« Le bourgeois gentilhomme » de Molière

Jean-Paul Rouve éblouit dans Le Bourgeois gentilhomme

Le Théâtre Antoine accueille cette saison une nouvelle version du Bourgeois gentilhomme mise en scène par Jérémie Lippmann, avec Jean Paul Rouve dans le rôle de Monsieur Jourdain. Le pari était audacieux : revisiter le chef d’œuvre de Molière sans le dénaturer, tout en y insufflant la fantaisie et l’énergie d’un spectacle total. Le résultat est éclatant : deux heures d’un théâtre à la fois foisonnant, drôle et profondément humain.

Dans ce rôle mythique, Jean Paul Rouve surprend. Loin de la caricature ou du simple registre comique, il campe un Monsieur Jourdain candide et désarmant, prisonnier de son rêve de noblesse. Sa maladresse, son émerveillement naïf et sa sincérité le rendent à la fois risible et émouvant. Rouve joue sur tous les registres : il chante, danse, bondit, déclame, s’essaie à la philosophie comme à l’escrime, sans jamais tomber dans la lourdeur. Derrière la perruque poudrée et les habits dorés, il offre un portrait d’homme fragile, aveuglé par son désir d’être reconnu, mais bouleversant dans sa quête d’amour et d’estime.

Le comédien, qu’on connaît pour son humour populaire (Les Tuche, Podium), démontre ici une maîtrise du texte classique et une véritable sensibilité de théâtre. Il insuffle à ce Jourdain un souffle moderne, un rythme intérieur qui rend la langue de Molière étonnamment vivante.

Si Rouve brille, c’est aussi parce qu’il est porté par une distribution remarquable. Autour de lui, une équipe d’acteurs et d’actrices dynamiques : Marie Parouty, Audrey Langle, Michaël Cohen, Joseph Olivennes, Eleonora Galasso, Jean Louis Barcelona, et bien d’autres. Tous rivalisent d’inventivité pour donner chair à ce ballet de faux semblants. Leurs interactions sont ciselées, leurs dialogues percutants. Les scènes de groupe, les leçons, la fameuse cérémonie turque, deviennent de véritables numéros d’ensemble, chorégraphiés avec précision et humour.

Le metteur en scène Jérémie Lippmann, assisté de Sarah Gellé et Sarah Recht, dirige sa troupe comme un chef d’orchestre. Chaque geste, chaque mouvement, chaque silence semble pensé pour créer un rythme quasi musical. On sent dans la salle une cohésion joyeuse, un plaisir collectif à jouer Molière.

Jérémie Lippmann signe une mise en scène à la croisée du théâtre classique et du show contemporain. Les décors sont somptueux, alternant entre les salons bourgeois et des tableaux oniriques aux couleurs saturées. Les jeux de lumière font scintiller les dorures et transforment la scène en un véritable tableau vivant. Le spectateur voyage dans un univers à la fois XVIIᵉ siècle et résolument moderne, où les intermèdes chantés et dansés évoquent un cabaret baroque revisité.

La musique, entre clavecin et pulsations électro, dynamise le spectacle sans jamais le dénaturer. Les chorégraphies, pleines de malice et d’exubérance, rappellent que Le Bourgeois gentilhomme fut d’abord une comédie ballet : ici, on rit, on chante, on danse, on s’émerveille.

Les costumes méritent à eux seuls les applaudissements. Entre brocards somptueux, perruques extravagantes et touches d’anachronismes amusants, ils participent pleinement à la fantaisie du spectacle. Les décors jouent sur le contraste entre la splendeur et la dérision : tentures de velours, miroirs dorés, lustres géants, mais aussi clins d’œil modernes qui rappellent la vanité du personnage principal. Visuellement, la production est une fête baroque, un feu d’artifice de couleurs et de matières.

Cette version du Bourgeois gentilhomme n’a rien d’une reconstitution figée. Au contraire, elle dialogue avec notre époque : la vanité, l’obsession du paraître, le besoin d’être vu et aimé, tout cela résonne étrangement aujourd’hui. Rouve et Lippmann offrent un miroir contemporain à cette satire de l’ascension sociale. On rit de Monsieur Jourdain comme on rit de nous mêmes : de nos maladresses, de nos illusions, de nos envies de briller.

Au delà de la performance de Jean-Paul Rouve, c’est un travail d’équipe exemplaire qu’il faut saluer. Les acteurs, les danseurs, les musiciens, les costumiers, les éclairagistes, tous contribuent à faire de ce spectacle une grande célébration du théâtre vivant. Cette version du Bourgeois gentilhomme réussit ce que peu d’adaptations modernes osent : rendre Molière populaire sans le simplifier, spectaculaire sans le trahir.

Un vrai coup de cœur : drôle, brillant, accessible à tous, et porté par un Jean Paul Rouve en état de grâce.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

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Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

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À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.

MAJORELLE – Ibiza

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Nichée dans les ruelles de Dalt Vila, à quelques mètres seulement du cœur animé de la vieille ville, Majorelle se découvre comme une parenthèse paisible au milieu du tumulte d’Ibiza le soir. L’adresse se trouve dans une rue calme, presque à l’écart, et c’est...

IBIZA FOOD STUDIO

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Pour rejoindre Taller Sa Penya, le restaurant d’Ibiza Food Studio, il faut s’aventurer dans le dédale des petites rues pavées de Sa Penya, l’ancien quartier des pêcheurs de la Marina, voisin de Dalt Vila. On grimpe, on tourne, on cherche notre chemin et surtout… on cherche une porte. Pas de grande enseigne lumineuse, pas de voiturier, aucune mise en scène spectaculaire annonçant l’une de ces adresses dont Ibiza a le secret.

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Parisienne d’origine, sicilienne dans l’âme, ibizenca depuis plus de quinze ans, elle porte en elle quelque chose de rare : cette capacité à sentir, à percevoir, à comprendre ce que le corps dit sans un mot. Allongé sur sa table, on ne passe pas simplement un bon moment. On est pris en charge, vraiment. Écouté, par des mains qui savent.

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Tristan Baille : You had already played Sophie Sheridan on the international tour before joining the West End production. How has your understanding of the character evolved since you first stepped into the role ?

Ellie Kingdon : My interpretation of the role has definitely evolved since March 2024. I think the more life lessons you learn, the more you’re able to understand Sophie’s complex journey as the years pass. Her desperate need to discover what’s important to her is such a gorgeous and generous journey to explore as an actress, and the more I play her, the more I learn from her personally too.

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Il faut d’abord laisser sa voiture derrière soi, puis monter dans le train, regarder la vallée s’éloigner et accepter pour quelques jours, de changer de rythme. À Wengen, c’est presque une règle du jeu. Le village est sans voitures, accroché à la montagne au-dessus de Lauterbrunnen, et cette légère coupure avec le reste du monde fait beaucoup dans son charme.

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Des lèvres Rouge Tomate aux soins qui accompagnent les premiers signes de l’âge, Typology poursuit sa vision d’une beauté plus simple, plus lisible et terriblement désirable. Voici une sélection de ses nouveautés et de ses essentiels, l’occasion de revenir sur cette marque parisienne qui a fait du minimalisme bien plus qu’une signature esthétique.