Le Cristal rencontre Manhattan : l’audacieuse métamorphose de Baccarat

Une maison de cristal vieille de 250 ans ose l’hospitalité new-yorkaise

Certains mariages qui semblent improbables sur le papier. Prendre une manufacture française fondée sous Louis XV en 1764, réputée pour avoir ciselé des verres destinés aux têtes couronnées du monde entier, et la transposer dans l’effervescence verticale de Midtown Manhattan ? L’idée aurait pu paraître saugrenue, et pourtant.

Face au MoMA, sur la 53e Rue Ouest, une tour de 50 étages scintille désormais d’une lumière particulière. Ses 125 pieds de façade ondulent comme un rideau de cristal plissé, annonçant d’emblée la couleur : ici, on ne plaisante pas avec l’éclat. Bienvenue au Baccarat Hotel New York, là où l’excellence française de la taille du cristal s’est muée en expérience hôtelière.

L’art de faire briller

Dès l’entrée, le ton est donné. Une cheminée de quatre pieds de haut crépite en permanence, hommage vibrant aux fours ardents de l’usine alsacienne où naissent encore aujourd’hui les pièces légendaires de la marque. Mais c’est dans le lobby que le souffle se coupe vraiment : un mur entier, bardé de plus de 2000 verres Harcourt, l’iconique modèle de la maison, chacun éclairé par LED et disposé horizontalement. Le résultat : un kaléidoscope lumineux qui ne s’éteint jamais, une installation hypnotique qui dialogue avec les heures du jour et de la nuit.

On comprend vite que Barry Sternlicht, l’homme derrière cette métamorphose, n’a pas simplement voulu créer un hôtel de luxe de plus. « Je voulais célébrer la lumière, produire un lieu qui brille, qui scintille, sensuel et élégant mais jamais guindé« , explique-t-il. Mission accomplie.

Une géométrie du raffinement

Les 114 chambres et suites, réparties sur les douze premiers étages de la tour, prolongent cette philosophie du détail impeccable. Le duo français Gilles & Boissier a orchestré les intérieurs avec ce mélange rare de rigueur parisienne et de décontraction new-yorkaise. Parquets précieux, soies plissées tendues aux murs, plafonds nervurés en acier ou recouverts de mica : chaque surface raconte une histoire de savoir-faire.

Dans les salles de bains en marbre blanc, dissimulées par des portes peintes à la main, on découvre les créations olfactives de Francis Kurkdjian conçues exclusivement pour l’hôtel. Et ce détail qui fait sourire : sur le téléphone de la chambre, un bouton simplement marqué « Champagne » permet de commander une bouteille accompagnée bien sûr, de flûtes Baccarat.

Quand la cuisine rencontre le cristal

Au deuxième étage, le chef Gabriel Kreuther, doublement étoilé Michelin, règne sur les fourneaux avec cette élégance alsacienne qui caractérise sa cuisine. Originaire de la même région que la manufacture historique de Baccarat, il insuffle aux menus une touche de nostalgie française sublimée par l’excellence du geste.

Dans le Grand Salon, on déjeune, on prend le thé à l’anglaise, on brunche le weekend. Au Bar adjacent inspiré, paraît-il, des écuries de Versailles, les cocktails se dégustent sous des voûtes en berceau, au comptoir de 60 pieds ou sur la terrasse Le Jardin qui surplombe le musée d’en face. Partout, les 15 000 pièces de cristal Baccarat dépareillées transforment chaque gorgée en petit événement lumineux.

L’esprit du lieu

Ce qui frappe peut-être le plus dans cet établissement distingué par Forbes et l’AAA de leurs cinq étoiles respectives, c’est cette capacité à marier patrimoine et modernité sans jamais verser dans le pastiche. Les dix-sept lustres sur mesure suspendus à travers l’hôtel dont un, magnifiquement incongru, entièrement sculpté dans le bois, côtoient des œuvres d’art contemporain choisies par les curateurs français Stéphanie et Frédéric Chambre.

Au sous-sol, la piscine de 55 pieds carrelée de marbre noir et blanc évoque un bal figé dans le temps, tandis que les murs arborent les jardins utopiques du peintre François Houtin, clin d’œil aux forêts qui entourent l’usine française.

Et puis il y a ce spa, le premier Spa de La Mer aux États-Unis, niché comme un secret précieux, promettant cette régénération que seule la rencontre de l’eau et du luxe sait offrir.

Une nouvelle ère

Au fond, le Baccarat Hotel New York raconte une métamorphose plus large : celle d’une maison bicentenaire qui, sans rien renier de son héritage, ces artisans récompensés du titre de Meilleurs Ouvriers de France, cette exigence de la perfection transmise depuis des générations, accepte de se réinventer.

Dans le boutique du rez-de-chaussée, entre luminaires et carafes étincelantes, on mesure le chemin parcouru. De la cour de Louis XV aux suites qui dominent la 5e Avenue, Baccarat a traversé les siècles en gardant intact ce qui fait son essence : l’obsession du geste, celui qui transforme le sable en lumière, et désormais, l’hospitalité en œuvre d’art.

Article rédigé par Mallorie 

Baccarat Hotel New York, 20 West 53rd Street, New York
Réservations : 1-844-294-1764 |
baccarathotels.cominstagram.com/baccarathotels 

PALO SANTO – IBIZA

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Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

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À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

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MAJORELLE – Ibiza

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