Maison Delano Paris : L’Italie s’installe rue d’Anjou

Rue d’Anjou, on passe devant sans s’arrêter. C’est exactement ce que Maison Delano Paris avait prévu.

Fermer les yeux, entendre le murmure d’une fontaine en pierre, sentir l’ombre d’une pergola, croiser le regard d’un olivier. Rouvrir les yeux et réaliser qu’on est toujours à Paris, dans le 8ᵉ, dans la cour d’un hôtel particulier du XVIIIᵉ siècle. C’est le pari un peu fou que fait Maison Delano Paris cet été, en transformant sa cour intérieure en piazza italienne, du 13 mai au 20 septembre.

Une place de village, version parisienne

L’idée est simple, l’exécution soignée. La cour, cœur discret de la maison, se réinvente avec des codes puisés dans les villages du Sud : une fontaine en pierre ancienne trône au centre, des bancs en bois et des oliviers l’encadrent et un bar aux faïences bleu marine se glisse sous une pergola en canisse qui joue avec la lumière tout au long de la journée. Au fond, une arche et des niches rappellent les églises italiennes. Le soir, des suspensions en raphia prennent le relais, et la cour devient autre chose, plus intime, plus chaude.

L’heure sacrée de l’aperitivo

À 18h, le chef Paolo Minelli sort les arancini. Ceux de la nonna, avec leur cœur coulant à la bolognaise. Puis la burrata, les tomates multicolores, le pesto à la pistache de Bronte et les pêches caramélisées. La focaccia garnie, la piadina de l’Émilie-Romagne au jambon de Parme, roquette et taleggio. Des assiettes à partager, dans le désordre, dans la conversation, comme on le fait là-bas.

L’aperitivo, en Italie, n’est pas un prétexte à boire, c’est un rituel de transition, ce moment suspendu entre le travail et la soirée, où l’on ralentit sans vraiment s’en rendre compte. Minelli le sait, et sa carte en porte la philosophie.

Trois cocktails au Gin Mare

Du côté des verres, les barmans ont conçu trois créations exclusives autour du Gin Mare, ce gin méditerranéen aux notes de romarin, thym, basilic et olives Arbequina. Le Thymless Word, clin d’œil au classique Last Word, embarque une liqueur de thym faite maison. Le Negroni, créé à Florence pour le comte Camillo Negroni, s’accorde avec les cicchetti comme s’il n’avait jamais fait autre chose. Et pour ceux qui penchent vers la légèreté, un gin tonic au basilic infusé ferme la carte avec une touche résolument italienne.

La cour qui s’anime

Soirées DJ, retransmission de Roland-Garros, puis de la Coupe du monde de la FIFA, la piazza ne restera pas immobile tout l’été. Elle vivra, comme une vraie place de village, avec ses temps calmes et ses soirs qui s’étirent.

Maison Delano Paris, 4 rue d’Anjou, 75008 Paris.  https://delanohotels.com/fr/paris/  – https://www.instagram.com/maisondelanoparis/

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.

MAJORELLE – Ibiza

MAJORELLE – Ibiza

Nichée dans les ruelles de Dalt Vila, à quelques mètres seulement du cœur animé de la vieille ville, Majorelle se découvre comme une parenthèse paisible au milieu du tumulte d’Ibiza le soir. L’adresse se trouve dans une rue calme, presque à l’écart, et c’est...