Yael Naim

Yael Naim a toujours avancé à pas feutrés dans le paysage musical, comme si elle préférait la résonance intérieure à l’écho médiatique. Née à Paris, partagée très tôt entre plusieurs cultures et plusieurs langues, elle a construit son univers dans les interstices, là où les identités se croisent et se répondent. La musique est venue à elle comme un refuge autant que comme un langage : le piano d’abord, puis la voix, si belle dans ce qu’elle transmet.

Lorsque « New Soul » surgit au milieu des années 2000 et rencontre un succès mondial inattendu, la chanson agit comme une porte entrouverte sur son univers. Derrière cette mélodie faussement naïve, on perçoit déjà ce qui fera la singularité de son œuvre : une écriture tournée vers l’intime, une pudeur assumée, et cette capacité rare à transformer des émotions personnelles en sensations universelles. Là où beaucoup auraient choisi d’amplifier le trait, Yael Naim prend le contre pied. Elle ralentit, affine, s’écoute davantage.

Album après album, elle se détourne des recettes faciles pour explorer des zones plus intérieures, parfois nocturnes, parfois silencieuses. Elle écrit sur les failles, les deuils, les transformations, sans jamais chercher à les enjoliver. Sa musique devient un espace de respiration, un lieu où l’on peut s’arrêter, douter, ressentir sans être pressé d’aller mieux. Cette constance, presque obstinée, dans la sincérité, finit par dessiner une œuvre cohérente, profondément humaine.

Avec son dernier album, « Solaire », quelque chose s’ouvre. Non pas une rupture, mais un déplacement. La lumière entre davantage dans les chansons, sans effacer les ombres. Les arrangements se font plus amples, les textures plus riches, parfois électroniques, parfois organiques, toujours au service de l’émotion. On y entend une artiste qui accepte le mouvement, qui ne craint plus la couleur ni l’élan, tout en restant fidèle à sa délicatesse.

« Solaire » parle du temps qui transforme, de la nécessité de se réinventer sans se trahir. Il y a dans ces morceaux une énergie nouvelle, presque joyeuse, mais jamais tapageuse. La voix de Yael Naim, plus ancrée, semble porter moins de questions et davantage d’acceptation. Elle ne cherche plus à comprendre chaque chose, elle les accueille. Les chansons avancent comme des paysages traversés lentement, laissant place au souffle, à la vibration, à ce qui ne se dit pas entièrement.

Cet album donne le sentiment d’une renaissance tranquille. Pas un retour fracassant, mais une affirmation douce : celle d’une artiste qui a surtout besoin de créer. En écoutant « Solaire », on comprend que Yael Naim continue de choisir la profondeur plutôt que le bruit, la durée plutôt que l’instant. Et c’est peut être là que réside sa plus grande force : offrir une musique qui vient du cœur.

Yael Naim occupe pour moi une place assez unique dans la pop francophone. Ce qui me marque le plus chez elle, c’est sa sincérité. Sa voix n’est jamais démonstrative, elle est expressive. Elle a ce talent rare de faire passer énormément d’émotion avec très peu d’effets. Musicalement, elle navigue entre pop, folk et influences du monde, souvent avec des arrangements épurés qui laissent respirer les chansons.

« New Soul » l’a rendue mondialement connue, mais réduire sa carrière à ce titre serait injuste : cet album récent est cohérent, parfois sombre, parfois lumineux. Comme la vie.

Par Tristan Baille 

Photos de Yael Naim, Solaire Artwork, Max Vm, Tara Ziegfeld

Hotel Paquis / 9 Collection

Hotel Paquis / 9 Collection

À Genève, le 9Hotel Collection Pâquis, au rythme d’un quartier qui bouge et parle plusieurs langues, Genève oblige, est un hôtel 3 étoiles proche de tout. Et surtout proche de ce que tu viens souvent chercher ici : une ville qui se marche, un lac qui apaise, et un point d’ancrage fiable quand les journées se remplissent vite.

Interview Olivier Soliveres

Interview Olivier Soliveres

Beaucoup de mes spectacles pour enfants, à la base, je les ai faits pour mes propres enfants. Je suis papa de quatre enfants et ils ont grandi avec mes spectacles. Par exemple, mes premiers spectacles sur le Père Noël, les chevaliers, tout ça, c’était pour mes grands garçons. Plus tard, j’ai fait « Space Wars » parce qu’ils étaient fans de Star Wars… et moi aussi. « Chevaliers », c’est venu parce que je leur lisais des livres de chevalerie le soir, dans leur lit superposé en forme de château fort. À un moment, je me suis dit : mais il n’y a pas de spectacle de chevalerie pour enfants. Alors je l’ai fait.

Le restaurant Horiz

Le restaurant Horiz

Au croisement de la rue Volta et de la rue au Maire, le restaurant « Horiz » s’inscrit dans une histoire qui dépasse celle d’un simple restaurant. Avant de porter ce nom, l’adresse était déjà un lieu de cuisine familiale, tenu par les parents des deux frères Lin. En reprenant le restaurant, ils n’ont pas cherché à rompre avec le passé, mais à le faire évoluer. Le lieu a changé de visage, mais l’essentiel est resté : une cuisine enracinée dans une mémoire familiale, désormais portée par une nouvelle génération.

Interview d’Izzy Escobar

Interview d’Izzy Escobar

Elle est née très tôt, presque sans que je m’en rende compte. Mon père était DJ, donc la musique faisait partie du quotidien, avec beaucoup de styles différents et une vraie culture du rythme. En parallèle, j’ai commencé le violon très jeune, ce qui m’a donné une autre approche, plus classique et plus intérieure. Aujourd’hui encore, je construis mes chansons entre ces deux pôles : le mouvement, l’énergie, et la recherche d’un équilibre entre les mots et la musique, pour que l’un ne prenne jamais le dessus sur l’autre.

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes occupent une place discrète dans la garde robe, souvent perçues comme un simple accessoire utilitaire. Pourtant, certaines marques démontrent qu’elles peuvent devenir un véritable élément de confort et d’élégance au quotidien. C’est le cas de « Bleuforêt », une maison française qui a fait de la chaussette un produit pensé avec la même exigence que les pièces les plus visibles d’un vestiaire soigné.

Uni Restaurant

Uni Restaurant

Situé rue de la Trémoille, au cœur du Triangle d’Or, UNI Paris propose une approche singulière de la gastronomie japonaise, où l’excellence des produits rencontre une vision contemporaine et raffinée de l’expérience culinaire. L’adresse cultive une élégance discrète, loin des effets de mode, et s’adresse à une clientèle en quête de précision, de calme et d’émotion gustative.

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli naît au XIXᵉ siècle dans un contexte où le chocolat reste encore un produit rare et peu raffiné. À Zurich, David Sprüngli et son fils Rudolf commencent par transformer le cacao dans leur confiserie, avec l’ambition de proposer un chocolat de meilleure qualité que celui disponible à l’époque. Leur activité prend rapidement de l’ampleur et pose les bases d’une véritable entreprise chocolatière. Quelques décennies plus tard, une avancée décisive vient bouleverser l’histoire de la marque : en 1899, la famille Sprüngli acquiert l’atelier du chocolatier Rodolphe Lindt, installé à Berne. Cette union marque un tournant, en associant une entreprise en plein essor à une innovation technique majeure. À partir de là, Lindt & Sprüngli se développe progressivement en Suisse puis à l’international, en construisant sa réputation sur la qualité, la finesse et la constance de ses chocolats, jusqu’à devenir une référence mondiale du segment premium.