VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

Ce qui me frappe d’abord, c’est la manière dont la galerie leur laisse ce dont elles ont le plus besoin : de la respiration, du recul et du temps. Rien ne vient interrompre ma rencontre avec la matière. Je peux contourner les figures, m’attarder sur un visage, découvrir une chevelure autrement selon le point de vue, comprendre qu’une posture que je croyais immobile contenait encore un mouvement. C’est un instant magique. Peu à peu, la sculpture cesse d’être un objet placé devant moi : elle devient presque une rencontre.

Dans ce lieu chargé d’histoire, les bronzes de Valérie Hadida entrent naturellement, à mes yeux, en résonance avec la permanence de la place des Vosges. À la rigueur de l’architecture répond la liberté organique des corps. À la stabilité de la pierre, le frémissement de la matière. La galerie ne se contente pas de présenter les œuvres : elle les accompagne, les révèle et leur permet de déployer leur mystère sans jamais le dissiper.

Mais avant de devenir cette figure incontournable, entourée de femmes dont elle est à la fois la créatrice, la confidente et peut-être l’âme secrète, Valérie Hadida a suivi un chemin où le dessin, le mouvement et la sculpture n’ont jamais cessé de se répondre.

Née en 1965 dans le Val-de-Marne, elle se forme aux arts plastiques et approfondit durant plusieurs années son travail de la matière dans l’atelier de Marielle Polska. Son parcours passe également par le cinéma d’animation, où elle exerce comme dessinatrice et character designer. Cette expérience lui apprend à donner naissance à des personnages, à saisir une attitude, à suggérer une émotion par l’inclinaison d’un visage, la tension d’un corps ou l’élan presque imperceptible d’un geste.

Cette expérience du mouvement, je la retrouve aujourd’hui dans ses sculptures. Même immobiles, ses figures me semblent saisies entre deux instants. Croyez-moi. Elles viennent peut-être de tourner la tête, de replier leurs jambes, de fermer les yeux ou d’interrompre une pensée. Quelque chose en elles conserve la trace de ce qui vient de se produire et la promesse de ce qui pourrait advenir. Le bronze retient cet instant sans le refermer.

Récompensée en 1991 par le prix de la Fondation Paul Ricard, puis exposée au fil des années en France et au-delà, Valérie Hadida construit patiemment un langage qui n’appartient qu’à elle. Rien, dans son parcours, ne me semble relever de l’apparition soudaine ni de la réussite accidentelle. Son univers s’est formé lentement, par fidélités successives, par observations, par gestes recommencés jusqu’à devenir une écriture. Il a fallu du temps pour que ces visages apparaissent, pour que ces chevelures se déploient, pour que cette couleur devienne à elle seule une signature.

Mais comprendre Valérie Hadida suppose de regarder au-delà de l’artiste reconnue, au-delà de la maîtrise technique, des expositions et des œuvres désormais immédiatement identifiables. Il y a chez elle une douceur qui n’a rien de fragile, une gentillesse qui ne cherche jamais à se montrer et une bienveillance que je devine dans sa façon d’écouter, d’observer, de laisser à l’autre sa place sans jamais chercher à l’envahir.

Cette douceur ne m’apparaît jamais comme une posture. Elle semble appartenir profondément à sa manière d’être au monde. Je la retrouve dans son regard, dans sa manière d’accueillir, dans cette attention discrète qu’elle porte aux êtres, à leurs hésitations, à tout ce qu’ils ne savent pas toujours exprimer. 

Sa gentillesse jaillit aussi dans son œuvre : et elle me touche parce qu’elle ne gomme ni les blessures ni les contradictions. Elle les reçoit avec délicatesse. Elle sait que certaines failles ne demandent pas toujours à être réparées, mais parfois simplement reconnues, respectées, préservées de la brutalité du monde.

C’est sans doute pour cela que ses sculptures sont d’une telle justesse. Je ne les regarde pas seulement comme le fruit d’un savoir-faire ou d’une vision esthétique. Elles prolongent une manière d’être. J’y retrouve quelque chose de cette douceur, de cette patience, de cette façon de considérer chaque être comme un monde qui mérite d’être approché sans violence.

