LAËTITIA EÏDO

CRUSH MAGAZINE : Comment avez-vous commencé votre carrière d’actrice ?

LAËTITIA EÏDO : J’avais débuté par des études d’architecture et des cours aux Beaux-Arts, et puis l’envie d’écrire – qui est née dès mon plus jeune âge – m’a poussée vers une compagnie théâtrale, pour y apprendre les mécanismes d’écriture. Mais la directrice de la compagnie (Renata Scant) m’a vite dit que : « Je devais être sur scène ». Je n’avais jamais envisagé cette option. Mais très peu de temps après, une amie qui s’était inscrite au Conservatoire d’Art Dramatique Régional m’a proposé de prendre sa place, parce qu’elle était trop timide pour le jeu et qu’elle me trouvait « originale ». On se connaissait à peine… Mais c’est aujourd’hui une de mes plus proches amies, elle est architecte et moi comédienne. Il faut parfois savoir écouter la vie et emprunter des chemins inattendus !

CRUSH MAGAZINE : Votre rôle dans «Fauda» est devenu très populaire auprès des fans de la série. Comment cela a-t-il changé votre vie professionnelle ?

LAËTITIA EÏDO : Le rôle de Dr. Shirin, dans FAUDA a été – et est toujours – un incroyable tremplin professionnel. Mais pas seulement. J’ai fait de très belles rencontres grâce à ce projet et des amitiés sont nées dans différents pays du monde, grâce à ce que ce personnage et son histoire ont réussi à amener aux spectateurs. C’est assez inimaginable à vrai dire… Et je reçois quotidiennement des messages du monde entier qui me parlent de ce rôle. C’est aussi cette série qui m’a offert toutes les opportunités récentes qui ont été de travailler avec Aaron Eckhart (The Dark Knight), Yvan Attal, Isild Le Besco, Terrence Malick, Martin Campbell (Casino Royale) et sur les séries des frères Russo (Marvel, Avengers) et aux côtés d’Eva Green et Vincent Cassel dans la série LIAISON, actuellement sur AppleTvPlus. Tous ont vu FAUDA…

Sweatshirt et pantalon : ON AURA TOUT VU

CRUSH MAGAZINE : Vous êtes une actrice polyglotte, vous avez joué des rôles dans des langues différentes. Comment cela affectet-il votre processus de préparation pour un nouveau rôle ?

LAËTITIA EÏDO : J’ai joué dans 8 langues mais je tiens à présent à me concentrer sur le français et l’anglais. Je suis toujours prête à dire une ou deux phrases, dans à peu près n’importe quelle langue, mais, à moins que Bollywood ou une aventure un peu folle ne vienne me titiller, je vais a priori mettre cette capacité de côté pour l’instant. Parce que c’est un travail colossal d’apprentissage en phonétique et que je souhaite me concentrer sur des rôles à l’international mais en anglais, ou dans ma langue maternelle, en français.

CRUSH MAGAZINE : Comment choisissez-vous les projets sur lesquels vous travaillez ?

LAËTITIA EÏDO : C’est le plus souvent la beauté et la force des émotions portées par le personnage qui me donnent envie de faire partie d’un projet. Souvent aussi, le message général du film et ce que la réalisatrice ou le réalisateur veut défendre. Et parfois c’est l’aventure humaine que cela va m’apporter, le pays et les gens, la culture que je vais découvrir. Ce métier est très souvent difficile parce qu’il faut s’entendre dire non des centaines de fois avant qu’un « oui » n’arrive… mais il permet de vivre des choses que peu d’autres métiers permettent. Par exemple l’an dernier j’ai passé 55 castings (44 en vidéos pour l’étranger et 11 en France avec des directeurs de castings) ça peut donner le tournis… mais cela m’a donné le grand bonheur de tourner en 1 an en Belgique, en Hongrie, en Grèce et à aux USA à Atlanta et à Los Angeles… Finalement, ça valait le coup de passer des heures et des heures à auditionner depuis chez moi, à Paris !

