Les diaboliques

C’est Nicolas BRIANÇON qui met en scène cette pièce. D’après Jules Barbey d’Aurevilly. Le texte est de Christophe Barbier. Avec Gabriel Le Doze. Magali Lange. Krystoff Fluder. Reynold de Guenyveau.

Christophe Barbier s’intéresse à cette œuvre symbolique. La question de la morale se pose alors. Tromper l’autre. La dépravation. Meurtre. Bassesses. Désirs dévorants. Vice.
4 acteurs diaboliquement énergiques nous poussent à réfléchir. Faut il interdire le recueil « les diaboliques » ?

L’inculpé de l’histoire ne se laisse pas faire face au juge d’instruction. C’est son travail, son cœur, sa liberté. Polémique ou non. Qu’est ce qui changera si une punition arrive ? Rien. Et c’est la mission des auteurs que de montrer ce que cache l’âme humaine. Sa beauté comme sa perfidie. La vérité, c’est que le plaisir charnel nous dévore. Nous fait peur et nous attire. Car la passion se joue de la morale. Elle court avec elle puis la bouscule. Elle l’embrasse puis la mord. Nos pulsions nous fascinent. Et Nicolas Briançon propose dans plusieurs thèmes une mise en scène juste. Équilibrée…présente et discrète.

Les diaboliques. Une œuvre comme un mauvais sort. Des accusations graves à l’époque. La loi doit être respectée et les idéalistes des mœurs de l’époque s’insurgent contre des actes non punis. La vertu elle même semble choquée.
Mais l’histoire avance et les « diaboliques» sont perçues différemment plus tard. Le cinéma saura alors montrer les richesses exquises tapies dans cette oeuvre.

Le texte est élégant. Il y a de l’emphase. Du rythme. Des images. Et ce n’est pas une mince affaire que de faire découvrir le style de Barbey d’Aurevilly. Sa plume en quête de métaphores. Sa verve.

Les personnages paraissent blessés. Dérangés. Le désir les marque à jamais, tatoue presque leurs cœurs. Les meurtrissant au plus profond de leur être, face à des femmes envoûtantes, étranges, presque insaisissables. Elles se taisent tantôt, dissimulent, puis parlent et scandalisent. Elles font hésiter le spectateur. Qu’est ce qui est vraiment condamnable ? Le désir ? Sa révélation ? Son existence même ? Le péché est une main qui sort de son gant de velours dans le théâtre de poche. Nous renvoyant à notre propre société ? Qui s’indigne aujourd’hui, quand la publicité utilise la sexualité pour vendre le moindre produit ? 
Christophe Barbier a écrit un texte brûlant. Et Nicolas Briançon, de sa mise en scène, souffle sur les braises. Nous jouons peut être aussi notre personnage, en apparence civilisé. Funambules entre le bien et le mal, à la frontière fragile. 
Mondain romantique, né le jour des morts, Barbey d’Aurevilly sera poursuivi un jour pour outrage à la morale publique. 
Les diaboliques. Au Théâtre de Poche. De Christophe Barbier. Mise en scène de Nicolas Briançon.
D’après Jules Barbey D’Aurevilly.
Du mardi au samedi à 21 h.
Le dimanche à 17 h.
Lumières : Jean Pascal Pracht.
Décor : Bastien Forestier.
Costumes : Michel Dussarat.
Son : Emeric Renard.
Assistante à la mise en scène : Elena Terenteva.
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