J’ai rencontré cette artiste exceptionnelle. Et c’est peut-être à ce moment-là que j’ai compris que sa bienveillance ne consistait pas à embellir artificiellement ce qu’elle regarde. Elle consiste à laisser apparaître la beauté là où elle se cache habituellement : dans une posture repliée, dans une fatigue, dans une solitude, dans un visage qui ne sourit pas, dans une femme qui ne cherche ni à séduire ni à se défendre. Elle n’impose pas la lumière. Elle attend qu’elle se révèle.

Peut-être est-ce cela qui rend sa manière d’être si singulière à mes yeux. Elle appartient à ces personnes qui apaisent sans le décider, simplement parce qu’elles ne jugent pas trop vite, parce qu’elles savent laisser les hésitations se prolonger, parce qu’elles comprennent que la délicatesse n’est pas une faiblesse, mais une forme très haute d’attention.

Lorsque je regarde les femmes qui l’entourent dans son œuvre, je ne vois donc pas de simples figures sculptées. Elles semblent être nées de cette écoute, de cette empathie, de cette capacité à accueillir les failles sans jamais les diminuer. Certaines sont rêveuses, d’autres inquiètes, d’autres encore seules, mais jamais abandonnées. J’ai toujours cette impression étrange et douce que le regard de l’artiste veille sur elles.

Je reviens souvent à la place des Vosges pour contempler ses sculptures. Et chaque fois, je constate que Valérie Hadida ne les enferme dans aucun rôle. Elle ne leur demande pas d’être fortes, belles, heureuses ou héroïques. Je les regarde simplement être, dans toute leur complexité, avec leurs replis, leurs élans, leurs blessures et leurs rêves. Cette liberté qu’elle leur offre me paraît être peut-être la forme la plus profonde de sa bienveillance.

Ainsi se construit autour d’elle tout un peuple de femmes discrètes, singulières, qui portent une part de son regard. Elles ont grandi avec elle, traversé les âges et les matières, changé de posture sans jamais quitter le même territoire intérieur. Valérie Hadida se tient parmi elles sans jamais s’y représenter tout à fait. Pourtant, dans chacune, je retrouve quelque chose de sa douceur, de sa réserve, de son attention aux autres et de sa manière d’habiter le monde.

Elle les modèle, mais elles la racontent. Elle leur donne un corps, mais elles me révèlent quelque chose de son âme.

Sous ses doigts, la terre n’est plus pour moi une masse qu’il faudrait dompter : elle devient une peau encore incertaine, un visage qui hésite entre l’apparition et le songe.

Son univers vert de gris est pour moi une ode à la femme. Dans cette couleur se rencontrent la chaleur originelle de l’argile, la permanence du métal, la trace du temps et, au centre, la femme, non comme un sujet figé, mais comme une énigme toujours recommencée. Cette teinte me semble située quelque part entre la mousse, le ciel avant l’orage et le souvenir des statues que les saisons ont lentement adoptées. Elle dépose sur les corps une mémoire plus qu’une usure et donne au bronze l’étrange apparence d’avoir vécu avant même de naître, comme si ces femmes me parvenaient d’un temps ancien tout en conservant des gestes, des attitudes et des émotions profondément contemporains.

Lorsque je regarde ses figures, je n’ai pas le sentiment qu’elles cherchent à conquérir ce qui les entoure. Elles l’habitent avec cette discrétion souveraine que possèdent les êtres dont la vie intérieure est plus vaste que le monde extérieur. Certaines sont assises, les jambes repliées, comme si elles avaient trouvé dans leur propre corps un refuge provisoire. D’autres lèvent légèrement le visage, s’abandonnant à une clarté que je ne vois pas. D’autres encore paraissent surprises au milieu d’un élan, d’une attente ou d’un souvenir.

Venez les admirer. Elles ne posent pas à mes yeux. Elles pensent, rêvent, doutent peut-être. Elles vivent dans cette seconde suspendue où rien n’est encore décidé, où l’on peut choisir de rester, de partir, de se taire ou de renaître.

