La Bouitte : l’authenticité au sommet

Au cœur des 3 vallées, au hameau de Saint Marcel et à Saint-Martin-de-Belleville, la tradition savoyarde a sans conteste résisté aux aléas du temps, sereine et nature, dans la pure tradition savoyarde des chalets d’époque. Les yeux sur les sommets, à peine à quelques lacets de notre arrivée, l’âme déjà embarquée dans la curiosité planante, se dresse La Bouitte, Relais & Châteaux 5 étoiles, chez René et Maxime Meilleur, restaurant étoilé au Guide Michelin depuis plus de 20 ans.

C’est dans ce havre de paix que la magie opère dès l’instant. L’atmosphère est délicate mais non ostentatoire, l’attention particulière dénuée de manières surfaites, surprenante. Nous sommes d’ores et déjà transportés dans un cocon familial où tout est fait pour nous projeter chez nous, mais un peu ailleurs. L’évasion s’inscrit dans les murs. Dans la décoration culturelle et historique, les cloches de vaches chinées, les tableaux d’Art et autres poteries anciennes, les moules à beurre des grands-mères, les fourches à foin symbole de la vie agricole et du bon sens paysan, les richesses nourricières chères à la famille Meilleur. 

Tout s’inscrit dans cette cohérence d’art de vivre d’aujourd’hui, dans un parfum heureux régressif, dans l’amour d’une terre et d’un héritage local aussi. Et quand démarre notre périple dès l’après-midi, c’est au spa Béla Vya que l’évasion s’éveille. L’ambiance, marquée par la pierre et la projection des montagnes, derrière la piscine intérieure, nous plonge littéralement en pleine nature. Le jacuzzi extérieur, entre neige et chaleur apaisante rassurante, contraste avec le froid environnant, créant à lui seul une expérience sensorielle unique. Et c’est dans cet écrin au souffle coupé que le spa propose des soins exclusifs, dont deux rituels de montagne peu communs. Le bain de Marie, mélange de lait et de miel pour une hydratation profonde, et le rituel des marmottes, inspiré par leurs habitudes. Une projection nature sublime et déconnectante. L’apaisant dans ses lettres de noblesse.

Et si le vivre nous transporte, l’histoire de la Bouitte est en parfait accord. Elle raconte la Famille Meilleur, René et Marie Louise qui en 1976 construisent leur petite maison -« Bouitte » en patois savoyard -sur un champ de pommes de terre. Aujourd’hui Relais & Châteaux 5 étoiles, la route fût longue et semée de bosses, de hasards et de bonheur absolu. Chaque mur et chaque espace pensés et bâtis par René, puis son fils Maxime ( et son épouse Delphine ), dévoilent l’authenticité et l’âme de leur Maison. Tout est eux ici. Dans l’art de recevoir comme dans les rires qui résonnent, dans les odeurs de biscuirons comme celles du genièvre à sécher. Nous avons eu le privilège de séjourner dans la suite Marie, offrant une vue époustouflante sur les montagnes enneigées. Une suite où luxe et authenticité se marient à l’unisson.

Et quand est venu le temps du diner, c’est un ballet parfaitement chorégraphié qui s’est déroulé sous nos yeux à la Table de René et Maxime. Pas de ceux qui se prévoient et qui frôlent le théâtral. Ceux qui expriment et qui vivent avec passion, heureux de nous transmettre leur savoir. Ici chaque plat est une symphonie de saveurs, des amuses-bouches exquis jusqu’aux desserts, où le lait dans tous ses états nous saisit entre finesse et caractère. Nous avons voyagé au travers des plats, de la truite au bleu du viviers, d’une raclette aérienne virtuose et soufflée. Du beurre au foin des étables au pain à la pommes de terre en hommage à l’héritage, le sens sous nos papilles a boosté notre voyage en plein vol.

Et le soir venu, dans l’intimité du salon, nous avons profité d’un moment privilégié avec les chefs Meilleur, un échange en toute simplicité et sans artifice, l’émotionnel naturel et réconfortant des fins de soirées, autour d’une flambée d’hiver.

Le lendemain, les souvenirs déjà plein la tête, le petit déjeuner du Berger nous attendait. Terrines des chefs, tartes de saison, gigot séché, croissant maison, poissons du fumoir ou sérac local, entre mets salés et sucrés,  fromages du coin et pains divins, le détail encore une fois n’était pas laissé au hasard. Nous avons salué nos hôtes non sans émotion et jeté un dernier regard sur nos ressentis prenants et nous avons repris la route. Nous nous sommes arrêtés non loin de là, au Bistrot Simple & Meilleur, offrant une cuisine simple et authentique au pied des pistes, un repaire en famille ou entre amis, autour du partage et de la générosité, valeurs fidèles et indélébiles de la Famille Meilleur.

C’est ainsi que la boucle s’est bouclée. Tout comme les chefs Meilleur ont su créer en famille un parcours gastronomique unique, de l’aube au crépuscule, chaque moment est une invitation à la gourmandise et à la convivialité. La Bouitte incarne ainsi un lieu où le bien-être et la simplicité se conjuguent dans l’harmonie, offrant à ses hôtes une expérience inoubliable, suspendue dans le temps.

Interview Barbara Schulz

Interview Barbara Schulz

Barbara Schulz a construit un parcours rare, fait de fidélité au théâtre, de justesse dans le jeu et d’audace dans ses choix artistiques. Deux fois couronnée aux Molières, elle s’est imposée comme l’une des comédiennes les plus sensibles de sa génération, capable de passer avec une élégance singulière de la comédie à l’émotion la plus profonde. Chaque rôle qu’elle touche porte l’empreinte de son intensité et de sa sincérité.

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

Tailor Trucks 

Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

Interview de Laurent Bentata

Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

Interview Léa Lopez

Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

Le Banville (réseau Émeraude)

Le Banville (réseau Émeraude)

Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

« L’école de danse » à la Comédie-Française

Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.