INTERVIEW BOB SINCLAR

I/ VIE DE PAPA

Le succès & les enfants

J’ai deux enfants merveilleux, qui sont toute vie.

Entre 2005 et 2009, c’est l’époque de mes gros tubes, mon fils a 4 ans, ma fille vient de naitre, c’est difficile de concilier vie de papa et vie pro, mais j’ai vite compris que la qualité du temps est plus importante que la quantité, surtout quand tu n’as pas le choix.

J’emmenais mon fils sur tous les clips, d’ailleurs les gens ont longtemps pensés que c’était lui dans le clip de « love génération », mais c’était un petit acteur canadien.

Las Vegas & Los Angeles

En 2012, je signe une résidence dans un club à Las Vegas et j’embarque ma famille avec moi. Au bout d’un an je me rend compte que la mentalité ne me convient plus, c’est pas mon délire musical ( c’est des mangeurs de burger et des fan de rodéo, c’est des cowboy ahah )

On décide ensuite de partir vivre à Los Angeles, on y passe 6 ans. Toute l’adolescence de mes enfants se fait là-bas, ils découvrent une autre culture, deviennent bilingue et sont à l’école française. Ils découvrent l’art, la musique, la photographie avec la belle lumière de LA.

Retour à Paris

En 2018, on rentre à Paris.

On avait fait le tour de Los Angeles, là-bas il y une espèce de « non vibes », c’est immense, tu croises jamais personne, tu prends la voiture en permanence, il n’y a pas les petits cafés parisien qu’on connaît qui sont si conviviaux. Tout ça nous manque, donc on décide de rentrer.

Mon fils a 17 ans il passe son bac, ma fille à 14 ans, c’est dure pour eux de quitter le soleil de LA, les copains et en plus on se sépare avec leur maman après 25 ans de vie commune.  Donc c’est pas la meilleur année de leur vie, je ne te le cache pas.

Ca a été très difficile pour moi de partir de la maison… quitter ses enfants c’est ce qu’il y a de plus dure. Et je pense qu’en tant que père on est pas prêt.

Les enfants sont là au milieu de tout ça, et moi je m’accroche pour garder mon rôle de papa, je me rapproche d’eux, on en parle, ça a pas été facile pour eux comme dans beaucoup de famille.

Je prends conscience à ce moment-là que ma fille a vraiment besoin de moi. Je prends soin d’elle, je l’ai une semaine sur deux, c’est une ado de 14 ans qui n’a pas été très proche de son père jusque-là. On parle beaucoup, on instaure un vrai climat de confiance, notre relation père/fille se construit pendant ces 3 dernières années.

D’ailleurs, je voudrais passer un message aux papas séparés/divorcés : ne lâchez rien pour conserver l’amour de vos enfants. C’est si facile de tourner le dos à sa famille après une séparation, mais s’accrocher et réapprivoiser ses enfants c’est si fort et tellement de bonheur.

Aujourd’hui

Mes enfants savent qu’ils peuvent compter sur moi pour tout. On a une belle complicité tous les trois. Je suis un vrai papa poule, pour te dire, j’ai même hâte d’être papi.

Paloma et Raphael sont super fusionnels, lui est très protecteur avec sa petite sœur, elle voit son frère comme son héros.

Aujourd’hui, Raphael à 21 ans, il a pris son envol, il a monté un projet de recycling de vêtements, et a créé sa marque « About dreams ». Paloma a 17ans, elle passe son bac et est devenu très proche de son papa pour mon plus grand bonheur.

Plus je suis avec eux, plus je suis heureux !

II/ VIE PROFESSIONELLE

Première scène

J’avais 18 ans, j’achetais énormément de vinyle et je me faisait des mix dans ma chambre sur des casettes pour recréer les mix qu’il y avait à l’époque dans les clubs. Mes potes me demandaient de faire des soirées à thèmes avec mes propres mix. Du coup j’ai louer le studio A juste à côté de chez Régine. Et c’est là que cette envie de jouer et de mixer devant un publique et surtout de les faire danser à commencer. C’était en 1990 ! J’ai commencé à jouer au PALACE, au BAINS DOUCHE, au VOGUE Café, et je gagnais 50€ par soirée !