Le bronze pourrait les rendre graves, presque solennelles. Pourtant, Valérie Hadida lui retire sa pesanteur. J’en découvre les aspérités, les frémissements, les accidents minuscules. La surface reste vivante, traversée par le souvenir de la main et de la terre. Le métal ne gomme pas la délicatesse du modelage : il lui donne une durée.

C’est là que je reconnais toute la singularité de son geste. Jamais les failles ne deviennent démonstration de force. Elle les laisse simplement exister.

Ses femmes me paraissent parfois nous parvenir d’un passé indéchiffrable, alors même que leurs attitudes appartiennent au présent le plus intime. Je reconnais en elles une façon de pencher la tête, de serrer les genoux contre soi, de regarder sans véritablement voir. Un geste aperçu autrefois chez une mère, une sœur, une amie. Peut-être même un geste que j’ai moi-même accompli lorsque les mots ne suffisaient plus.

Leurs chevelures prolongent pour moi ce mystère. Elles s’élèvent, se froissent, se déploient autour des visages comme si la pensée refusait de rester enfermée. Elles m’évoquent parfois des feuillages, des fleurs ouvertes, des ailes inachevées ou de petites tempêtes immobiles. Rien n’y paraît discipliné. Tout y semble vivant, et je suis chaque fois émerveillé par cette liberté de la matière.

Le visage demeure souvent calme, mais autour de lui, je sens tout un monde intérieur proliférer.

C’est peut-être dans cette opposition que se trouve, pour moi, l’une des plus belles tensions de son œuvre : la retenue du corps et l’exubérance du rêve. La femme ne crie pas, pourtant quelque chose en elle refuse de se laisser réduire. Ce quelque chose pousse, s’enroule, s’invente une végétation. Ce que les lèvres taisent, la matière le fait fleurir.

Je ne perçois jamais chez Valérie Hadida une féminité décorative. Ses personnages ne m’apparaissent ni comme des allégories lointaines ni comme des silhouettes offertes au seul regard. Ils possèdent leur propre gravité. Et c’est précisément pour cela que j’ai tant envie de les admirer.

Ils ne me réclament rien, mais ils m’obligent à ralentir. À abandonner un instant le bruit, les images trop rapides, les certitudes que l’on exhibe pour se rassurer. Devant eux, je retrouve la valeur d’une posture, d’un visage qui ne cherche pas à séduire, d’un moment qui n’a besoin d’aucune explication.

La femme n’est plus un territoire à conquérir, mais un monde intérieur dont nul ne pourra jamais dresser la carte complète. J’y imagine des chambres secrètes, des jardins sauvages, des enfances qui ne disparaissent jamais tout à fait et des blessures que le temps recouvre sans les effacer.

Lorsque je contemple les sculptures de Valérie Hadida, elles me semblent habitées par cette mémoire invisible. Elles portent plusieurs âges à la fois. La jeune fille demeure dans la femme. L’enfant veille encore derrière le visage adulte. Le passé ne s’éloigne pas : il change de forme, se dépose dans un geste, une inclinaison de tête, une manière de se tenir face au monde.

Ainsi, je ne découvre jamais dans l’œuvre une seule histoire. J’en devine plusieurs, superposées, qui restent ouvertes à celui qui regarde.

Devant ces figures, je peux retrouver une part de moi-même : une solitude, une attente, une douceur retenue, une force que je croyais perdue. Le bronze devient un miroir étrange. Il ne me renvoie pas mon visage, mais quelque chose de ce que je cache derrière lui.

Je crois que Valérie Hadida sculpte peut-être cela avant tout : l’instant où l’être cesse de se défendre et accepte enfin de se montrer sans armure.

La femme n’est alors, à mes yeux, ni héroïne ni victime. Elle est mémoire, intériorité, souffle retenu devenu matière.

Et quelque chose, alors, finit par me parler.

Ce qui me frappe dans son talent, c’est précisément cette faculté rare de me faire oublier l’effort, la technique et les contraintes de la matière pour ne laisser subsister que l’émotion dans sa forme la plus pure. Je sais pourtant que la sculpture est un art de patience et de résistance, un dialogue obstiné entre la main qui cherche et la matière qui oppose son poids, sa densité, sa mémoire.

