izzy Escobar : What touched me the most is the way people made the song their own. Many have told me it helped them get through a breakup or a betrayal, each in their own way. It’s become a very powerful song live, because there’s a collective, almost cathartic energy that forms around it.

Tristan Baille : It was a pleasure to meet you !

Izzy Escobar : Thanks a lot ! For me too !

Izzy Escobar. Her voice emerges like a dark, warm glow in the bend of silence. A deep, low voice, shaded with jazz and carried by pop sensibility, one that doesn’t merely drift through the air but shapes it. It holds smoky nights and veiled mornings, slow and intense heartbeats that know how to become melody. Each note feels lived in before it is sung, as if drawn from an ancient memory, intimate, embodied, and universal all at once. Izzy sings to reach. Her voice grounds as much as it embraces, consoles as much as it commands. Within her tone lies the hushed warmth of jazz, that rich, shadowed grain, paired with the emotional clarity of pop. She turns feeling into landscape, conjuring depth and imagery where there was only air. You hear naked sincerity, unadorned grace, and that quiet, magnetic strength that belongs to true artists. When she passes, time slows. Words grow heavier with meaning, silences more eloquent. Izzy Escobar is one of those rare voices that leave an invisible yet lasting trace, like a lingering bass line that keeps resonating after the final note, like a warm, low star you continue to feel long after your eyes have closed. She is a promise fulfilled: that music can still be deep, inhabited, and necessary.

IZZY ESCOBAR

Sunny in London Tour : 

APRIL 22 in COLOGNE

APRIL 24 in BERLIN

APRIL 25 in PARIS

APRIL 29 in LONDON

MAY 08 in WASHINGTON DC

MAY 09 in PHILADELPHIA

MAY 14 in BOSTON

MAY 19 in LOS ANGELES

MAY 21 in SAN FRANCISCO

MAY 24 in NAPA

JUNE 10 in NEW YORK

JUNE 18 in NASHVILLE

JUNE 19 in ATLANTA

JUNE 20 in GREENVILLE

JULY 11 in SPOKANE

TICKETS AT IZZYESCOBARMUSIC.COM

Hotel Paquis / 9 Collection

Hotel Paquis / 9 Collection

À Genève, le 9Hotel Collection Pâquis, au rythme d’un quartier qui bouge et parle plusieurs langues, Genève oblige, est un hôtel 3 étoiles proche de tout. Et surtout proche de ce que tu viens souvent chercher ici : une ville qui se marche, un lac qui apaise, et un point d’ancrage fiable quand les journées se remplissent vite.

Interview Olivier Soliveres

Interview Olivier Soliveres

Beaucoup de mes spectacles pour enfants, à la base, je les ai faits pour mes propres enfants. Je suis papa de quatre enfants et ils ont grandi avec mes spectacles. Par exemple, mes premiers spectacles sur le Père Noël, les chevaliers, tout ça, c’était pour mes grands garçons. Plus tard, j’ai fait « Space Wars » parce qu’ils étaient fans de Star Wars… et moi aussi. « Chevaliers », c’est venu parce que je leur lisais des livres de chevalerie le soir, dans leur lit superposé en forme de château fort. À un moment, je me suis dit : mais il n’y a pas de spectacle de chevalerie pour enfants. Alors je l’ai fait.

Le restaurant Horiz

Le restaurant Horiz

Au croisement de la rue Volta et de la rue au Maire, le restaurant « Horiz » s’inscrit dans une histoire qui dépasse celle d’un simple restaurant. Avant de porter ce nom, l’adresse était déjà un lieu de cuisine familiale, tenu par les parents des deux frères Lin. En reprenant le restaurant, ils n’ont pas cherché à rompre avec le passé, mais à le faire évoluer. Le lieu a changé de visage, mais l’essentiel est resté : une cuisine enracinée dans une mémoire familiale, désormais portée par une nouvelle génération.

Yael Naim

Yael Naim

Yael Naim a toujours avancé à pas feutrés dans le paysage musical, comme si elle préférait la résonance intérieure à l’écho médiatique. Née à Paris, partagée très tôt entre plusieurs cultures et plusieurs langues, elle a construit son univers dans les interstices, là où les identités se croisent et se répondent. La musique est venue à elle comme un refuge autant que comme un langage : le piano d’abord, puis la voix, si belle dans ce qu’elle transmet.

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes occupent une place discrète dans la garde robe, souvent perçues comme un simple accessoire utilitaire. Pourtant, certaines marques démontrent qu’elles peuvent devenir un véritable élément de confort et d’élégance au quotidien. C’est le cas de « Bleuforêt », une maison française qui a fait de la chaussette un produit pensé avec la même exigence que les pièces les plus visibles d’un vestiaire soigné.

Uni Restaurant

Uni Restaurant

Situé rue de la Trémoille, au cœur du Triangle d’Or, UNI Paris propose une approche singulière de la gastronomie japonaise, où l’excellence des produits rencontre une vision contemporaine et raffinée de l’expérience culinaire. L’adresse cultive une élégance discrète, loin des effets de mode, et s’adresse à une clientèle en quête de précision, de calme et d’émotion gustative.

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli naît au XIXᵉ siècle dans un contexte où le chocolat reste encore un produit rare et peu raffiné. À Zurich, David Sprüngli et son fils Rudolf commencent par transformer le cacao dans leur confiserie, avec l’ambition de proposer un chocolat de meilleure qualité que celui disponible à l’époque. Leur activité prend rapidement de l’ampleur et pose les bases d’une véritable entreprise chocolatière. Quelques décennies plus tard, une avancée décisive vient bouleverser l’histoire de la marque : en 1899, la famille Sprüngli acquiert l’atelier du chocolatier Rodolphe Lindt, installé à Berne. Cette union marque un tournant, en associant une entreprise en plein essor à une innovation technique majeure. À partir de là, Lindt & Sprüngli se développe progressivement en Suisse puis à l’international, en construisant sa réputation sur la qualité, la finesse et la constance de ses chocolats, jusqu’à devenir une référence mondiale du segment premium.