Réalisatrice Christy Hall

Le Film « Daddio », réalisé par Christy Hall, avec Dakota Johnson et Sean Penn. Présenté au Festival international du film américain de Deauville.

Tristan Baille : Est ce que l’objectif de ce film n’est pas de prouver que la vie, avec ces moments inattendus, est un sacré réalisateur ?

Christy Hall : La vie elle-même parait presque « cosmique » de plusieurs manières. À coup sûr. Oui. Je le pense quand nous sommes disons…ouverts. Et que nous posons nos téléphones. Il y a alors une magie autour de nous. Il y a une poésie autour de nous. Il y a ces signes qu’il se passera peut être quelque chose. Des histoires en devenir qui se cachent dans le quotidien de milliers de gens. Oui…Il y a… Des possibilités d’histoires. Des interactions. Et des gens. En fait…Nous vivons dans un monde vraiment magnifique. Je veux faire des films pour libérer la beauté réfugiée dans la réalité, car nous sommes trop nombreux à passer la plupart de notre temps avec nos téléphones. Repliés sur nous mêmes. Cela me rend triste. Nous perdons beaucoup.

Tristan Baille : Le chauffeur de taxi l’aide et elle l’aide. Pensez-vous qu’il soit possible de rencontrer quelqu’un comme ça ? Et que quelques minutes deviennent la naissance d’une amitié éternelle ?

Christy Hall : Oui. Ce film est un film multigénérationnel. J’aime l’idée que les gens puissent vous surprendre. Ce sont deux personnes auxquelles on ne pouvait pas s’attendre. Cela pourrait former une amitié, oui, parce que… quand nous créons des espaces de non-jugement et que nous sommes curieux les uns des autres, tout devient possible. Si vous parlez à quelqu’un assez longtemps, cela reflétera votre propre humanité. C’est un pouvoir humain. Ce film célèbre vraiment la connexion entre les êtres de cette manière, même avec des gens qui ne voient peut-être pas le monde exactement de la même manière que nous. Donc… ils sont tous les deux le médicament dont l’autre a besoin, à partir du moment où ils se livrent, sans barrières. Sincèrement.

Tristan Baille : Techniquement… c’était difficile de travailler dans un petit endroit ?

Christy Hall : Ce fut très compliqué. Surtout dans le taxi. Pour parler aux acteurs, je devais ramper. Un parcours du combattant ! Au début, je me suis dit que la caméra allait juste les suivre. Et voir ce que ça donnerait. Mais c’est un petit film indépendant tourné en seulement 16 jours. On devait tourner la nuit. Donc avec le trafic ou le temps, bien des paramètres devenaient des contraintes. Sans oublier qu’il fallait que les dialogues soient vivants dans un espace restreint. Donc j’ai décidé de faire en sorte que toutes les scènes à l’intérieur du taxi soient faites en studio. Complément capturées par la caméra. Par contre, toutes les séquences de l’aéroport et de l’arrivée sont extérieures. Nous avions par conséquent deux moitiés de taxis. Une caméra sur lui et une caméra sur elle. Et un taxi avec une caméra au milieu. Pour qu’ils puissent se parler normalement. Par exemple, cela me facilitait la scène où elle voit un accident en regardant par la fenêtre. On peut sentir tout un environnement, capturer littéralement des informations avec la caméra. Sans oublier que Sean était sensé conduire et qu’il devait suivre la route du regard. Cela a demandé beaucoup de travail aux acteurs. Mais ils pouvaient ainsi vraiment converser et je faisais le nécessaire pour donner cette sensation de réalité. Je suis très fière de ce qu’ils ont transmis à l’écran. Séparés de la foule mais en créant cette atmosphère New Yorkaise.

Tristan Baille : Comment gérer de telles répétions pour un film qui ne représente qu’un seul dialogue finalement…très théâtral ?

Christy Hall : Pour commencer, ce n’est pas une improvisation. Ces deux formidables acteurs donnent le sentiment qu’ils se rencontrent pour la première fois. Je crois beaucoup aux détails pendant les répétitions. Et croyez moi, ils ont dit les mots tels qu’ils étaient écrits. C’est mon premier film et quand vous êtes sur un tournage de ce genre, vous pouvez explorer, vous amuser, tester, et je ne voulais pas qu’un seul choix pour ces échanges, donc nous avons parlé pendant des heures. Bien des lectures. Des recherches. Des opinions. Le scénario sur la table. Réfléchissant aux intentions de chaque moment. Aux émotions cachées ou avouées. Au contexte. Aux silences. Parfois un seul mot ou un regard nécessitait une heure de réflexion et de commentaires. Je me souviens…Pendant une répétition, nous étions chez Sean, et il s’est placé devant un miroir en la regardant dans son dos. Un peu dans les conditions du film et…c’était magique. J’ai dit « On se voit à New York ».

Tristan Baille : Les liens entre les gens à New York sont ils aussi sincères dans la réalité ? Est ce vraiment possible ?