Meilleur souvenir au cours de ta carrière

Quand j’ai joué, la 1er fois mon titre Love Génération à Miami en 2005 pendant la Winter Music Conférence en pleine après-midi autour d’une piscine et que les gens sont en trance à l’écoutant et que tout le monde vient te voir en te disant mais c’est de la folie ce titre !!! C’est là que tout à commencer, je suis passé de producteur à DJ Star ! J’ai été réclamer dans le monde entier…

Les titres incontournables que tes fans attendent 

J’en ai 3 que je suis obligé de jouer dès que je suis sur une date.

Rock this party, Love Generation et World Old On. Les gens sont nostalgique de cette période et les veulent à chaque fois ! C’est limite dès que j’arrive derrière les platines, les gens me demande de les jouer direct, je leurs dis avec sourire « laisser moi arriver, mdr »

Instagram par @Bob Sinclar ?

C’est moi gère mon compte Instagram parce que mes fans veulent du perso. Tu vois quand je post un morceau cela amène beaucoup moins d’attention que si je post une photo de moi ou même de mes enfants ! Je reçois en moyenne une centaine de messages d’amour par jour. J’ai essayé TIK TOK, mais je me suis vite rendu compte que c’était pas pour moi.

Je ne fais pas de placement de produit sur les réseaux sociaux, car je ne me considère pas comme influenceur. Mais si Yves Saint Laurent m’appelle pour remplacer Lenny Kravitz je le ferai avec plaisir « sourire »

Je fais beaucoup de pub en Italie pour des belles marques. Les Italiens m’adore et ça fait super plaisir

Il me compare à Francesco Totti je suis flatté !

La production avec Crush Magazine 

L’endroit était dingue, belle organisation, je suis très content du résultat, c’est très beau !

Toute les conditions étaient réunis pour que ça se passe bien. J’espère que vous avez apprécié autant que moi !

L’homme le plus heureux du monde 

Le jour où j’ai compris que j’allais pouvoir vivre de ma passion, cela a été une délivrance pour moi ! C’est ça… le luxe ultime. Mes enfants sont en bonne santé, je le suis aussi. Je suis un homme heureux !

Projets 

J’adorerai refaire un album entier, mais ce serait un peu hors sujet au vu de la consommation musicale actuelle. J’essaie de sortir 2 singles par an. Le prochain sortira en mars 2022 !

Exclu 

Je suis en studio en ce moment avec une chanteuse Italienne d’origine Marocaine qui se nomme NYV, qui veut chanter en Français. Je sens une fêlure dans sa personnalité et sa voix qui me bouleverse. J’ai envie de la produire… Mais tout le processus ne va pas être facile.

Anecdote 

En 2009 à Londres Je gagne un World Music Awards pour la chanson « World Old On ». Quand j’arrive devant ma loge je me rend compte que la loge d’à côté est celle de Michael Jackson ! Nous nous sommes croisé dans les couloirs, il avait 15 gardes du corps. Lui ne m’a pas vu, mais moi j’étais comme un fou !

Mot de la fin

C’était super !

III/ FAST & FURIOUS

Thé ou café ?  Thé

Mer ou montagne ?  Montagne

Netflix ou MyCanal ? Netflix

Nabilla ou Caroline Receveur ? Caroline Receveur

Adèle ou Lady gaga ? Lady gaga

Miami ou St Tropez ? St Trop

Foot ou Tennis ? Tennis

Lève tôt ou lève tard ? Lève tôt

Fast food ou gastro ? Fast food

Havaianas ou Birkenstock ? Havaianas

Trottinette ou Vélo électrique ? Trottinette

Parc Astérix ou Disneyland ? Playboy Mansion (explosion de rire)

Tatouage ou piercing ? ni l’un ni l’autre

“Kiss my eyes” ou “Rock This Party” ? Kiss my eyes

Interview Barbara Schulz

Interview Barbara Schulz

Barbara Schulz a construit un parcours rare, fait de fidélité au théâtre, de justesse dans le jeu et d’audace dans ses choix artistiques. Deux fois couronnée aux Molières, elle s’est imposée comme l’une des comédiennes les plus sensibles de sa génération, capable de passer avec une élégance singulière de la comédie à l’émotion la plus profonde. Chaque rôle qu’elle touche porte l’empreinte de son intensité et de sa sincérité.

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

Tailor Trucks 

Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

Interview de Laurent Bentata

Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

Interview Léa Lopez

Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

Le Banville (réseau Émeraude)

Le Banville (réseau Émeraude)

Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

« L’école de danse » à la Comédie-Française

Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.