Alix Benezech, l’art de renaître à chaque rôle

Il y a chez Alix Bénézech une élégance instinctive, une douceur feutrée, mais aussi cette capacité à se lover dans les ombres avant de bondir vers la lumière. Elle même le dit avec malice : son caractère ressemble à celui d’un chat. Une image qui lui sied parfaitement, tant son parcours se nourrit de patience, de curiosité et d’audace.

1ere : crédit photo « François Xavier Antonini » I 3e : crédit photo Thomas Floyd

Formée à la littérature du XIXᵉ siècle, elle a consacré son mémoire à Marcel Proust, Alix Bénézech porte en elle le goût des mots, la mémoire des sensibilités et l’art d’explorer les profondeurs de l’âme. Sa passion pour la littérature irrigue son jeu d’actrice, qu’elle conçoit comme une enquête intime : chaque rôle est l’occasion d’ouvrir un livre, de se plonger dans une vie, d’habiter un autre temps.

Et quand elle joue, quelque chose d’indéfinissable se produit. Sa voix glisse comme une caresse ou frappe avec l’éclat d’une lame, son corps semble danser même dans l’immobilité. Elle ne cherche jamais à séduire, mais séduit malgré elle, par cette vérité nue qu’elle dégage. Sa beauté n’est pas celle d’une image figée, mais celle d’un visage qui s’éclaire différemment selon l’ombre qui le frôle, d’un regard qui peut contenir tour à tour la fragilité d’un secret et la puissance d’une révolte. Elle a cette rare faculté d’être à la fois lointaine et proche, mystérieuse et familière. Sur scène ou devant la caméra, elle devient comme une fenêtre ouverte : le spectateur croit voir un personnage, mais c’est en lui même qu’il se surprend à plonger.

On dit qu’elle a les traits de Juliette Gréco, et il est vrai qu’un air de famille unit leurs regards profonds. Mais en vérité, Alix Bénézech n’imite personne : elle réinvente. Son art n’est pas de reproduire, mais de révéler. Elle se laisse traverser, comme si chaque rôle était une rivière dont elle acceptait le courant. Et ce courant, elle le transforme en une présence unique, vibrante, qui persiste longtemps après la fin d’une scène.

Au cinéma, elle a croisé les plus grands : Clint Eastwood, dont elle garde le souvenir d’un homme tendre et malicieusement drôle, et Tom Cruise, face auquel elle a donné la réplique dans Mission Impossible, Fallout. Sur scène ou à l’écran, en France ou à Hollywood, elle collectionne les prix d’interprétation, comme autant de jalons posés sur une trajectoire internationale.

3e : crédit photo Romy le Coz

Mais c’est sans doute dans « Nouvelle Vague », le film événement de Richard Linklater attendu le 8 octobre en salles, que se cristallise une nouvelle étape. Alix y incarne Juliette Gréco, muse intemporelle de Saint Germain des Prés.

« Je connaissais son nom, mais peu sa vie », confie t elle. Alors, fidèle à sa méthode, elle a enquêté, lu ses livres, écouté sa voix unique, rencontré ses fantômes. Peu à peu, Juliette est devenue une sœur, une confidente, un double qu’elle va laisser grandir en elle.

Cette rencontre imaginaire a pris chair lors d’un casting où, devant Guillaume Marbeck et Richard Linklater, elle a improvisé avec une intensité telle que le cinéaste, habituellement discret, n’a eu qu’un mot : « Bravo. »

Ce mot, Alix l’a d’abord cru poli, presque anodin. Mais il a suffi à déclencher des larmes, celles d’une actrice qui venait de traverser un monde et qui en pressentait déjà la beauté. Quelques semaines plus tard, l’appel du casting officialisait la nouvelle : elle serait Juliette Gréco.

Depuis, tout s’est aligné : les essayages dans l’appartement mythique de Gabrielle Chanel, les costumes authentiques, l’émotion d’un rôle qui semble écrit pour elle.

« C’est une lettre d’amour au cinéma », dit elle. Un cinéma qu’elle aime comme on aime un ami fidèle, avec la conviction que les films sont des vagues successives qui vous poussent plus loin.

Aujourd’hui, Alix Bénézech navigue entre comédies (Berlin Berlin d’Olivier Van Hoofstadt), thrillers (L’Infiltrée d’Ahmed Sylla), séries populaires (Astrid et Raphaëlle, Tom et Lola), et créations plus confidentielles qui révèlent son exigence. Elle avance avec la liberté d’une artiste qui croit aux rencontres, au hasard fécond, aux signes que la vie sème sur son chemin. De Cannes aux projections de Deauville.

Actrice multiple, érudite et instinctive, Alix Bénézech a déjà parcouru bien des routes. Mais il y a dans son regard et dans ses choix la promesse d’une aventure plus vaste encore. Car, comme Juliette Gréco, elle sait que l’art est avant tout un autre nom pour l’amour.