Débardeur : NASTRAZE

CRUSH MAGAZINE : Vous avez également travaillé sur des projets théâtraux. Comment le théâtre diffère-t-il de la télévision et du cinéma pour vous en tant qu’actrice ?

LAËTITIA EÏDO : Le théâtre demande un très grand engagement dans le temps. Que ce soit pour l’apprentissage du texte, les répétitions, les éventuelles tournées, les représentations à Paris… Il faut également bien s’entendre avec l’équipe de mise en scène et les autres acteurs, sur le long terme. J’aime qu’il y ait une vision, une esthétique et une idée du théâtre que j’admire. Et pour moi le plus important est de trouver un texte assez beau et fort (ce qui n’exclut pas le comique, bien-sûr) mais en tous cas, très bien écrit. Pour pouvoir être élevé par les mots et pour pouvoir à notre tour les porter haut et les faire résonner de manière à ce qu’ils apportent quelque chose au spectateur. J’ai de plus en plus de mal à m’engager au théâtre si je n’ai pas un très grand respect pour le texte. Ce qui circonscrit beaucoup mes choix et me permet de ne me consacrer qu’à des projets sur scène que j’aime vraiment.

CRUSH MAGAZINE : Quels sont vos projets futurs, avez-vous une petite exclusivité pour nos lecteurs et lectrices ?

LAËTITIA EÏDO : J’ai beaucoup de projets en attente, mais certains devraient se faire avec de très beaux rôles dès cet été en France (celui-ci est encore top secret), puis en septembre en Grèce avec le film américain HOLLANDER réalisé par Myriam Kruishoop qui m’a offert le 1er rôle féminin. Il devrait être suivi de la série franco-suisse LE SIGNAL d’Alexandre Iordachescu et Elena Hazanov. Voilà,

CRUSH MAGAZINE : Est-ce que la production vous attire ?

LAËTITIA EÏDO : On ne m’avait encore jamais posé la question. Mais la production me semble être une suite logique à ma carrière d’actrice. Disons qu’elle s’en enrichirait, et c’est aussi une manière de mieux orienter ses projets, puisqu’on peut en faire partie dès leur création. J’espère aussi pouvoir mener à bien certains projets que j’ai en tête depuis toujours… Mais j’essaie de faire les choses les unes après les autres. Je n’ai en tous cas pas réussi à tout faire en même temps jusqu’ici. Donc je reste patiente et j’avance doucement sur plusieurs fronts créatifs (chanson, écriture, dessin, photo). Tout ça se matérialisera peut-être dans les projets que je produirai dans les années à venir.

CRUSH MAGAZINE : Avez-vous passé un bon moment en notre compagnie lors de notre shooting photo à Quinzerie hôtel ?

LAËTITIA EÏDO : J’ai passé un excellent moment ! Le shooting photo a un peu pris des allures de shooting de mode, sûrement aussi grâce aux tenues choisies par le styliste, et je me suis laissée prendre au jeu. J’ai été étonnée et agréablement surprise par le mood des photos obtenues, que j’ai trouvées très différentes de ce que je fais d’habitude. Je trouve toujours très agréable de se découvrir sous d’autres facettes et dans l’oeil d’un nouveau photographe.

CRUSH MAGAZINE : Et la musique dans tout ça, est-ce toujours une passion ?

