Francois Perret

Depuis son plus jeune âge, François Perret entretient une relation passionnée avec la pâtisserie française, faite de souvenirs sucrés, de gestes précis et d’émerveillement. Très tôt, il comprend que la gourmandise peut être un art, une émotion à part entière. Formé dans les plus grandes Maisons, il forge patiemment son style, entre rigueur et inventivité, jusqu’à devenir l’une des figures majeures de la pâtisserie contemporaine. François Perret a rejoint le Ritz Paris en 2015 pour préparer la réouverture de l’Hotel en 2016, insufflant un vent de renouveau et d’élégance à l’ensemble de l’offre sucrée de l’hôtel.

Ses créations, à la fois généreuses, d’une extrême finesse et toujours empreintes de légèreté, séduisent autant les fins gourmets que les amateurs curieux. Chaque dessert porte sa signature : un équilibre parfait entre tradition française et modernité joyeuse. En 2019, sa singularité est couronnée par le titre de « Meilleur Chef pâtissier de restaurant du monde », une distinction internationale qui salue son talent hors norme. La même année, il devient le visage de la série The Chef in a Truck, diffusée sur Netflix, où l’on découvre un chef accessible, chaleureux et passionné, emmenant la haute pâtisserie sur les routes de France dans un food truck revisité. Le public, conquis, découvre un artisan du goût aussi créatif qu’attachant.

La vision de François Perret dépasse largement la simple idée de gourmandise : pour lui, la pâtisserie est une expérience sensorielle totale, un art de vivre qui mêle émotion, esthétique et plaisir immédiat. Chaque création est pensée pour éveiller le regard, titiller l’odorat, surprendre le palais, comme une parenthèse enchantée dans le rythme effréné du quotidien.

Son objectif ? Créer du désir avant même la première bouchée, puis laisser la douceur agir comme une madeleine de Proust. Voluptueuse sans jamais être pesante, sa pâtisserie appelle à la redécouverte, à la répétition du bonheur. Dans ses desserts ludiques, souvent inspirés des douceurs de l’enfance, François Perret insuffle une touche de nostalgie joyeuse. Il nous rappelle que le raffinement peut être léger, et que l’émotion la plus pure est parfois cachée dans la simplicité d’un flan, d’un biscuit moelleux ou d’un chocolat parfaitement équilibré.

Trois instants pour savourer l’inventivité sucrée de François Perret

Le nom : Inutile d’en faire trop lorsqu’un simple mot peut réveiller une mémoire sensorielle. La Madeleine, le Cookie… Ces douceurs intemporelles évoquent aussitôt les parfums d’enfance, les goûters insouciants et les plaisirs partagés. Chez François Perret, les intitulés vont droit au cœur, comme une promesse sincère d’émotion retrouvée.

Le visuel : Ici, pas de décor superflu, mais une esthétique épurée et vibrante. Les teintes éclatantes proviennent du fruit, les formes généreuses naissent de l’imagination du Chef. Chaque dessert est une composition visuelle pensée pour captiver, séduire, intriguer. L’œil est déjà conquis avant même que la cuillère ne plonge.

Le goût : Puis vient la révélation en bouche. Une explosion de saveurs, toujours maîtrisée, toujours équilibrée. La fraîcheur des ingrédients, la délicatesse des textures, l’élégance des accords : tout concourt à créer une expérience gustative à la fois intense et raffinée. Une gourmandise qui étonne autant qu’elle rassure, et dont on ne se lasse jamais.

Au Ritz Paris Le Comptoir, François Perret réinvente la pâtisserie française avec un sens aigu de la praticité sans jamais sacrifier l’élégance. Son ambition ? Offrir des douceurs aussi raffinées que faciles à déguster, que l’on soit assis dans l’écrin feutré du Ritz ou en balade dans les rues de Paris.

Les grands classiques sont subtilement transformés : plus généreux, plus gourmands, mais aussi pensés pour être transportés, partagés, emportés. Chaque création s’adapte au quotidien sans perdre de sa poésie, pour que le plaisir pâtissier vous accompagne partout, à la maison, au bureau ou sur un banc, face à la Seine.

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.