« Fin, fin et fin » au Théâtre Lepic : le pari réussi d’un théâtre qui ose l’excès

Au Théâtre Lepic, « Fin, fin et fin » choisit de ne jamais s’installer dans le confort. La pièce avance sur une ligne instable, entre menace et débordement comique, et c’est précisément de cette instabilité qu’elle tire sa force. Plutôt que d’écraser le public sous la gravité de son sujet, elle préfère l’emporter dans un mouvement rapide, heurté, volontiers déraisonnable. Ce refus de la lourdeur donne au spectacle une nervosité très particulière : quelque chose de vif, d’imprévisible, presque de joueur, même lorsque l’arrière plan a de quoi inquiéter.

Le grand plaisir de la soirée vient du plateau. (Eugénie Thieffry / Baptiste Dupuy / Enzo Monchauzou /Lancelot Chérer) jouent avec une générosité qui saute aux yeux.

Leur présence ne cherche pas l’effet décoratif : elle propulse la pièce. Il y a chez eux de l’élan, du répondant, une manière d’attraper chaque situation sans la figer. Le spectacle tient beaucoup à cette circulation entre les interprètes, à cette façon de relancer sans cesse l’attention du public. Leur énergie donne au texte son relief et empêche l’ensemble de se refermer sur son propre dispositif.

Ce qui séduit surtout, c’est la manière dont la pièce fait surgir le rire dans un climat qui, en théorie, s’y prête mal. Ici, le comique n’annule pas l’inquiétude, il pousse à l’intérieur. On rit parce que tout semble prêt à déraper, parce que les personnages continuent alors même que le monde autour d’eux paraît perdre ses repères. Ce frottement constant entre l’angoisse et l’emballement produit un effet très singulier. Le spectacle devient alors franchement délirant, non pas au sens du désordre gratuit, mais parce qu’il ose aller loin dans ses bifurcations, ses secousses, sa logique de fuite en avant.

La mise en scène de Lancelot Chérer accompagne ce mouvement avec une vraie sûreté. Elle ne cherche pas à alourdir la pièce d’intentions visibles, elle lui donne au contraire de la netteté. Le rythme est tenu, les enchaînements tombent juste, les variations de ton sont amenées avec assez de précision pour que le spectacle conserve sa cohérence jusque dans ses écarts les plus vifs. Cette rigueur est essentielle : elle permet à la pièce de rester lisible tout en gardant son goût du déséquilibre.

Mais selon moi, la qualité principale de « Fin, fin et fin », c’est sans doute son audace. Peu de spectacles acceptent à ce point le risque d’un théâtre qui ne cherche ni à rassurer ni à s’assagir. Celui ci préfère l’élan, le décalage, l’inconfort parfois, et c’est ce qui le rend stimulant. Dans une époque où tant de propositions s’appliquent à être impeccables, « Fin, fin et fin » choisit d’être nerveux, libre et franchement aventureux. C’est plus exposé. C’est aussi beaucoup plus vivant.

Festival SenS « Rosy et moi, 274 jours » de et avec Elodie Menant

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SenS. 1er festival parisien du Seul.e en Scène (merci à Delphine Depardieu, marraine de cette 2eme édition)

Hier soir, aux Gémeaux Parisiens, dans le cadre du Festival SenS, j’ai vu « Rosy et moi, 274 jours », écrit et interprété par Élodie Menant, et je suis ressorti avec cette sensation d’avoir assisté à un spectacle, à une traversée intime, drôle, remuante, lumineuse, qui commence avec Valentine, 21 ans, et cette jeunesse qui croit encore que le monde est un terrain immense à conquérir, jusqu’au moment où le corps, brutalement, impose sa propre vérité. Face à la maladie, face à la peur, face à ce vertige qui pourrait tout figer, elle choisit le mouvement. Elle part. 274 jours

12e édition – Festival Cinéma et Musique de Film

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La Baule met Bruno Coulais à l’honneur pour la 12e édition de son Festival Cinéma et Musique de Film

Du 24 au 28 juin 2026, La Baule accueillera la 12e édition de son Festival Cinéma et Musique de Film. Un rendez-vous devenu incontournable pour celles et ceux qui aiment le cinéma autant pour ses images que pour les émotions portées par ses musiques.

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Fermer les yeux, entendre le murmure d'une fontaine en pierre, sentir l'ombre d'une pergola, croiser le regard d'un olivier. Rouvrir les yeux et réaliser qu'on est toujours à Paris, dans le 8ᵉ, dans la cour d'un hôtel particulier du XVIIIᵉ siècle. C'est le pari un peu fou que fait Maison Delano Paris cet été, en transformant sa cour intérieure en piazza italienne, du 13 mai au 20 septembre.

Alessandra Carrillo

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Alessandra Carrillo fait partie de ces actrices qui ne cherchent pas à occuper l’écran par l’excès, mais par la précision. Sa présence s’impose moins par l’effet que par la justesse. Au fil de ses rôles, elle a construit un parcours discret mais solide, fondé sur une réelle capacité d’adaptation. Son cheminement renvoie l’image d’une artiste qui avance avec constance, passant d’un univers à l’autre sans jamais perdre sa propre identité.

Interview Ester Pantano

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J’aime profondément ces trois formes d’expression, justement parce qu’elles ne demandent pas la même chose. Le théâtre, c’est la présence immédiate, le souffle, le risque partagé avec le public. La télévision entre dans le quotidien des gens, avec quelque chose de plus familier, de plus direct. Et le cinéma, lui, permet peut-être d’aller chercher une vérité plus intérieure, plus silencieuse parfois. Je n’ai pas vraiment de préférence, parce que chacune de ces expériences m’apprend une manière différente d’habiter un personnage. Ce qui compte pour moi, au fond, c’est la possibilité de raconter des êtres qui portent une humanité, une vision, une émotion vraie.

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Dans l’univers très codifié du gin premium, certaines maisons parviennent encore à surprendre. C’est le cas de Hendrick’s Gin, qui signe aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire avec le lancement de Another Hendrick’s, sa première création permanente depuis près de dix ans.