Hotel Paquis / 9 Collection

Hotel Paquis / 9 Collection

À Genève, le 9Hotel Collection Pâquis, au rythme d’un quartier qui bouge et parle plusieurs langues, Genève oblige, est un hôtel 3 étoiles proche de tout. Et surtout proche de ce que tu viens souvent chercher ici : une ville qui se marche, un lac qui apaise, et un point d’ancrage fiable quand les journées se remplissent vite.

Interview Olivier Soliveres

Interview Olivier Soliveres

Beaucoup de mes spectacles pour enfants, à la base, je les ai faits pour mes propres enfants. Je suis papa de quatre enfants et ils ont grandi avec mes spectacles. Par exemple, mes premiers spectacles sur le Père Noël, les chevaliers, tout ça, c’était pour mes grands garçons. Plus tard, j’ai fait « Space Wars » parce qu’ils étaient fans de Star Wars… et moi aussi. « Chevaliers », c’est venu parce que je leur lisais des livres de chevalerie le soir, dans leur lit superposé en forme de château fort. À un moment, je me suis dit : mais il n’y a pas de spectacle de chevalerie pour enfants. Alors je l’ai fait.

Le restaurant Horiz

Le restaurant Horiz

Au croisement de la rue Volta et de la rue au Maire, le restaurant « Horiz » s’inscrit dans une histoire qui dépasse celle d’un simple restaurant. Avant de porter ce nom, l’adresse était déjà un lieu de cuisine familiale, tenu par les parents des deux frères Lin. En reprenant le restaurant, ils n’ont pas cherché à rompre avec le passé, mais à le faire évoluer. Le lieu a changé de visage, mais l’essentiel est resté : une cuisine enracinée dans une mémoire familiale, désormais portée par une nouvelle génération.

Yael Naim

Yael Naim

Yael Naim a toujours avancé à pas feutrés dans le paysage musical, comme si elle préférait la résonance intérieure à l’écho médiatique. Née à Paris, partagée très tôt entre plusieurs cultures et plusieurs langues, elle a construit son univers dans les interstices, là où les identités se croisent et se répondent. La musique est venue à elle comme un refuge autant que comme un langage : le piano d’abord, puis la voix, si belle dans ce qu’elle transmet.

Interview d’Izzy Escobar

Interview d’Izzy Escobar

Elle est née très tôt, presque sans que je m’en rende compte. Mon père était DJ, donc la musique faisait partie du quotidien, avec beaucoup de styles différents et une vraie culture du rythme. En parallèle, j’ai commencé le violon très jeune, ce qui m’a donné une autre approche, plus classique et plus intérieure. Aujourd’hui encore, je construis mes chansons entre ces deux pôles : le mouvement, l’énergie, et la recherche d’un équilibre entre les mots et la musique, pour que l’un ne prenne jamais le dessus sur l’autre.

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes Bleu Forêt

Les chaussettes occupent une place discrète dans la garde robe, souvent perçues comme un simple accessoire utilitaire. Pourtant, certaines marques démontrent qu’elles peuvent devenir un véritable élément de confort et d’élégance au quotidien. C’est le cas de « Bleuforêt », une maison française qui a fait de la chaussette un produit pensé avec la même exigence que les pièces les plus visibles d’un vestiaire soigné.

Uni Restaurant

Uni Restaurant

Situé rue de la Trémoille, au cœur du Triangle d’Or, UNI Paris propose une approche singulière de la gastronomie japonaise, où l’excellence des produits rencontre une vision contemporaine et raffinée de l’expérience culinaire. L’adresse cultive une élégance discrète, loin des effets de mode, et s’adresse à une clientèle en quête de précision, de calme et d’émotion gustative.

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli 

La maison Lindt & Sprüngli naît au XIXᵉ siècle dans un contexte où le chocolat reste encore un produit rare et peu raffiné. À Zurich, David Sprüngli et son fils Rudolf commencent par transformer le cacao dans leur confiserie, avec l’ambition de proposer un chocolat de meilleure qualité que celui disponible à l’époque. Leur activité prend rapidement de l’ampleur et pose les bases d’une véritable entreprise chocolatière. Quelques décennies plus tard, une avancée décisive vient bouleverser l’histoire de la marque : en 1899, la famille Sprüngli acquiert l’atelier du chocolatier Rodolphe Lindt, installé à Berne. Cette union marque un tournant, en associant une entreprise en plein essor à une innovation technique majeure. À partir de là, Lindt & Sprüngli se développe progressivement en Suisse puis à l’international, en construisant sa réputation sur la qualité, la finesse et la constance de ses chocolats, jusqu’à devenir une référence mondiale du segment premium.