Matthieu Carlin.  Un vrai symbole de la pâtisserie française

Butterfly Pâtisserie : Ce qui s’emporte vous emporte.

Matthieu Carlin.  Un vrai symbole de la pâtisserie française. Il vous donne envie de faire ce métier au bout de quelques secondes. Ses yeux brillent quand il vous raconte son parcours et son admiration pour son équipe, ou quand il vous présente ses pâtisseries du « Butterfly Pâtisserie », fabriquées au jour le jour pour une fraîcheur parfaite, entre tradition et avant-garde. Depuis avril 2023, l’Hôtel de Crillon propose des créations, en respectant les saisons et le goût naturel des ingrédients.

 

(A Pâques, les convives avaient par exemple la possibilité d’emporter chez eux un œuf de Pâques au praliné quinoa).

Un peu d’histoire :

Matthieu Carlin fait ses gammes à l’école hôtelière de Grenoble en 1999, dans la section cuisine. Il passera un BTS hôtellerie et restauration, mais son cœur est conquis par la pâtisserie.

Rencontre :

Rapidement, il parle de sa « grand-mère, qu’il aimait voir s’affairer autour des coings, des poires ou des pommes, et des odeurs de tarte dans l’air. Il se rappelle notamment de ses œufs à la neige et de son caramel maison. Qu’il faisait avec elle ».

 

De stagiaire à chef de partie, Matthieu Carlin poursuit son aventure : Château de la Commanderie, près de Grenoble, puis Château de Candie à Chambéry, avec Boris Campanella, qu’il retrouvera des années plus tard au Crillon.

Bien avant, en 2006, le jeune chef entre avec émotion à Paris chez Pierre Gagnaire, rue Balzac. La capitale se révèle et la cuisine de ce chef lui ouvre une expérience différente.

Il s’intègre chez Lapérouse, et il est repéré par le directeur du restaurant d’en face, Les Bouquinistes, une adresse de Guy Savoy, d’abord rue Troyon, puis comme chef pâtissier du Chiberta. Un parcours de table étoilée en table étoilée.

Le chef énergique fait ensuite l’ouverture du Shangri-La. Il rencontre plus tard François Perret, qu’il va retrouver à la réouverture du Ritz. » 

Retour chez Guy Savoy ! A la Monnaie de Paris cette fois, avant de rejoindre l’Hôtel de Crillon pour relever d’autres défis : Tea Time, viennoiserie de l’hôtel, carte nouvelle…La charge de tous les points de restauration à 39 ans ! Le room service ! Les événements ! Il impose son style et réveille les papilles comme jamais.

Un « Amoureux des épices et des parfums acidulés »

Matthieu Carlin apprécie la rhubarbe, le citron et souhaite que dès la première bouchée, le convive sache quel est l’ingrédient principal. Pas de superposition d’ingrédients. Et les saveurs sont conservées. Le secret ? Un travail de rencontres sincères. Avec les fournisseurs, les visites des lieux de production, le nez penché sur des livres de recettes de temps en temps, soucieux d’apprendre, de se souvenir, d’offrir. Encore et encore. Du travail acharné. De la rigueur. Et le grand prix de la patience. Car il faut 3 jours pour une apparente simple pâte feuilletée.

Le salon de thé « Butterfly Pâtisserie » est un spectacle de gourmandises avec deux possibilités :

 

  • Les amateurs ou non de pâtisseries peuvent se régaler dans un palace de renom, même sans prendre une chambre d’hôtel. Il y a, sans réservations, une dizaine de places assises qui vous attendent dans la chaleureuse butterfly room (et même un petit chariot à madeleine d’un charme fou).
  • Chaque gourmandise est à emporter. Un packaging impeccable. A partager dans un jardin tout proche, sur un banc ou à la maison. Le luxe à la portée de tous.

 

Tout est pensé pour vous satisfaire.

L’arrivée du printemps ?

Vous goûtez une fleur chocolat jasmin, une tarte au citron avec une mousse trempée dans une meringue à l’italienne, le sucre étant bien équilibré pour mettre davantage en valeur le goût de l’agrume.

D’autres petits bonheurs ?

  • Une version originale de la charlotte aux fraises, relevée par un soupçon de fleur d’oranger qui vous transformera en enfant. 
  • Un finger pamplemousse où on retrouve la douce amertume du fruit qui se mêle subtilement à une pâte au sucre croquante et une mousse fromage blanc.

Alors venez ! Ramenez chez vous les brioches fourrées, mais aussi des flans, des cakes ! Un praliné fait maison avec des noisettes caramélisées. Une exquise fleur de sel qui se mêle à ce poème de bouche.

Au Butterfly, ce qui s’emporte vous emporte…Et cette alternative de partir avec ce trésor gustatif à la maison est à saisir !

On comprend comment, avec ce chef d’orchestre, la pâtisserie s’est transformée en un art.

On contemple des gâteaux gourmands vraiment extraordinaires. Car son savoir-faire est réel, et il est essentiel à ses yeux de valoriser les métiers de la filière pâtissière (il parle plusieurs fois de son équipe, parle des commis dont il apprécie l’engagement au quotidien). 25 personnes alliées autour d’un espace luxueux mais accessible. Il suffit d’oser entrer. Pour repartir avec une pâtisserie de l’hôtel. Une part du Crillon à la maison. Le plaisir. L’émotion avec ses proches.

De nos jours, la pâtisserie française fait parler d’elle partout, dans l’hexagone et à l’étranger. La télé regorge d’émissions sur le sujet. Pour Matthieu Carlin, la trilogie gagnante est le goût, la texture et l’esthétisme. De son laboratoire jusqu’aux viennoiseries, il y a toujours un ingrédient principal avec une autre saveur qui ne passe pas au-dessus.

 

Cake, Pain de genes, Flan marbré, Chocolat ganaches, Pralines, Mendiants, Grignotins, gâteaux de Savoie, Madeleines, Langues de chat. Ce sont de vrais délices.

 

Assortiment de diamants, Cookies, Brioche garnie ou feuilletée…vous aurez toujours la qualité et la saisonnalité ! Des fruits et une fraîcheur savoureuse dans des créations très travaillées.

 

Une expérience à vivre, revivre, et surtout à partager !

 

Rédacteur : Tristan Baille

Interview Barbara Schulz

Interview Barbara Schulz

Barbara Schulz a construit un parcours rare, fait de fidélité au théâtre, de justesse dans le jeu et d’audace dans ses choix artistiques. Deux fois couronnée aux Molières, elle s’est imposée comme l’une des comédiennes les plus sensibles de sa génération, capable de passer avec une élégance singulière de la comédie à l’émotion la plus profonde. Chaque rôle qu’elle touche porte l’empreinte de son intensité et de sa sincérité.

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

Tailor Trucks 

Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

Interview de Laurent Bentata

Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

Interview Léa Lopez

Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

Le Banville (réseau Émeraude)

Le Banville (réseau Émeraude)

Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

« L’école de danse » à la Comédie-Française

Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.