Mariana Martin – Marma Hats

L’élégance au service de la liberté

Certaines personnes créent des accessoires. Mariana Martin, elle, crée des pièces qui racontent une histoire. Fondatrice de Marma Hats, cette passionnée de mode installée à Ibiza imagine des chapeaux à forte personnalité, où se rencontrent élégance, artisanat et liberté d’expression.

Petite-fille d’une couturière travaillant pour le prestigieux Ballet Mariinsky de Saint-Pétersbourg, Mariana grandit dans un univers où le savoir-faire et le sens du détail occupent une place essentielle. Au fil des années, sa passion pour la mode et les accessoires se transforme en véritable vocation. Aujourd’hui, ses créations voyagent bien au-delà d’Ibiza et séduisent une clientèle internationale en quête d’authenticité et de caractère.

Pour Crush Magazine, elle revient sur son parcours, son inspiration et l’esprit qui anime Marma Hats.

Crush Magazine : Comment est née votre histoire avec les chapeaux et à quel moment avez-vous compris que vous vouliez en faire votre métier ?

Mariana Martin : Mon histoire avec les chapeaux a commencé bien avant d’en faire une profession. Ma grand-mère était couturière pour les danseuses du Ballet Mariinsky de Saint-Pétersbourg. J’ai grandi entourée de tissus, de costumes et de création. Plus tard, en fréquentant de nombreux Fashion Weeks, j’ai découvert le pouvoir des accessoires dans la construction d’une identité. J’ai toujours été fascinée par la façon dont un chapeau peut transformer une allure et révéler une personnalité. Avec le temps, j’ai commencé à créer mes propres modèles et j’ai compris que je voulais en faire mon métier et bâtir une marque qui me ressemble.

Crush Magazine : Ibiza est une île très inspirante. En quoi influence-t-elle votre univers créatif et vos collections ?

Mariana Martin : Ibiza a été un véritable coup de cœur. Dès ma première visite, j’ai ressenti une connexion particulière avec l’île. Son énergie unique, où se mêlent liberté, nature, créativité et sophistication, nourrit chacune de mes créations. Ses paysages, sa lumière et la diversité des personnes qui la fréquentent influencent profondément l’univers de Marma Hats.

Crush Magazine : Que cherchez-vous à exprimer ou à raconter à travers vos créations ?

Mariana Martin : Je souhaite que chaque chapeau transmette confiance et authenticité. Mes créations ne sont pas de simples accessoires ; elles permettent à chacun d’exprimer une partie de sa personnalité. Un chapeau peut révéler une attitude, une énergie, une façon d’être au monde.

Crush Magazine : Quelle est la création dont vous êtes la plus fière et pourquoi ?

Mariana Martin : Plus qu’une pièce en particulier, je suis fière de voir mes créations portées dans différentes régions du monde. Apercevoir un chapeau Marma Hats à Ibiza, Miami, Dubaï ou Tulum me confirme que l’esprit de la marque dépasse les frontières, les cultures et les styles de vie.

Crush Magazine : Si vous deviez imaginer un chapeau qui symbolise Ibiza, à quoi ressemblerait-il ?

Mariana Martin : Ce serait un chapeau élégant mais libre, sophistiqué sans effort. Il serait inspiré des couleurs de la terre, de la mer et des couchers de soleil de l’île. J’y intégrerais également une référence à la musique, si essentielle à l’identité d’Ibiza. Une pièce capable de refléter à la fois sa beauté naturelle, sa créativité et son esprit libre.

Mariana Martin

Elegance in the Service of Freedom

Some people create accessories. Mariana Martin creates pieces that tell a story. Founder of Marma Hats, this Ibiza-based designer creates hats with strong character, where elegance, craftsmanship and freedom of expression come together.

The granddaughter of a seamstress who worked for the prestigious Mariinsky Ballet in Saint Petersburg, Mariana grew up surrounded by fabrics, costumes and creativity. Over the years, her passion for fashion and accessories evolved into a true calling. Today, her creations travel far beyond Ibiza, appealing to an international clientele seeking authenticity, individuality and timeless style.

For Crush Magazine, she reflects on her journey, her inspirations and the spirit behind Marma Hats.

Crush Magazine: How did your story with hats begin, and when did you realize you wanted to turn this passion into a profession?

Mariana Martin: My story with hats began long before I made them my profession. My grandmother was a seamstress for the dancers of the Mariinsky Ballet in Saint Petersburg. I grew up surrounded by fabrics, costumes and creativity. Later, while attending numerous Fashion Weeks, I discovered the power of accessories in shaping identity. I have always been fascinated by the way a hat can transform a look and reveal a personality. Over time, I started creating my own designs and realized that I wanted to turn this passion into my career and build a brand that truly reflected who I am.

Crush Magazine: Ibiza is an incredibly inspiring island. How does it influence your creative universe and your collections?

Mariana Martin: Ibiza was love at first sight. From my very first visit, I felt a special connection with the island. Its unique energy, where freedom, nature, creativity and sophistication coexist, inspires every creation I make. Its landscapes, light and the diversity of people who visit and live here have deeply shaped the world of Marma Hats.

Crush Magazine: What do you hope to express through your creations?

Mariana Martin: I want each hat to convey confidence and authenticity. My creations are more than simple accessories; they allow people to express a part of who they are. A hat can reveal an attitude, an energy and a unique way of moving through the world.

Crush Magazine: Which creation are you most proud of, and why?

Mariana Martin: More than a specific piece, I am proud to see my creations worn in different parts of the world. Seeing a Marma Hat in Ibiza, Miami, Dubai or Tulum confirms that the spirit of the brand transcends borders, cultures and lifestyles.

Crush Magazine: If you had to imagine a hat that symbolizes Ibiza, what would it look like?

Mariana Martin: It would be elegant yet free, sophisticated without trying too hard. It would be inspired by the colors of the earth, the sea and Ibiza’s breathtaking sunsets. I would also include a connection to music, which is such an essential part of the island’s identity. A piece capable of reflecting Ibiza’s unique blend of natural beauty, creativity and free spirit.

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Bonjour ! Qu’est-ce qui t’a donné envie de porter ce texte sur scène ? Et, en le travaillant, as-tu découvert des choses que tu n’avais pas perçues à la première lecture ?

Laurence Gray : Je suis une grande lectrice, mais je trouve parfois la lecture d’une pièce un peu aride. Le théâtre est fait pour être joué, pour être vu. Or, là, c’est l’une des rares fois où, dès la lecture, j’étais totalement avec le personnage. J’étais transportée, je passais du rire aux larmes. Je l’ai lu d’une traite et j’ai eu un immense coup de cœur.

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.