Atica, saison IV : partir sans quitter Paris

À deux pas du Panthéon, un ancien cinéma du 5ᵉ arrondissement s’est réinventé en quelque chose d’impossible à classer. Ni tout à fait restaurant, ni exposition, ni salle de spectacle et pourtant tout cela à la fois, bienvenue chez Atica.

Le concept aurait pu rester sur le papier, trop ambitieux, trop hybride. Il ne l’est pas. Depuis quatre saisons, Atica embarque ses convives vers des territoires choisis avec soin, le Pays Basque, la Corse, le Grand Nord québécois, pour un voyage qui commence dans l’assiette et finit quelque part entre le rêve et le souvenir. Cette année, c’est la Polynésie française qui ouvre ses archipels.

REVA – le mot tahitien pour le mouvement, l’élan, l’horizon qui appelle, donne son nom à cette quatrième saison. Derrière ce programme, une vision : celle de Ramzi Saade, le fondateur et directeur artistique d’Atica. Ancien ingénieur passé par des cuisines avant-gardistes à Copenhague et à Montréal, architecte de formation, globe-trotter par vocation, Ramzi a imaginé ce lieu comme un grenier à voyages, c’est d’ailleurs l’étymologie cachée du mot Atica, né de la fusion d’attic (grenier) et de ticket. Un endroit où l’on range des destinations, pour mieux les déballer ensemble.

Quatre actes, cinq archipels

Le repas se déroule comme un film dont on aurait oublié de couper le son du vent. Quatre tableaux, quatre paysages :

Les Îles & Lagons d’abord, lumineux et généreux, avec leur poisson de lagon, leurs noix de coco et leurs fruits gorgés de soleil. Puis la Faune, celle des oiseaux endémiques et des équilibres fragiles entre terre et mer. Vient ensuite l’Océan, iodé, minéral, silencieux comme seules les profondeurs peuvent l’être. Et enfin, les Montagnes & Nuages, avec leurs cuissons au feu, leurs brumes d’altitude et leur fraîcheur végétale.

Chaque plat arrive en écho aux images projetées sur les 112 m² d’écran qui tapissent la salle. Autour de la table : 73 millions de pixels, 8 projecteurs, une résolution de 16K développée en collaboration avec The Explorers et Flow. Plus de 200 réalisateurs et artistes spécialisés dans le Pacifique ont contribué à ces images, récifs coralliens filmés sous l’eau, ciels étoilés au-dessus des atolls, gestes artisanaux captés au plus près. On ne regarde pas une carte postale. On y est, presque.

L’adresse a ses propres fantômes.

Ce n’est pas anodin que tout cela se passe ici, dans cet ancien cinéma de la rue Frédéric Sauton. L’immeuble a une mémoire : il abrita autrefois Le Seine, une salle mythique qui accueillit en 1951 la première projection mondiale d’Alice au Pays des Merveilles. Ramzi Saade ne s’en cache pas, il revendique cet héritage. La blancheur laiteuse de la façade, les espaces qui jouent sur la transition entre bar, exposition et salle de repas, le mélange constant entre l’intime et le monumental : tout ici perpétue l’idée qu’un lieu peut faire voyager sans bouger.

La salle immersive elle-même tient de la petite architecture sacrée. Sa forme pyramidale, beurrier et temple à la fois, selon les mots de ses concepteurs, est surélevée de 50 centimètres, ce qui lui donne cette impression étrange de flotter légèrement au-dessus du réel. Le sol en terre cuite de l’Aveyron se patine à chaque saison. Les murs gris clair absorbent la lumière des projections comme une peau.

Avant de passer à table

Le rituel commence au bar, où un cocktail signature ouvre la traversée. Cette saison, il évoque les brises du Pacifique, les agrumes tropicaux, une note iodée presque imperceptible. On y croise également une exposition baptisée « Horizon », signée par les artistes Juliette Dumas et Andrew Erdos, commissariée par Clara Darrason. Fresque et soufflage de verre pour explorer, à travers les matières anciennes, terre, feu, eau, charbon, air, une forme de conscience collective du vivant.

