BEST OF THOMAS VOLLAIRE

Nous collaborons avec Thomas Vollaire depuis deux ans et avons réalisé ensemble trois shootings avec les actrices Julie de Bona et Camille Chamoux, mais aussi Hélène Mannarino, l’animatrice télé de TF1, pour cette nouvelle édition. Nous souhaitons mettre en avant ce photographe exceptionnel en réalisant une édition spéciale « Thomas Vollaire », incluant un best of de ses plus beaux clichés et une interview pour mieux le connaître.


CRUSH MAGAZINE : Bonjour Thomas, merci d’avoir accepté de participer à cette édition spéciale. À quel âge as-tu ressenti l’envie de capturer des moments de vie avec un appareil photo ?


THOMAS VOLLAIRE : Très tôt. Dès l’enfance, j’étais captivé par les dessins animés, notamment Bip Bip et le Coyote. Ces histoires foisonnaient d’idées, et l’envie d’imaginer mes propres scènes me titillait déjà. J’ai eu mon premier appareil photo à 12 ans, et je photographiais mes amis dans les rues de Pau, entre les voies ferrées et les vieilles locomotives, en jouant avec les contrastes grâce à des bouchons en liège. C’était le début d’une longue histoire d’amour avec l’image.


CRUSH MAGAZINE : Quel a été ton parcours professionnel ?


THOMAS VOLLAIRE : J’étais un cancre à l’école, mais un gentil cancre ! J’ai quitté le circuit scolaire en 3e et suivi une formation hors concours à l’école Louis Lumière. J’en suis ressorti avec un niveau Bac+3 sans avoir passé le bac. Ensuite, j’ai pris un billet pour New York, où j’ai assisté de nombreux photographes.


CRUSH MAGAZINE : La vidéo t’a-t-elle attiré à un moment donné ?


THOMAS VOLLAIRE : Oui, je réalise des clips et des publicités. Récemment, j’ai fait une pub pour la marque de VTT haut de gamme Gitanes. J’ai proposé un western où les chevaux étaient remplacés par des vélos, jusqu’à l’arrivée du shérif et de l’Indien. L’idée était de présenter le vélo de manière ludique à travers des paysages extraordinaires.


CRUSH MAGAZINE : Quelle est la signature Vollaire ?


THOMAS VOLLAIRE : Raconter des histoires à travers l’image, se mettre à la place du spectateur pour lui donner envie et le faire rêver.


CRUSH MAGAZINE : Tu as un catalogue impressionnant de célébrités. Peux-tu nous dire avec laquelle tu as eu le plus grand feeling ?


THOMAS VOLLAIRE : J’adore travailler avec les Anglo-Saxons : ils sont efficaces et très professionnels. Mais il y a aussi de nombreuses exceptions en France, comme Isabelle Adjani, Daniel Auteuil ou Cécile de France.


CRUSH MAGAZINE : Tu es le photographe préféré de l’actrice Julie de Bona. Qu’est-ce qui fait que votre collaboration fonctionne si bien ?


THOMAS VOLLAIRE : Julie est extraordinaire. Elle a ce petit truc en plus : un regard puissant, des yeux qui brillent comme des étoiles et une capacité à transformer ses émotions en quelques minutes. Je crois qu’elle est aussi exigeante que moi.


CRUSH MAGAZINE : Selon toi, quelles sont les qualités essentielles d’un bon photographe ?


THOMAS VOLLAIRE : Se laisser guider par son imagination, avoir une énorme confiance en soi et prendre le temps de regarder la lumière.


CRUSH MAGAZINE : Peux-tu nous présenter ton matériel photo ?


THOMAS VOLLAIRE : Je travaille essentiellement avec des focales fixes (35 mm, 50 mm, 75 mm, etc.). Cela me permet de cadrer mon image avant même de regarder dans l’appareil. Je privilégie le Leica pour la précision de son point, la qualité de ses optiques quelles que soient les conditions, et surtout pour le rendu exceptionnel des couleurs.


CRUSH MAGAZINE : Qu’est-ce qu’une bonne photo de couverture pour toi ?


THOMAS VOLLAIRE : Une photo qui retient l’attention du lecteur quelques secondes de plus qu’une autre. À une époque où l’image est omniprésente, il faut être créatif et avoir une âme de directeur artistique pour trouver l’idée qui fera la différence.


CRUSH MAGAZINE : Peux-tu nous raconter l’histoire du shooting avec Penélope Cruz qui fait notre couverture ?


THOMAS VOLLAIRE : Je me trouvais à Venise, devant la chambre de Penélope Cruz, qui n’était pas prête. J’avais rendez-vous à 17h, mais à 17h45, on m’annonce qu’elle risque de ne pas avoir le temps. Finalement, elle arrive à 17h55, doit partir à 18h pour la projection de son film. Elle me voit, me dit “Hello”. Je lui demande de se placer contre un mur face à une fenêtre. Je prends deux photos en quatre secondes, et c’est tout. Une rencontre fulgurante, mais magique.


CRUSH MAGAZINE : À quoi ressemble une semaine dans la peau de Thomas Vollaire ?


THOMAS VOLLAIRE : Beaucoup de voyages, visionner des extraits de films pour décrypter la lumière et le cadrage, passer du temps avec les attachés de presse et proposer des shootings adaptés aux saisons. Et, surtout, me remettre en question pour innover à chaque projet.


CRUSH MAGAZINE : As-tu un rêve ?


THOMAS VOLLAIRE : M’installer à Los Angeles pour devenir directeur de la photographie.


CRUSH MAGAZINE : Quel conseil donnerais-tu à un jeune photographe ?


THOMAS VOLLAIRE : Ne va pas voir d’expositions de photos. Regarde des films comme Casino, Indiana Jones, ou Il était une fois dans l’Ouest. Le cinéma est plus complexe que la photo, et c’est grâce à lui que j’ai trouvé mon style.


CRUSH MAGAZINE : Est-ce que les réseaux sociaux sont primordiaux aujourd’hui ?
THOMAS VOLLAIRE : Oui, malheureusement. Avant, je parcourais Paris avec mon book pour rencontrer les gens en face à face. Aujourd’hui, tout passe par les réseaux sociaux, ce qui est dommage pour un métier artistique où l’échange humain est essentiel.


CRUSH MAGAZINE : Quelle personnalité que tu n’as pas encore photographiée aimerais-tu capturer ?


THOMAS VOLLAIRE : Si je pouvais remonter le temps : Marilyn Monroe, Ayrton Senna, Edith Piaf ou Claude Monet. Sinon, aujourd’hui : Harrison Ford, Alain Chabat, ou Thomas Pesquet.


CRUSH MAGAZINE : Où peut-on te retrouver et te contacter ?


THOMAS VOLLAIRE : Sur mon site thomasvollaire.com ou mon Instagram @thomasvollaire.


CRUSH MAGAZINE : Un dernier mot pour nos lectrices et lecteurs ?


THOMAS VOLLAIRE : Soyez curieux, prenez le temps de lever les yeux de vos écrans, et surtout, parlez anglais !


CRUSH MAGAZINE : Merci Thomas pour ce moment !


THOMAS VOLLAIRE : Merci à vous, c’est toujours un plaisir.

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.