Christy Hall : Le New York dont je suis tombée amoureuse est ainsi. Au milieu des quelques 300 nationalités différentes qui y vivent. Vous ne connaissez pas tout le monde mais vous verrez des gens qui s’embrassent, un enfant qui sent une rose, des éclats d’humanité. Partout. Authentiques. Et c’est pour cela que ce film est, j’espère, un reflet, une métaphore certes romantique de cette honnêteté dans ces communautés. Les gens sont comme…reliés entre eux. Il y a tant de beauté dans cette ville qu’on peut l’absorber, même quand on se sent mal à l’aise ou seul.

Tristan Baille : Christy Hall, merci pour cette interview pour Crush Magazine.

Christy Hall : C’est pour moi un honneur d’être ici. Je sais que c’est un privilège. Merci.

Hotel Paquis / 9 Collection

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À Genève, le 9Hotel Collection Pâquis, au rythme d’un quartier qui bouge et parle plusieurs langues, Genève oblige, est un hôtel 3 étoiles proche de tout. Et surtout proche de ce que tu viens souvent chercher ici : une ville qui se marche, un lac qui apaise, et un point d’ancrage fiable quand les journées se remplissent vite.

Interview Olivier Soliveres

Interview Olivier Soliveres

Beaucoup de mes spectacles pour enfants, à la base, je les ai faits pour mes propres enfants. Je suis papa de quatre enfants et ils ont grandi avec mes spectacles. Par exemple, mes premiers spectacles sur le Père Noël, les chevaliers, tout ça, c’était pour mes grands garçons. Plus tard, j’ai fait « Space Wars » parce qu’ils étaient fans de Star Wars… et moi aussi. « Chevaliers », c’est venu parce que je leur lisais des livres de chevalerie le soir, dans leur lit superposé en forme de château fort. À un moment, je me suis dit : mais il n’y a pas de spectacle de chevalerie pour enfants. Alors je l’ai fait.

Le restaurant Horiz

Le restaurant Horiz

Au croisement de la rue Volta et de la rue au Maire, le restaurant « Horiz » s’inscrit dans une histoire qui dépasse celle d’un simple restaurant. Avant de porter ce nom, l’adresse était déjà un lieu de cuisine familiale, tenu par les parents des deux frères Lin. En reprenant le restaurant, ils n’ont pas cherché à rompre avec le passé, mais à le faire évoluer. Le lieu a changé de visage, mais l’essentiel est resté : une cuisine enracinée dans une mémoire familiale, désormais portée par une nouvelle génération.

Yael Naim

Yael Naim

Yael Naim a toujours avancé à pas feutrés dans le paysage musical, comme si elle préférait la résonance intérieure à l’écho médiatique. Née à Paris, partagée très tôt entre plusieurs cultures et plusieurs langues, elle a construit son univers dans les interstices, là où les identités se croisent et se répondent. La musique est venue à elle comme un refuge autant que comme un langage : le piano d’abord, puis la voix, si belle dans ce qu’elle transmet.

Interview d’Izzy Escobar

Interview d’Izzy Escobar

Elle est née très tôt, presque sans que je m’en rende compte. Mon père était DJ, donc la musique faisait partie du quotidien, avec beaucoup de styles différents et une vraie culture du rythme. En parallèle, j’ai commencé le violon très jeune, ce qui m’a donné une autre approche, plus classique et plus intérieure. Aujourd’hui encore, je construis mes chansons entre ces deux pôles : le mouvement, l’énergie, et la recherche d’un équilibre entre les mots et la musique, pour que l’un ne prenne jamais le dessus sur l’autre.

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes occupent une place discrète dans la garde robe, souvent perçues comme un simple accessoire utilitaire. Pourtant, certaines marques démontrent qu’elles peuvent devenir un véritable élément de confort et d’élégance au quotidien. C’est le cas de « Bleuforêt », une maison française qui a fait de la chaussette un produit pensé avec la même exigence que les pièces les plus visibles d’un vestiaire soigné.

Uni Restaurant

Uni Restaurant

Situé rue de la Trémoille, au cœur du Triangle d’Or, UNI Paris propose une approche singulière de la gastronomie japonaise, où l’excellence des produits rencontre une vision contemporaine et raffinée de l’expérience culinaire. L’adresse cultive une élégance discrète, loin des effets de mode, et s’adresse à une clientèle en quête de précision, de calme et d’émotion gustative.

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli naît au XIXᵉ siècle dans un contexte où le chocolat reste encore un produit rare et peu raffiné. À Zurich, David Sprüngli et son fils Rudolf commencent par transformer le cacao dans leur confiserie, avec l’ambition de proposer un chocolat de meilleure qualité que celui disponible à l’époque. Leur activité prend rapidement de l’ampleur et pose les bases d’une véritable entreprise chocolatière. Quelques décennies plus tard, une avancée décisive vient bouleverser l’histoire de la marque : en 1899, la famille Sprüngli acquiert l’atelier du chocolatier Rodolphe Lindt, installé à Berne. Cette union marque un tournant, en associant une entreprise en plein essor à une innovation technique majeure. À partir de là, Lindt & Sprüngli se développe progressivement en Suisse puis à l’international, en construisant sa réputation sur la qualité, la finesse et la constance de ses chocolats, jusqu’à devenir une référence mondiale du segment premium.