Interview de la réalisatrice Delphine Girard. Film «Quitter la nuit »

Tristan Baille : Bonjour Delphine. D’où vient cette passion du cinéma ?

Delphine Girard : Depuis mes 8 ans, le cinéma est un centre d’intérêt régulier. Un univers qui m’interpelle. Cela me nourrissait pendant l’adolescence. Les émotions. Les obsessions. Et cela continue, avec la curiosité d’une spectatrice normale.

Tristan Baille : Comment est née l’idée de ce film ?

Delphine Girard : En plusieurs étapes. C’était basé sur un court métrage, « une sœur » en 2018, avec cet appel d’urgence, entendu sur YouTube. Ça m’a bouleversé. Cette femme qui fait semblant d’appeler sa sœur et commence ce dialogue étrange avec cette réceptionniste de la police. Après le court métrage, je me suis demandée « que devient elle ? »

Tristan Baille : Des films qui vous marquèrent ?

Delphine Girard : « La nuit du 12 ». Et cette tentative de raconter des enquêtes de façon différente. Avec la psychologie de la victime et du coupable. J’aime quand un récit contient toute la complexité des personnages. Le côté inexplicable.

Tristan Baille : Comment s’est fait le choix des comédiens ?

Delphine Girard : Au théâtre. En les voyant dans d’autres films. Et avec le casting classique. Mais beaucoup venaient de mon précédent court métrage. J’apprécie leur intelligence dans leur interprétation.

Tristan Baille : Comment travaillez vous avec les comédiens ?

Delphine Girard : Et bien d’habitude je n’aime pas les répétitions. Mais sur ce film, j’ai aimé ce qui est caché dans ce qui est dit. Entre les lignes. Dans les couches successives de leurs émotions. Je pense beaucoup à l’existence des personnages hors de leurs scènes. Ça aide. En général, les 1eres prises sont les bonnes.

Tristan Baille : Le film a été primé.

Delphine Girard : Oui. Prix du public à Venise. Et meilleur scénario au Québec.

Tristan Baille : Cela se comprend. C’est excellent. J’ai apprécié aussi les choix musicaux. Cela me rappelle le cinéma de Chiara Mastroianni.

Delphine Girard : J’avoue que j’aime l’ambiance « arrivals » de Denis Villeneuve. Une ambiance chaud / froid. Agréable puis tendue.

Tristan Baille : La thématique du film, le viol, est très actuelle. Judith Godreche. Prima Facie, le consentement, l’affaire Depardieu. Est ce que vous allez poursuivre cette lutte, ce combat pour libérer la parole dans le cinéma ?

Delphine Girard : Non. Je ne pense pas. Toutes les histoires sont finalement politiques. Bien des sujets sont inconfortables. C’est toujours une expérience étrange que le fait d’être humain. Mais il faut aborder plusieurs sujets. Les faire entrer dans la lumière.

Tristan Baille : Merci Delphine pour cet entretien pour Crush magazine.

Cesari Hotel 9Collection

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Le Cesari Hôtel 9Collection est de ces adresses qui s’imposent d’abord par leur atmosphère. Avant même de penser à Rome, à ses places, à ses fontaines, à ses merveilles, on entre ici dans un univers à part, un lieu qui possède son identité propre, sa respiration, sa manière singulière d’accueillir. Tout, dès les premiers instants, donne le sentiment d’un hôtel qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui sait très exactement ce qu’il est : une adresse élégante, chaleureuse, profondément agréable, où l’on comprend immédiatement que le séjour sera placé sous le signe du goût et du confort.

Quinzerie Hôtel : l’adresse parisienne qui cultive l’art de vivre du 15ᵉ

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À Paris, les hôtels qui racontent une véritable histoire deviennent rares. Niché dans le très vivant quartier Saint-Charles, dans le 15ᵉ arrondissement, le Quinzerie Hôtel incarne justement cette nouvelle génération d’adresses qui préfèrent l’authenticité à l’apparat, et l’art de vivre parisien à l’agitation touristique. Ouvert en 2022, cet hôtel de quartier revendique une élégance contemporaine et une atmosphère presque confidentielle, pensée pour celles et ceux qui aiment découvrir la capitale autrement.

Au Théâtre Lepic, « Dessiner encore ».

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Made in France

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« Made in France », au Théâtre de la Renaissance, c’est d’abord une énergie. Quelque chose de tendu, de vivant, de collectif, qui circule du début à la fin et qui donne au spectacle sa vibration très particulière.

La poupée

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Avec « La Poupée », la réalisatrice Sophie Beaulieu choisit de raconter une histoire qui pourrait n’être qu’un simple point de départ insolite, mais qui sert surtout de révélateur. Le film suit Rémi, un homme qui, après une rupture, s’est replié dans une relation sans risque avec une poupée appelée Audrey. L’arrivée d’une nouvelle collègue fait vaciller cet équilibre fragile, puis le récit bascule lorsque la poupée prend vie.