LAËTITIA EÏDO : Oui ! J’en rêvais enfant mais jamais je ne me serais pour autant imaginée chanteuse. Cet art reste un des plus mystérieux pour moi, celui qui me met le plus à nu. Et qui me demande aussi un travail profond et intense, mais intimement lié à l’évolution de mon être. Plus je prends confiance en moi, dans la vie, plus j’arrive à m’autoriser à chanter. Parce que je ne suis pas du tout née « avec une voix » comme on dit. Je dois l’apprivoiser, la trouver, la muscler, la laisser venir à moi… bref, le chemin encore une fois est long, mais passionnant. Les DJ’s Bart & Baker – qui ont popularisé l’electro-swing – ont jusqu’ici été mes « anges gardiens » en me poussant à chanter. J’ai écrit plusieurs titres grâce à eux et j’ai pris confiance en moi. On a sorti en mars 2023 un EP («BAAM») avec l’accordéoniste Roberto De Brasov et les chanteurs Pheel Balliana et Ashley Slater. Je fais ainsi mes gammes et j’arrive à vaincre mes peurs peu à peu. J’ai maintenant un projet d’album perso, dont j’ai écrit les chansons. J’en ai composé timidement certaines. Pour les autres, je vais m’entourer de musiciens que j’adore et qui ont accepté de m’aider pour les arrangements et pour harmoniser tout ça… J’ai beau avoir fait 11 ans de guitare classique et de solfège, je suis incapable de créer un titre entier, seule.

Maillot de bain : ERES
Jeans : FIVE Jeans

PHOTOGRAPHE : François Le Prat

DIRECTEUR DE PRODUCTION : 
Jérémy Coquement

STYLISTE : Etienne Jeanson

MAQUILLEUSE : Ophélie Mirambeau

AGENT TALENT : Éléonore Heuse

AGENCE : Frech Lights

LIEU : Quinzerie Hôtel

PRODUCTION : JCD Agency

AUX MERVEILLEUX DE FRED : douceur aérienne au cœur du Marais

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À deux pas de la rue François-Miron, dans l’un des quartiers les plus charmants du Marais, Aux Merveilleux de Fred attire les passants par une promesse simple : celle d’une pâtisserie légère, généreuse et presque théâtrale.

Derrière les vitrines, le regard est vite happé par les gestes des pâtissiers. Ici, on ne cache pas la fabrication : on la montre. Les merveilleux sont roulés, garnis, enrobés sous les yeux des clients, comme de petits nuages sucrés que l’on verrait naître en direct. Cette mise en scène participe beaucoup au plaisir de la visite. Avant même de goûter, on regarde.

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À l’origine, pourtant, rien ne destinait cette chaussure à devenir une icône de la mode et de la contre culture. Les premières Dr. Martens sont pensées comme des chaussures solides, pratiques, faites pour travailler, marcher longtemps, résister au quotidien. Leur silhouette robuste séduit d’abord celles et ceux qui cherchent une chaussure fiable plus qu’un accessoire tendance. Mais c’est justement cette simplicité qui va faire leur force.

Alexis Loizon

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À l’aube de son premier seul-en-scène, Alexis Loizon ouvre une nouvelle page de sa carrière. Connu du grand public pour ses rôles dans les comédies musicales et à la télévision, l’artiste français dévoile aujourd’hui un projet beaucoup plus personnel : Mon Skyblog, un spectacle entre nostalgie, humour et souvenirs de toute une génération.

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Dans un marché du stockage portable en constante évolution, Toshiba Electronics Europe frappe fort en ce printemps 2026. Le célèbre disque dur portable Canvio Flex 2,5 pouces s'offre une nouvelle teinte bleu métallisé, venant rejoindre la couleur argentée d'origine pour former une gamme au look résolument moderne. Une évolution esthétique qui traduit aussi une volonté de séduire un public plus large et plus jeune.

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Hier soir, aux Gémeaux Parisiens, dans le cadre du Festival SenS, j’ai vu « Rosy et moi, 274 jours », écrit et interprété par Élodie Menant, et je suis ressorti avec cette sensation d’avoir assisté à un spectacle, à une traversée intime, drôle, remuante, lumineuse, qui commence avec Valentine, 21 ans, et cette jeunesse qui croit encore que le monde est un terrain immense à conquérir, jusqu’au moment où le corps, brutalement, impose sa propre vérité. Face à la maladie, face à la peur, face à ce vertige qui pourrait tout figer, elle choisit le mouvement. Elle part. 274 jours

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