Une capsule olfactive complète l’entrée en matière : Kresala, soit « brume salée » en basque, une création sur-mesure de la parfumeuse Ane Ayo. Son accord marin, avec une touche inattendue de barbe à papa, semble emprunté directement à un rêve d’enfant.

Un soir, plusieurs voyages

Atica fonctionne à partir de mai, du mardi au samedi à 20 H, en un seul service. La salle s’adapte à tous les régimes alimentaires, végan, végétarien, sans gluten et propose également ses espaces pour des événements sur mesure : dîners privés, cocktails dînatoires, conférences immersives. Le lieu se réinvente autant que ses saisons.

Ce qui frappe finalement, c’est moins la prouesse technique, pourtant réelle, que la cohérence du projet dans son ensemble. Des îles Marquises aux Gambier, de l’assiette à l’écran, du parfum aux accords de vins volcaniques ou d’infusions polynésiennes, tout parle la même langue. Celle du voyage pensé comme une forme d’attention au monde.

REVA est à Paris jusqu’à la prochaine saison, ne ratez pas la traversée.

Atica – 8 rue Frédéric Sauton, 75005 Paris. Réservations sur aticaparis.com. Mercredi au samedi.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.

MAJORELLE – Ibiza

MAJORELLE – Ibiza

Nichée dans les ruelles de Dalt Vila, à quelques mètres seulement du cœur animé de la vieille ville, Majorelle se découvre comme une parenthèse paisible au milieu du tumulte d’Ibiza le soir. L’adresse se trouve dans une rue calme, presque à l’écart, et c’est...

IBIZA FOOD STUDIO

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Pour rejoindre Taller Sa Penya, le restaurant d’Ibiza Food Studio, il faut s’aventurer dans le dédale des petites rues pavées de Sa Penya, l’ancien quartier des pêcheurs de la Marina, voisin de Dalt Vila. On grimpe, on tourne, on cherche notre chemin et surtout… on cherche une porte. Pas de grande enseigne lumineuse, pas de voiturier, aucune mise en scène spectaculaire annonçant l’une de ces adresses dont Ibiza a le secret.

Lydie & Taloki Wellness

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Parisienne d’origine, sicilienne dans l’âme, ibizenca depuis plus de quinze ans, elle porte en elle quelque chose de rare : cette capacité à sentir, à percevoir, à comprendre ce que le corps dit sans un mot. Allongé sur sa table, on ne passe pas simplement un bon moment. On est pris en charge, vraiment. Écouté, par des mains qui savent.

Interview Ellie Kingdon / Mamma Mia! (Londres)

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Tristan Baille : You had already played Sophie Sheridan on the international tour before joining the West End production. How has your understanding of the character evolved since you first stepped into the role ?

Ellie Kingdon : My interpretation of the role has definitely evolved since March 2024. I think the more life lessons you learn, the more you’re able to understand Sophie’s complex journey as the years pass. Her desperate need to discover what’s important to her is such a gorgeous and generous journey to explore as an actress, and the more I play her, the more I learn from her personally too.

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Il faut d’abord laisser sa voiture derrière soi, puis monter dans le train, regarder la vallée s’éloigner et accepter pour quelques jours, de changer de rythme. À Wengen, c’est presque une règle du jeu. Le village est sans voitures, accroché à la montagne au-dessus de Lauterbrunnen, et cette légère coupure avec le reste du monde fait beaucoup dans son charme.

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Des lèvres Rouge Tomate aux soins qui accompagnent les premiers signes de l’âge, Typology poursuit sa vision d’une beauté plus simple, plus lisible et terriblement désirable. Voici une sélection de ses nouveautés et de ses essentiels, l’occasion de revenir sur cette marque parisienne qui a fait du minimalisme bien plus qu’une signature esthétique.