À Abano Terme, les vertus des eaux thermales rencontrent la sagesse de l’Ayurveda

Nichée au pied des Collines Euganéennes, à une quarantaine de minutes de Venise, cette élégante station thermale italienne cultive depuis l’Antiquité une réputation bâtie autour de ses eaux naturellement chaudes et de ses célèbres boues thérapeutiques. Une tradition ancestrale que le groupe familial GB Thermae Hotels perpétue depuis plusieurs générations, tout en la faisant évoluer avec son temps.

Parmi ses établissements, le Metropole Oriental SPA & Resort occupe une place à part. Ici, les bienfaits des eaux thermales rencontrent les rituels venus d’Orient. Un mariage inattendu qui fonctionne étonnamment bien.

Dès les premiers instants, le rythme ralentit. Les allées bordées de palmiers, les bassins fumants alimentés par l’eau thermale, les jardins luxuriants où le chant des oiseaux remplace peu à peu les notifications du téléphone donnent le ton. Rien n’est spectaculaire et c’est précisément ce qui séduit. Tout invite à retrouver une forme de calme devenue rare.

Contrairement à de nombreux hôtels bien-être, l’expérience commence par une consultation avec l’équipe médicale. Les médecins prennent le temps d’échanger, d’évaluer les besoins de chacun avant de proposer un parcours de soins personnalisé. Cette dimension médicale rappelle qu’à Abano Terme, le thermalisme n’est pas une tendance mais une véritable culture.

Le Metropole est d’ailleurs le seul hôtel du groupe à avoir développé un Oriental Thermal Spa entièrement consacré aux médecines traditionnelles asiatiques. L’Ayurveda y trouve naturellement sa place, sans jamais faire oublier les ressources exceptionnelles du territoire.

Le célèbre fango, cette boue thermale qui fait la renommée d’Abano depuis des siècles, est ici revisité selon les principes ayurvédiques. Riche en minéraux, longuement maturée dans l’eau thermale, elle est appliquée pour soulager les tensions, améliorer la mobilité articulaire et favoriser une profonde détente musculaire. Le soin surprend autant par sa douceur que par la sensation de légèreté qu’il procure ensuite.

Au fil du séjour, les expériences s’enchaînent sans jamais donner l’impression de suivre un programme minuté. Un gommage aux huiles inspirées de l’Ayurveda, un soin détoxifiant, une séance de yoga matinale dans les jardins encore silencieux, puis cette étonnante immersion sonore où les bols chantants tibétains et les gongs diffusent leurs vibrations dans tout le corps. L’exercice peut sembler intrigant sur le papier. Il devient pourtant l’un des moments les plus marquants du séjour tant le relâchement est immédiat.

Le bien-être passe aussi par l’assiette. Au restaurant Tina, la cuisine italienne fait la part belle aux produits locaux et aux recettes traditionnelles revisitées avec légèreté. Les saveurs restent généreuses, sans excès. Quelques mètres plus loin, le Grill Delphinius accueille les déjeuners au bord des piscines dans une ambiance plus décontractée, presque comme un prolongement naturel de la journée passée entre les bassins et les soins.

Si l’hôtel donne facilement envie de ne plus le quitter, les alentours méritent pourtant largement une escapade.

Les Collines Euganéennes dévoilent un paysage inattendu, façonné par d’anciens volcans, où alternent vignobles, cyprès, oliveraies et villages de caractère. Depuis 2024, ce territoire bénéficie du label Réserve de biosphère de l’Unesco, une reconnaissance qui souligne autant la richesse de sa biodiversité que l’équilibre préservé entre nature et activité humaine.

Impossible de ne pas succomber au charme d’Arquà Petrarca. Ce petit village médiéval, où le poète Pétrarque passa les dernières années de sa vie, semble figé dans le temps. Les ruelles pavées, les façades en pierre, les terrasses ombragées invitent à ralentir encore un peu, comme si l’art de vivre italien prenait ici tout son sens.

Avant de reprendre l’avion, un détour par Padoue rappelle que cette région ne se résume pas au bien-être. Son centre historique, sa prestigieuse université, l’une des plus anciennes d’Europe, et sa basilique Saint-Antoine témoignent d’un patrimoine culturel d’une richesse remarquable.

Ce qui distingue finalement le Metropole Oriental SPA & Resort, ce n’est pas seulement la qualité de ses infrastructures ni l’excellence de ses soins. C’est cette manière d’associer une tradition thermale vieille de plusieurs millénaires à une approche plus globale du bien-être, où le corps, l’esprit, l’alimentation et le temps retrouvé avancent dans la même direction.

On repart d’Abano Terme reposé, bien sûr. Mais surtout avec la sensation d’avoir retrouvé quelque chose que le quotidien nous fait souvent oublier : le plaisir de prendre soin de soi sans culpabiliser. Une expérience qui séduira aussi bien les voyageurs en quête de récupération physique que ceux qui souhaitent simplement ralentir le temps pendant quelques jours.

Infos pratiques

Metropole Oriental SPA & Resort
Via Valerio Flacco 99
35031 Abano Terme (Padoue), Italie

Le groupe : Le Metropole Oriental SPA & Resort appartient au groupe familial GB Thermae Hotels, référence de l’hôtellerie thermale à Abano Terme. Le groupe réunit cinq établissements 4 et 5 étoiles, tous alimentés par les eaux thermales des Collines Euganéennes et proposant des programmes de santé, de remise en forme et de bien-être personnalisés.

Interview de Stéphane Varupenne autour de « Ruy Blas », de Victor Hugo

Interview de Stéphane Varupenne autour de « Ruy Blas », de Victor Hugo

Stéphane Varupenne : Bonjour ! Il y a parfois des liens à travers les costumes de répétition. On retrouve des étiquettes portant les noms d’anciens comédiens, pas forcément ceux de la dernière production, d’ailleurs : cela vient du stock de la maison. Quand on enfile une veste ayant appartenu à un comédien qu’on n’a pas connu, c’est assez dingue. Il existe cette filiation par le costume.

Pour le spectacle, en revanche, de nouveaux costumes sont créés par les ateliers.

Quant à savoir si c’est grisant, oui ! Je trouve toujours plus grisant de jouer des pièces qui ne sont pas si souvent montées. Il y a moins de repères, et c’est aussi une liberté. Je n’avais pas vu le spectacle de Brigitte à l’époque, mais j’en ai regardé la captation. C’est intéressant de découvrir les différentes esthétiques selon les époques, les différentes façons de jouer.

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Bonjour ! Qu’est-ce qui t’a donné envie de porter ce texte sur scène ? Et, en le travaillant, as-tu découvert des choses que tu n’avais pas perçues à la première lecture ?

Laurence Gray : Je suis une grande lectrice, mais je trouve parfois la lecture d’une pièce un peu aride. Le théâtre est fait pour être joué, pour être vu. Or, là, c’est l’une des rares fois où, dès la lecture, j’étais totalement avec le personnage. J’étais transportée, je passais du rire aux larmes. Je l’ai lu d’une traite et j’ai eu un immense coup de cœur.

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

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À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.