Je sais qu’il faut retirer sans blesser, ajouter sans alourdir, deviner dans l’informe la figure encore invisible qui attend d’être révélée. Chez Valérie Hadida, pourtant, ce savoir paraît presque instinctif. Je n’ai jamais l’impression de la voir fabriquer un corps : elle semble plutôt le délivrer, comme si chaque visage, chaque courbe, chaque mouvement existait déjà quelque part dans la terre.

Son talent, tel que je le ressens, ne tient pas seulement à la justesse d’une posture ou à la délicatesse d’un modelé, mais à ce pouvoir plus mystérieux de faire circuler une âme dans la matière. Là où le bronze pourrait m’apparaître froid, elle fait naître la tendresse. Là où le volume pourrait sembler immobile, elle suggère un frémissement, une respiration, la promesse d’un geste qui pourrait se poursuivre dès que j’aurai détourné les yeux.

C’est aussi ce que j’aime dans la sculpture : cette magie particulière qui la fait appartenir pleinement au monde réel tout en lui permettant de conserver quelque chose d’inaccessible. Je peux l’approcher, la contourner, en découvrir les reliefs, et pourtant une part d’elle-même demeure toujours hors de ma portée.

Chez Valérie Hadida, cette dimension physique s’accompagne d’une intériorité qui dépasse pour moi la seule virtuosité. Ses œuvres s’offrent à mon regard tout en préservant leur secret. Sous ses doigts, je cesse alors de voir la sculpture comme un objet. Elle devient une rencontre immobile, une parole sans voix, une manière de retenir dans le bronze ce que le temps, habituellement, emporte.

Article de Tristan Baille.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.

MAJORELLE – Ibiza

MAJORELLE – Ibiza

Nichée dans les ruelles de Dalt Vila, à quelques mètres seulement du cœur animé de la vieille ville, Majorelle se découvre comme une parenthèse paisible au milieu du tumulte d’Ibiza le soir. L’adresse se trouve dans une rue calme, presque à l’écart, et c’est...

IBIZA FOOD STUDIO

IBIZA FOOD STUDIO

Pour rejoindre Taller Sa Penya, le restaurant d’Ibiza Food Studio, il faut s’aventurer dans le dédale des petites rues pavées de Sa Penya, l’ancien quartier des pêcheurs de la Marina, voisin de Dalt Vila. On grimpe, on tourne, on cherche notre chemin et surtout… on cherche une porte. Pas de grande enseigne lumineuse, pas de voiturier, aucune mise en scène spectaculaire annonçant l’une de ces adresses dont Ibiza a le secret.

Lydie & Taloki Wellness

Lydie & Taloki Wellness

Parisienne d’origine, sicilienne dans l’âme, ibizenca depuis plus de quinze ans, elle porte en elle quelque chose de rare : cette capacité à sentir, à percevoir, à comprendre ce que le corps dit sans un mot. Allongé sur sa table, on ne passe pas simplement un bon moment. On est pris en charge, vraiment. Écouté, par des mains qui savent.

Interview Ellie Kingdon / Mamma Mia! (Londres)

Interview Ellie Kingdon / Mamma Mia! (Londres)

Tristan Baille : You had already played Sophie Sheridan on the international tour before joining the West End production. How has your understanding of the character evolved since you first stepped into the role ?

Ellie Kingdon : My interpretation of the role has definitely evolved since March 2024. I think the more life lessons you learn, the more you’re able to understand Sophie’s complex journey as the years pass. Her desperate need to discover what’s important to her is such a gorgeous and generous journey to explore as an actress, and the more I play her, the more I learn from her personally too.

Wengen, prendre de la hauteur dans les Alpes suisses

Wengen, prendre de la hauteur dans les Alpes suisses

Il faut d’abord laisser sa voiture derrière soi, puis monter dans le train, regarder la vallée s’éloigner et accepter pour quelques jours, de changer de rythme. À Wengen, c’est presque une règle du jeu. Le village est sans voitures, accroché à la montagne au-dessus de Lauterbrunnen, et cette légère coupure avec le reste du monde fait beaucoup dans son charme.