Roz Marine, la Bretagne à fleur d’eau

Face à la plage de Trestraou, à Perros-Guirec, Roz Marine fait de la mer beaucoup plus qu’un décor. Elle entre dans les bassins, inspire les soins, accompagne les repas et donne envie, entre deux rendez-vous, de partir explorer la Côte de Granit Rose. Récit d’une escale où la thalassothérapie retrouve tout son sens.

À Roz Marine, le regard finit toujours par revenir vers la fenêtre. Depuis le parcours marin, au premier étage, la baie de Trestraou s’étend devant les bassins. On distingue la plage, puis, plus loin, l’archipel des Sept-Îles. Il arrive qu’on reste quelques minutes dans l’eau sans rien faire d’autre que regarder dehors. Pour une maison consacrée à la thalassothérapie, c’est une belle manière de rappeler que tout commence là, dans la mer, juste en face.

Ouvert en 2023 sur le site des anciens thermes marins de Perros-Guirec, Roz Marine a été pensé comme une maison bretonne d’aujourd’hui. Le granit rose y côtoie le bois, la lumière circule généreusement et une grande cheminée invite à s’y attarder. L’hôtel compte 91 chambres et suites, certaines tournées vers la mer, d’autres vers la terre. Malgré les dimensions du lieu, on trouve facilement un coin où s’isoler avec un livre ou reprendre tranquillement le fil de sa journée.

L’eau de mer, à plusieurs températures

La découverte de la thalasso commence presque naturellement par le parcours marin. Deux bassins d’eau de mer chauffée occupent l’étage face à la baie : l’un est consacré aux activités aquatiques, l’autre, à 31 °C, propose jets, buses d’hydromassage et couloir de marche. La vue accompagne chaque déplacement. On vient pour bouger, délier les tensions ou simplement profiter de la chaleur de l’eau en regardant changer la lumière sur la côte.

Quelques pas plus loin, le parcours celtique donne à l’expérience un tout autre rythme. On passe des saunas et du hammam aux douches sensorielles, puis aux bains d’eau de mer de différentes températures. Le bassin à 17 °C demande un peu de courage, surtout après la chaleur, mais c’est aussi ce contraste qui rend le parcours mémorable. Chacun avance à son rythme, s’arrête, recommence, découvre les sensations qui lui conviennent.

Les soins permettent de prolonger cette pause autrement, entre bains hydromassants, enveloppements, massages et rituels proposés à la carte ou au sein d’un séjour. Roz Marine accueille aussi bien les visiteurs venus pour quelques heures que ceux qui choisissent une cure de plusieurs jours. Cette liberté compte, car on peut découvrir la thalasso sans nécessairement organiser toutes ses vacances autour d’elle.

À table, le plaisir de rester

Le voyage continue à table, sous la direction du chef exécutif Jean-François Coudert. À L’Haliotis, la cuisine suit les saisons, les récoltes et les produits de la mer, dans un esprit généreux. La Suite propose une autre ambiance pour le dîner, avec une cuisine créative qui laisse également sa place aux produits locaux. Les deux restaurants partagent un avantage dont on ne se lasse guère : la baie de Trestraou en toile de fond.

Entre un soin et un repas, le Ker Lounge offre une bonne raison de ne pas retourner tout de suite dans sa chambre. On s’y installe près de la cheminée pour un café ou un verre, ou sur la terrasse lorsque le temps le permet. Le jardin d’hiver invite à une pause plus calme encore. À Roz Marine, ces moments sans programme ont autant leur place que les soins.

La mer, cette fois pour de vrai

Il serait dommage de rester à l’intérieur pendant tout le séjour. Depuis Perros-Guirec, le sentier des douaniers ouvre la voie vers les paysages de la Côte de Granit Rose. Lors du voyage, une sortie en bateau vers l’archipel des Sept-Îles donne une autre perspective sur ce littoral. Au large, les oiseaux marins et les phoques gris rappellent que la baie est aussi un territoire vivant, qui mérite qu’on prenne le temps de le découvrir.

C’est ce va-et-vient qui donne son caractère à Roz Marine. On profite de l’eau de mer chauffée, puis on retrouve l’air du large. On s’offre un soin, puis on part marcher. La thalasso ne met pas la Bretagne entre parenthèses : elle donne, au contraire, envie d’en voir davantage.

Roz Marine Thalasso Resort
58, boulevard Thalassa, 22700 Perros-Guirec
Tél. : 02 57 63 02 22
www.roz-marine-thalasso.com – Instagram : @rozmarinethalasso

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

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À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.