HELENE MANNARINO

CRUSH MAGAZINE : Bonjour Hélène,
Tu as un parcours impressionnant et une carrière riche et variée. Avec tant d’accomplissements, par où tout cela a commencé ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans ce métier et comment as-tu fait tes premiers pas dans cet univers si particulier des médias ?

HÉLÈNE MANNARINO : Le monde des médias est un terrain de jeu absolument incroyable, qui permet de faire des choses extrêmement variées et assez rapidement. J’en suis très heureuse ! Finalement, tout a commencé assez jeune, parce que j’ai toujours voulu être journaliste ; j’ai toujours été passionnée par le monde des médias.

Il y avait un rituel à la maison : mon père lisait La Voix du Nord, et avec mes frères et sœurs, nous regardions toutes les émissions de Marc-Olivier Fogiel ainsi que le 20h en famille. Avec mes amis d’enfance, nous allions au festival de cinéma de Valenciennes et regardions les journalistes interviewer les acteurs présents. Cela nous donnait envie, à notre tour, de faire de fausses interviews.

Dans la voiture de mon père, la radio était toujours branchée sur RTL. J’écoutais tous ces journalistes pendant le trajet vers le collège ou le lycée. Finalement, j’ai toujours baigné là-dedans, bien que personne dans ma famille ne travaillait dans cet univers. J’ai toujours été très curieuse de tout, et voir ce monde évoluer de jour en jour m’a beaucoup inspirée.

Pour revenir à la télévision, j’admirais les grands journalistes et leurs interviews, tout en étant fascinée par les animateurs télé et leurs jeux, comme La Fureur ou Le Bigdil. Mais je revenais toujours à l’information. Le journalisme m’a toujours bercée.

J’ai fait mes premiers pas en tant que stagiaire de 3e à La Voix du Nord, puis au canal local de ma ville. Ensuite, sur NRJ Valenciennes, où je partais avec mon petit micro interviewer les protagonistes qui faisaient l’actualité de Valenciennes (dont le VFC, qui était à l’époque en Ligue 1).

CRUSH MAGAZINE : Au fil des années, tu as animé et présenté de nombreuses émissions, toutes différentes les unes des autres. Parmi toutes ces expériences, y a-t-il une émission en particulier dans laquelle tu t’es sentie le plus « toi-même », où tu as eu l’impression de pleinement t’exprimer et de refléter ta personnalité à l’écran ?

HÉLÈNE MANNARINO : Toutes les émissions que j’ai présentées me ressemblent, parce que je les aborde en y ajoutant ma patte, mon naturel et ma personnalité. Que ce soit des interviews culturelles (sur LCI ou Europe 1), Les Grands Quiz (TF1), le JT ou la matinale sur LCI, à chaque fois, je donne de moi-même.

Il y a aussi l’émission Un week-end avec Jenifer, un exercice particulier qui implique de tourner sur plusieurs jours, avec un réel échange entre l’artiste et moi. Cette émission reflète bien ma personnalité, et je m’y suis vraiment sentie moi-même.

À ce jour, Le Portrait Inattendu (sur Europe 1) est le format dans lequel j’étais totalement investie, à 1000 %. Je m’entretenais avec les proches de l’invité pour réussir à livrer le meilleur portrait possible. Je sélectionnais les informations et faisais des choix en y mettant ma sensibilité et ma touche personnelle.

CRUSH MAGAZINE : Le métier d’animatrice semble très varié et exigeant. Quels sont, à tes yeux, les défis les plus complexes de cette profession ? Est-ce l’adaptation à différents formats et contextes ? La gestion des invités, parfois imprévisibles ? Ou bien la maîtrise des aspects techniques derrière chaque émission ?

HÉLÈNE MANNARINO : Tous les métiers sont variés et exigeants, donc je me donne à fond. Aucune journée ne se ressemble ! Le défi principal, c’est de rester soi-même et fidèle à ce que l’on est.

