Carmen, une flamme contemporaine au Théâtre Libre

Sur la scène du Théâtre Libre, Carmen renaît avec une intensité foudroyante. Loin de se contenter d’un simple hommage à l’opéra mythique de Bizet, cette nouvelle adaptation chorégraphique signée Julien Lestel transcende le récit original pour en faire un manifeste moderne, vibrant, brûlant. Une Carmen d’aujourd’hui, féminine et furieusement libre, portée par une musique plurielle et un souffle militant.

Trois univers musicaux s’entrelacent dans cette œuvre singulière : la partition emblématique de Georges Bizet, revisitée avec la virtuosité percussive de Rodion Shchedrin, et un souffle nouveau, électro-acoustique, insufflé par Ivan Julliard. Ce tissage sonore audacieux vient donner une profondeur inédite aux tensions dramatiques de l’histoire, tout en ancrant Carmen dans notre époque.

Julien Lestel signe ici une chorégraphie à la fois sensuelle et brutale, d’une beauté troublante. Fidèle à la trame originelle — l’amour, la jalousie, la liberté, la mort — il choisit d’en faire émerger les enjeux sociaux et politiques. Carmen, figure de désir et de transgression, devient le symbole d’un combat universel : celui de l’émancipation féminine, de la lutte contre la domination masculine, de la résistance à la violence faite aux femmes.

La scène se fait alors arène. Les corps s’y affrontent, s’y cherchent, s’y déchirent. C’est un ballet incandescent où la grâce flirte avec la rage, où les étreintes sont sublimes mais jamais édulcorées. Une Carmen féministe, injustement punie pour espérer être libre. Une Carmen poétique, tragique, qui interroge l’inégalité, le regard masculin, et appelle à la fraternité.

Avec cette relecture puissante, Carmen n’est plus seulement une héroïne d’opéra. Elle est devenue une voix. Une présence. Un cri. Celui d’une femme qui veut aimer sans appartenir. Danser sans se soumettre. Exister sans s’excuser. Un spectacle total, à voir absolument. 

Théâtre Libre / Jean Marc Dumontet

4 Bd de Strasbourg

75010 Paris

balletjulienlestel.com

Chorégraphie : Julien LESTEL

Production : Alexandra Cardinale Opéra Ballet Production
Musiques : Georges BIZET / Rodion SHCHEDRIN / Iván JULLIARD

Lumières : Lo Ammy VAIMATAPAKO/ Costumes : BJL
Assistant chorégraphe : Gilles PORTE
Avec les 10 danseurs du Ballet Julien Lestel

Mara Whittington, Titouan Bongini, Maxence Chippaux, Inès Pagotto, Roxane Katrun, Jean-Baptiste de Gimel, Ingrid Le Breton, Éva Bégué, Celian Mael Bruni, Louis Plazer

au Théâtre Libre

du 9 au 20 avril 2025

du merc au samedi à 19h

dimanche à 15h

Durée : 1h10

Tournée :

09 au 20 AVRIL 2025PARISThéâtre Libre
25 AVRIL 2025AJACCIO Théâtre l’Empire
16 MAI 2025BITCHE Espace René Cassin
28 MAI 2025MARSEILLE Silo
31 MAI 2025BORDEAUX Théâtre Femina
29 JUILLET 2025
26 SEPTEMBRE 2025RAMATUELLE Festival de RamatuelleCAGNES-SUR-MER Casino Terrazur
02 OCTOBRE 2025ROUSSET Salle Emilien Ventre
04 OCTOBRE 2025BERRE-LETANG Esplanade Lucie Aubrac
10 OCTOBRE 2025BRUNOY Théâtre de Brunoy
11 OCTOBRE 2025LONGJUMEAU Théâtre de Longjumeau
12 OCTOBRE 2025LE BLANC-MESNIL Théâtre du Blanc-Mesnil
25 OCTOBRE 2025VITTEL Palais des Congrès
23 NOVEMBRE 2025FOS-SUR-MER Théâtre de Fos
07 et 08 DECEMBRE 2025 AURILLAC Théâtre d’Aurillac
17 DECEMBRE 2025HAUTE-GOULAINE Le Quatrain
27 JANVIER 2026CHARTRES Théâtre de Chartres
06 FEVRIER 2026BOUC-BEL-AIR Complexe des Terres Blanches
15 FEVRIER 2026BAGNOLS-SUR-CEZE Centre culturel Léo langrange
06 MARS 2026LA GARDE Théâtre de la Garde
09 AVRIL 2026HERBLAY Théâtre Roger Barat
26 AVRIL 2026SAINT-MARCEL Centre Culturel Guy Gambu
28 NOVEMBRE 2026


LA BAULE Palais des Congrès Atlantia
HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

Tailor Trucks 

Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

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Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

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Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

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Entre traditions réinventées et créations d'exception, les maisons françaises rivalisent d'élégance pour enchanter cette fin d'année. Immersion dans un univers où chaque détail compte, où le raffinement côtoie la gourmandise, et où la magie opère dès les premiers flocons.

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Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

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Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.