Olibanum. Sentir et ressentir.

Simple. Raisonnable. Engagé.
Gérald Ghislain a fondé cette marque en exprimant sa créativité. L’oliban, résine relaxante, apaisante, sert alors de fondation à un parfum précieux. Princes et rois pourraient les porter encore sur tous les continents, auréolés d’effluves divines, presque des prières pour le nez.
Dans chacune des eaux de parfum, il est le lien qui embrasse une matière première, tout en gardant à l’esprit des projets humanitaires.

Le client peut aisément superposer les parfums en fonction de ses sensations, créant ainsi un sillage unique. Il faut avouer que les odeurs portent en elles un pouvoir évocateur. Elles font voyager quand on les entend, elles réveillent des souvenirs, des personnes, des rencontres, des amours ou amourettes, des voyages, des surprises.

Santal, Oud, Cuir végétal, Iris, Gingembre, Vétiver, Patchouli, Rose, Tubéreuse, Safran, Opoponax, Sacra, Ambrette, Cardamome, Vanille, Yuzu.
Ces parfums donnent naissance à bien des émotions. Délicatesse, sensualité, esprit androgyne, plage ensoleillée, dandysme, insolence, panache, spiritualité, bien des mots surgissent et inspirent la clientèle.
D’autant plus que le layering est possible, et que superposer des parfums s’avère sans risque, grâce à des structures simplifiées.

Revenons à l’oliban. Il est l’encens millénaire. La matière première des rois mages. Brûlée pour parler avec les dieux. Il incarne, fascine, séduit par sa force aromatique, minérale, balsamique, citronnée, boisée. Olibanum permet une grande diversité de choix.
Tout en aidant l’économie locale grâce à l’achat réfléchi des matières premières.
Olibanum et ses créations épurées, est la suite logique d’Histoires de Parfums, une épopée de plus de 20 ans, qui séduit en restant au plus proche de la matière première. Déjà poétique et porteuse de rêves.

Certaines odeurs sont dans ma mémoire comme sur la peau. Je suis reçu rue du bois doré. La boutique est magnifique. Les meubles sont en carton recyclé. Du plus bel effet. Entre design et respect de l’environnement.
L’accueil est chaleureux. Décontracté. On s’y sent bien et la présentation est efficace. Le client doit immédiatement se sentir à l’aise, guidé, conseillé, mais libre.
Il plane dans l’air une atmosphère romantique, lyrique, et disons…confidentielle. Comme si nous étions entre amis. Il y a quelque chose de toute évidence épuré, minimaliste, mais les responsables sont capables de vous faire sentir à Oman, en Inde ou en Afrique quand ils ouvrent le moindre flacon.
Le fondateur Gérald Ghislain a bien du talent. Il se consacre profondément à la complexité des ingrédients. Avec une réelle audace. Car les matières premières ne sont pas toujours familières.
« Histoires de parfums » narre une histoire. Olibanum (18 sorties en même temps, après le confinement) se veut éthique et magique.
« Sacra » est l’emblème. Au cœur de la collection.
Il faut dire que la résine peut se traiter de différentes manières. Et c’est grandiose de pouvoir inventer une aura chaleureuse, confortable, unique, grâce à une façon d’extraire, une incision pour récupérer une gomme.
Rue du roi doré…on sait offrir aux clients des formules à effet direct…créer du volume, de la rondeur. Des contrastes.

Les flacons sont alignés et j’aperçois le laboratoire sous une verrière, pour une quête de l’authenticité. Une odeur simple qui inspire des pays, depuis ces arbres incisés qui offrent leur âme, leur culture, et leur beauté.

Olibanum
11 rue du roi doré
75003 Paris
0140138760
www.olibanum.com

Interview Barbara Schulz

Interview Barbara Schulz

Barbara Schulz a construit un parcours rare, fait de fidélité au théâtre, de justesse dans le jeu et d’audace dans ses choix artistiques. Deux fois couronnée aux Molières, elle s’est imposée comme l’une des comédiennes les plus sensibles de sa génération, capable de passer avec une élégance singulière de la comédie à l’émotion la plus profonde. Chaque rôle qu’elle touche porte l’empreinte de son intensité et de sa sincérité.

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

Tailor Trucks 

Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

Interview de Laurent Bentata

Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

Interview Léa Lopez

Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

Le Banville (réseau Émeraude)

Le Banville (réseau Émeraude)

Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

« L’école de danse » à la Comédie-Française

Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.