Selon l’émission, il y a beaucoup de paramètres à intégrer et maîtriser. Par exemple, pour Le Grand Quiz, il faut connaître parfaitement les règles du jeu, intégrer le public, interagir avec les invités qui jouent en équipe… C’est une mécanique complexe qui demande une concentration absolue pour assurer une fluidité parfaite.

Sur des formats plus longs, comme Un week-end avec ou Rétroscopie, l’enjeu est de connaître par cœur la vie de l’artiste. Je lis tout ce qui a été dit sur eux, enquête parfois auprès de leurs proches, et cherche à les emmener sur des terrains inexplorés tout en respectant leur intimité.

Enfin, pour une émission comme Gladiators, c’est un tout autre défi : faire le show, ce qui est nouveau pour moi. Passer de l’information à un divertissement de ce genre peut être vertigineux, mais c’est cette diversité qui me stimule.

CRUSH MAGAZINE : Quand on te regarde à l’écran, on ne peut s’empêcher de remarquer ton enthousiasme débordant et ta vitalité communicative. D’où puises-tu toute cette énergie ? Est-ce une question de passion pure, ou as-tu des rituels ou des méthodes pour rester toujours aussi dynamique ?

HÉLÈNE MANNARINO : Je suis reconnaissante d’exercer ce métier que j’aime profondément, et ça aide beaucoup à être enthousiaste et pleine d’énergie. Je suis heureuse, et je m’amuse !

Côté rituel, c’est le contact humain qui me nourrit. Les équipes présentes, mes parents et amis proches m’accompagnent sur les gros tournages, et ça me donne une énergie incroyable. J’ai besoin de rire, chanter, danser et de bien préparer mes émissions en amont. Ah, et je mange aussi du gingembre et du chocolat (rire).

CRUSH MAGAZINE : En parlant d’avenir, quels sont les projets qui t’animent actuellement ou ceux qui te tiennent particulièrement à cœur pour le futur ?

HÉLÈNE MANNARINO : Tout ce que je fais me tient à cœur : C Canteloup, Gladiators, les documentaires que je présente sur TFX… J’ai aussi des envies de documentaires, notamment sur la protection de l’enfance.

La radio me manque, et j’aimerais beaucoup refaire mon Portrait Inattendu d’Europe 1. J’adorerais animer une émission de témoignages ou un talk-show mêlant enquêtes et invités.

CRUSH MAGAZINE : Aurais-tu une petite anecdote des coulisses à nous partager, ou un souvenir marquant de ta carrière ?

HÉLÈNE MANNARINO : C’est difficile de choisir ! Mais j’ai adoré partir sur le terrain pour LCI. Pendant le confinement et le déconfinement, j’ai vécu des expériences uniques avec mon binôme Marine. J’ai aussi couvert le départ de Thomas Pesquet dans l’espace et le jubilé de la Reine à Londres. Être sur le terrain, c’est incroyable.

Côté interviews, certaines m’ont marquée, comme celles avec Sting, Juliette Binoche, Jean Dujardin ou Marc-Olivier Fogiel, qui m’a inspirée à faire ce métier.

Sur une note plus légère, j’ai vécu des fous rires incontrôlables, notamment sur Le Grand Quiz, où j’ai écorché le nom d’une personne du public. C’est parti en fou rire général, et je n’arrivais plus à m’arrêter !

CRUSH MAGAZINE : Un grand merci et à bientôt !
HÉLÈNE MANNARINO : Merci beaucoup !

Interview Barbara Schulz

Interview Barbara Schulz

Barbara Schulz a construit un parcours rare, fait de fidélité au théâtre, de justesse dans le jeu et d’audace dans ses choix artistiques. Deux fois couronnée aux Molières, elle s’est imposée comme l’une des comédiennes les plus sensibles de sa génération, capable de passer avec une élégance singulière de la comédie à l’émotion la plus profonde. Chaque rôle qu’elle touche porte l’empreinte de son intensité et de sa sincérité.

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

Tailor Trucks 

Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

Interview de Laurent Bentata

Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

Interview Léa Lopez

Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

Le Banville (réseau Émeraude)

Le Banville (réseau Émeraude)

Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

« L’école de danse » à la Comédie-Française

Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.