Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

Le kaïten, toujours au cœur de l’expérience

On s’installe, les assiettes défilent et chacun compose son déjeuner ou son dîner au fil des envies. Le principe qui accompagne Matsuri depuis ses débuts reste intact, mais la carte s’est largement émancipée des seuls classiques japonais. Sushi, maki, sashimi et gyoza côtoient california rolls, crispy sushi, handrolls, sashizza ou taco nori, dans un registre qui voyage volontiers de Tokyo à Los Angeles.

La fraîcheur des produits occupe naturellement une place centrale dans cette première adresse helvétique. Le partenariat avec Pesca Rouge, maison bien connue des Genevois pour sa sélection de poissons et produits de la mer, donne ainsi une vraie dimension locale au projet.

Cocktails, handrolls et matcha

Genève a aussi droit à une petite exclusivité. Matsuri y inaugure son tout premier Matsu Bar, consacré aux cocktails et aux crispy handrolls préparés minute. Yuzu, saké et autres saveurs nippones se glissent dans les verres, prolongeant naturellement la cuisine jusque dans la carte des cocktails. Le Matsu Café quant à lui joue une partition plus douce, avec fluffy cheesecake de Takumi, cookies matcha de la maison Savary et mochis glacés développés avec le chef Akrame.

Un Japon rétro imaginé à Genève

Pour le décor, l’architecte d’intérieur suisse Cécile Morel s’est amusée avec une référence plutôt inattendue, celle des trains helvétiques. Bois, inox brossé, miroirs, lignes arrondies et touches colorées rencontrent une esthétique japonaise eighties, dans un espace lumineux et joyeux qui assume pleinement son côté pop.

Matsuri réussit ainsi son arrivée genevoise sans renier ce qui fait son identité depuis près de quarante ans. Le plaisir du kaïten est toujours là, mais dans une version plus contemporaine, plus gourmande et surtout plus vivante. Une adresse où l’on vient pour les sushis, certes, mais où l’on risque bien de rester pour un handroll et un dernier cocktail…

D’autres ouvertures en Suisse sont prévues, restez connectés !

Matsuri Genève
Quartier des Eaux-Vives, Genève
Site internet : https://www.matsuri.fr
Instagram : @matsuri

Article de Mallorie Loiseau.

Paris Kiko : quand l’art japonais de l’obi entre dans la maison

Paris Kiko : quand l’art japonais de l’obi entre dans la maison

C’est au Ritz que j’ai découvert les créations de Paris Kiko et cette façon singulière de faire entrer l’art japonais de l’obi dans la décoration. Ce qui m’a plu, c’est l’idée qu’une étoffe puisse donner autant de caractère à un lieu. À travers ses couleurs, ses motifs et les détails de son tissage, elle invite à regarder autrement l’espace qui l’entoure.

Interview de Stéphane Varupenne autour de « Ruy Blas », de Victor Hugo

Interview de Stéphane Varupenne autour de « Ruy Blas », de Victor Hugo

Stéphane Varupenne : Bonjour ! Il y a parfois des liens à travers les costumes de répétition. On retrouve des étiquettes portant les noms d’anciens comédiens, pas forcément ceux de la dernière production, d’ailleurs : cela vient du stock de la maison. Quand on enfile une veste ayant appartenu à un comédien qu’on n’a pas connu, c’est assez dingue. Il existe cette filiation par le costume.

Pour le spectacle, en revanche, de nouveaux costumes sont créés par les ateliers.

Quant à savoir si c’est grisant, oui ! Je trouve toujours plus grisant de jouer des pièces qui ne sont pas si souvent montées. Il y a moins de repères, et c’est aussi une liberté. Je n’avais pas vu le spectacle de Brigitte à l’époque, mais j’en ai regardé la captation. C’est intéressant de découvrir les différentes esthétiques selon les époques, les différentes façons de jouer.

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Bonjour ! Qu’est-ce qui t’a donné envie de porter ce texte sur scène ? Et, en le travaillant, as-tu découvert des choses que tu n’avais pas perçues à la première lecture ?

Laurence Gray : Je suis une grande lectrice, mais je trouve parfois la lecture d’une pièce un peu aride. Le théâtre est fait pour être joué, pour être vu. Or, là, c’est l’une des rares fois où, dès la lecture, j’étais totalement avec le personnage. J’étais transportée, je passais du rire aux larmes. Je l’ai lu d’une traite et j’ai eu un immense coup de cœur.

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.