Le Grand Véfour : Renaissance d’un chef-d’œuvre parisien

Rédigé par Mallorie

Au détour d’un pas feutré sous les galeries du Palais-Royal, un éclat doré surgit entre deux colonnes. C’est là que repose, intact et pourtant métamorphosé, Le Grand Véfour. Plus qu’un restaurant : une légende. Une maison à vivre, un théâtre d’émotions dont les murs depuis 1784, résonnent les parfums de la création et du cliquetis élégant des couverts sur porcelaine fine.

Dans ce décor d’apparat où chaque fresque semble peinte pour mieux capter la lumière des conversations, l’Histoire ne s’est jamais tue. Colette y avait sa table, Jean Cocteau y dessinait sur les nappes, André Malraux y méditait. Plus de deux siècles de gastronomie, de débats, de réinventions. Aujourd’hui encore, l’adresse se dresse, souveraine, mais désormais plus accueillante que jamais.

Un joyau vivant au cœur du Palais-Royal

Installé dans l’ancien Café de Chartres, Le Grand Véfour a traversé les siècles sans jamais se figer. Moulures en stuc, boiseries d’époque, miroirs patinés et plafonds peints : ici, rien n’est figé dans la naphtaline du passé. Tout vibre encore de l’esprit des Lumières. Mais cette beauté, jadis réservée à une élite, s’ouvre aujourd’hui dans un élan nouveau, plus accessible, plus chaleureux et plus vivant.

Sous la houlette du chef Guy Martin, passionné autodidacte au talent reconnu, la maison s’est allégée des codes rigides pour ne garder que l’essentiel : le goût, la générosité et le plaisir partagé. Guy Martin est un poète des saveurs, un homme qui ne cuisine pas pour impressionner, mais pour raconter. Chaque assiette devient un récit, chaque bouchée une parenthèse entre héritage et imagination. Sa cuisine, nourrie de ses voyages et de sa fascination pour les arts, est une invitation à la découverte, entre audace et racines profondes.

Une terrasse hors du temps

Quand revient le printemps, Le Grand Véfour se découvre une nouvelle scène : la terrasse péristyle. À l’abri des intempéries et des regards trop pressés, elle s’installe sous les arcades du Palais-Royal comme un prolongement naturel de la table. Un verre à la main, entouré de colonnes centenaires, on redécouvre Paris autrement.

La magie opère dès le déjeuner, quand la lumière glisse doucement entre les feuilles et se prolonge jusqu’au soir, dans l’intimité d’un dîner à ciel ouvert. Que l’on vienne pour un apéritif décontracté ou pour un menu d’exception, chaque instant devient précieux, enveloppé dans la douceur d’un lieu qui sait suspendre le temps.

Un retour à l’essence

Ce n’est pas une révolution, mais un retour aux sources. Un recentrage autour d’une idée simple : le bonheur de se retrouver. Entre amis, en famille, en amoureux ou entre collègues, Le Grand Véfour est devenu ce point d’équilibre rare où l’on peut conjuguer beauté, simplicité et excellence.

Ici, l’élégance ne se proclame pas, elle se vit. Dans le soin apporté au service, dans la finesse des produits, dans le rythme d’un déjeuner qui prend le temps. On y vient pour célébrer, pour penser, pour savourer, pour s’émerveiller. Pour sentir battre le cœur de Paris dans chaque détail.

Un repère parisien pour les amoureux du beau

En redonnant à ce lieu mythique une part de légèreté sans en trahir la grandeur, Le Grand Véfour réconcilie passé et présent, prestige et convivialité. Il redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : le Q.G. du Palais-Royal, une adresse où l’on se sent attendu, accueilli comme chez soi, dans ce que Paris a de plus rare et de plus précieux.

Le Grand Véfour
17 rue de Beaujolais, 75001 Paris

Téléphone : 01 42 96 56 27
 www.grand-vefour.com

Interview Barbara Schulz

Interview Barbara Schulz

Barbara Schulz a construit un parcours rare, fait de fidélité au théâtre, de justesse dans le jeu et d’audace dans ses choix artistiques. Deux fois couronnée aux Molières, elle s’est imposée comme l’une des comédiennes les plus sensibles de sa génération, capable de passer avec une élégance singulière de la comédie à l’émotion la plus profonde. Chaque rôle qu’elle touche porte l’empreinte de son intensité et de sa sincérité.

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

Tailor Trucks 

Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

Interview de Laurent Bentata

Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

Interview Léa Lopez

Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

Le Banville (réseau Émeraude)

Le Banville (réseau Émeraude)

Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

« L’école de danse » à la Comédie-Française

Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.