Le Grand Rallye des Lacs : quand l’élégance prend le volant.

Par Mallorie

Une odyssée suisse où chaque virage révèle un nouveau chapitre de l’art de vivre

Dans un monde où l’instantané règne en maître, certains événements osent encore célébrer la lenteur voluptueuse du voyage. Le Grand Rallye des Lacs, imaginé par Jean-Michel Simonian, président de XCELSO, s’inscrit dans cette philosophie rare : transformer le déplacement en expérience, la route en théâtre de l’élégance.

L’anti-course par excellence

« Ce n’est pas un rallye de régularité de plus », prévient d’emblée le fondateur. Et pour cause : ici, pas de chronomètre impitoyable ni de classement final. Ce qui compte, c’est l’instantané volé à chaque détour, l’émotion capturée entre deux cols, la complicité tissée autour d’une table étoilée. Le Grand Rallye des Lacs privilégie l’intensité à la vitesse, l’expérience à la performance.

Cette première édition, lancée depuis Ascona, ce bijou tessinois niché entre lac Majeur et montagnes alpines, trace un parcours de 400 km à travers les plus beaux écrins helvétiques. Quatre jours, cinq étapes, et autant de palaces mythiques qui ponctuent cette aventure mobile : de l’Eden Roc sur les rives du Lago Maggiore au Président Wilson face au Léman, en passant par le Chedi Andermatt et le Bürgenstock Resort.

Les nouvelles règles du jeu

Innovation remarquable : le rallye réinvente ses propres codes. Fini les roadbooks techniques et les pointages austères. Place aux « 3 Règles d’Or » qui tiennent davantage du carnet de voyage que du règlement sportif. Chaque équipage doit immortaliser son parcours, partager ses découvertes sur le groupe WhatsApp dédié, et surtout, s’imprégner de chaque village traversé.

« Un œil artistique est recommandé », précise malicieusement l’organisateur. « Même une vache devant une église peut faire une photo gagnante ! » Cette approche décomplexée transforme chaque participant en ambassadeur involontaire du patrimoine suisse, créant une galerie collective où se mêlent spontanéité et esthétisme.

Le parcours des émotions

L’itinéraire révèle une Suisse secrète, loin des sentiers battus. La première étape emprunte la mythique Tremola, cette route pavée du col du Gothard qui servit de décor à la Mille Miglia. Les lacets se succèdent dans un ballet mécanique où chaque virage offre une nouvelle perspective sur les sommets tessinois.

Plus loin, la Valle Verzasca dévoile ses villages historiques comme Lavertezzo et son célèbre Ponte dei Salti, ce pont de pierre qui enjambe les eaux cristallines depuis des siècles. Entre Andermatt et Lucerne, le col de Susten révèle ses panoramas vertigineux, tandis que le lac des Quatre-Cantons étend ses eaux saphir au pied des Alpes bernoises.

L’hospitalité réinventée

Chaque étape nocturne a été pensée comme un chapitre d’un roman hédoniste. À Andermatt, le Chedi accueille les équipages dans son patio pour un déjeuner aux saveurs authentiquement suisses. Le Bürgenstock Resort, perché à 450 mètres au-dessus du lac de Lucerne, dévoile le plus grand jacuzzi d’Europe et ses vues plongeantes sur les eaux alpines.

L’arrivée à Genève marque l’apothéose avec une soirée de gala au Président Wilson, cet établissement légendaire où se mélangent diplomates, artistes et capitaines d’industrie. « Entre lacs et montagnes, nous vivrons des moments uniques », promet Jean-Michel Simonian. Une promesse tenue grâce à des partenaires d’exception comme la Banque Syz et le groupe Franck Muller, dont les engagements reflètent cette recherche permanente d’excellence.

 L’art de vivre comme manifeste

Plus qu’un simple événement, le Grand Rallye des Lacs s’érige en manifeste d’une certaine idée du luxe. Ici, pas d’ostentation vulgaire, mais une élégance discrète qui préfère l’émotion partagée à l’accumulation de biens. Les voitures, soigneusement sélectionnées, deviennent les complices silencieuses de cette quête esthétique.

« C’est la Passion qui nous réunit », explique le fondateur. « Passion pour l’automobile, la gastronomie, les Grands Crus, et surtout, pour la vie. » Cette philosophie transparaît dans chaque détail : du choix des étapes aux moments de convivialité, en passant par cette exigence photographique qui transforme chaque participant en chroniqueur de son propre voyage.

Rendez-vous en 2026

Le succès de cette première édition augure déjà d’un avenir prometteur. La date est d’ores et déjà retenue : début juin 2026 pour la deuxième édition de ce qui pourrait bien devenir le rendez-vous incontournable des amoureux de belles mécaniques et de beaux paysages.

Dans une époque où l’authenticité se raréfie, le Grand Rallye des Lacs propose une parenthèse précieuse. Celle où l’on redécouvre que le voyage, bien plus que la destination, reste le plus beau des luxes. À condition de savoir prendre le temps de le savourer.

La prochaine édition du Grand Rallye des Lacs se déroulera début juin 2026. Renseignements : jmsimonian@xcelso.fr

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Entretien de Tristan Baille avec Laurence Gray autour de Toutes les choses géniales

Bonjour ! Qu’est-ce qui t’a donné envie de porter ce texte sur scène ? Et, en le travaillant, as-tu découvert des choses que tu n’avais pas perçues à la première lecture ?

Laurence Gray : Je suis une grande lectrice, mais je trouve parfois la lecture d’une pièce un peu aride. Le théâtre est fait pour être joué, pour être vu. Or, là, c’est l’une des rares fois où, dès la lecture, j’étais totalement avec le personnage. J’étais transportée, je passais du rire aux larmes. Je l’ai lu d’une traite et j’ai eu un immense coup de cœur.

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.