Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström fait vivre une adresse libre, chaleureuse et profondément attachée au fait maison. Du pain au levain à la céramique, le goût de l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

Une partie de la vaisselle d’Äkta a été façonnée sur place. L’idée a quelque chose de touchant : avant même de goûter, on tient entre les mains un petit morceau de l’histoire du lieu. Cette attention portée à la table, autant qu’à ce que l’on y sert, traduit l’envie de Lisa Otterström de recevoir dans un restaurant qui lui ressemble.

Sur le boulevard de la Cluse, à l’écart de l’agitation de Plainpalais, le bistrot cultive une impression d’adresse que l’on a plaisir à faire découvrir. Deux salles lumineuses, du bois, quelques touches de couleur, une atmosphère détendue : le décor laisse de la place à ce qui se passe autour des tables. On peut venir pour un déjeuner en semaine, s’arrêter boire un verre ou laisser le dîner s’étirer au gré des assiettes que l’on partage.

L’équipe d’Äkta

Le nom, Äkta, signifie « authentique » en suédois, un clin d’œil aux origines de Lisa. Formée à l’Institut Paul Bocuse, elle a notamment travaillé auprès de Pierre Gagnaire, puis dans plusieurs maisons genevoises. Depuis le début de l’année 2026, son équipe se compose d’Andreia de Jesus Carvalho, cheffe de cuisine d’origine portugaise, et de Sacha Mayor, Genevois et responsable de salle. Lisa partage son temps entre la cuisine et la salle, tout en assurant la gestion administrative et la gérance de son établissement.

Cette démarche se lit dans les choix les plus concrets. Äkta travaille directement avec des producteurs, privilégie les ingrédients locaux et de saison, et cherche à réduire le gaspillage. Le potager de Gaïa fournit notamment des légumes, tandis que la ferme de Courtois, à Versoix, compte parmi les partenaires choisis pour les légumineuses. Ces liens donnent un visage aux produits qui arrivent en cuisine et laissent les saisons guider la carte.

Le goût du travail bien fait

Ici, le fait maison va loin. Le pain au levain, certaines charcuteries et les boissons fermentées sont préparés sur place. Une partie des assiettes en céramique a même été façonnée sur place. Le geste artisanal traverse ainsi le repas, sans se faire remarquer à chaque bouchée.

À midi, Äkta propose un menu qui évolue chaque semaine. On y retrouve l’esprit d’un déjeuner de bistrot, avec le plaisir de découvrir ce que les produits du moment ont inspiré à la cuisine. Le soir, le tempo change. Les petites assiettes accompagnent l’apéritif, d’autres arrivent ensuite au centre de la table et chacun pioche, goûte, reprend un morceau. Les vins suisses occupent une belle place dans la sélection, aux côtés de boissons maison comme le kombucha.

Cette façon de recevoir correspond bien à l’adresse. Il n’est pas nécessaire de prévoir un grand dîner pour pousser la porte : on peut commencer par un verre et voir où mène la soirée. Le partage, chez Äkta, tient autant à la manière de servir qu’au plaisir d’être ensemble.

Au fil des mois, ce petit bistrot genevois a trouvé sa place sans perdre ce qui faisait l’élan de départ de Lisa. On y sent l’attention portée aux produits, évidemment, mais aussi à tout ce qui entoure le repas : le pain posé sur la table, la forme d’une assiette, le temps accordé à ceux qui sont venus s’y retrouver. C’est peut-être là que le nom Äkta prend le mieux son sens.

Äkta, boulevard de la Cluse 20, 1205 Genève – SUISSE
Tél. : +41 22 566 29 25
www.akta-restaurant.ch
Instagram : @akta.restaurant

SACRÉE – MARGAUX

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Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

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At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

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I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

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Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.