À Annecy, la Brasserie Brunet cultive l’art de la gourmandise responsable

Entre sauces généreuses et engagement écologique, le Chef Nicolas Guignard et Pauline Lemettre signent une cuisine qui réconcilie plaisir et conscience. Trois Écotables et un Bib Gourmand plus tard, leur table s’impose comme l’adresse incontournable du bien-manger annécien.

Il y a des restaurants où l’on mange, et puis il y a ceux où l’on vit une réelle expérience. La Brasserie Brunet appartient à cette seconde famille, celle des tables qui racontent une histoire à chaque assiette.

À deux pas de la gare d’Annecy, dans ce décor de bois brut et de vert canard ponctué de miroirs patinés, quelque chose d’essentiel se joue. Ici, pas de nappes blanches empesées ni de cérémonial guindé. On vient en bande, en famille, parfois seul, parce qu’on sait qu’on ne le restera pas longtemps. L’âme des lieux veille à ce que chacun se sente attendu.

Une filiation gourmande

C’est Laurent Petit, l’ancien chef triplement étoilé du Clos des Sens, qui a imaginé cette brasserie en 2018, avec l’envie de créer un espace de convivialité décomplexée. Mais ce sont Nicolas Guignard et Pauline Lemettre qui lui ont donné son souffle actuel. Lui, dix ans aux côtés de Petit, a forgé sa cuisine au contact d’un maître du territoire. Elle, en salle, orchestre l’accueil avec cette chaleur qui transforme les clients en habitués.

Ensemble, ils ont façonné une identité singulière : celle d’une cuisine « saucée », comme ils aiment à dire, qui puise dans le garde-manger d’autrefois pour nourrir les appétits d’aujourd’hui.

Le circuit ultra-court comme philosophie

Chez Brunet, on ne parle pas de circuit court par effet de mode. On le vit au quotidien, avec ses contraintes et ses bonheurs. La carte s’écrit au fil des arrivages, des saisons, des aléas climatiques. Ce que le maraîcher n’a pas, le chef ne l’aura pas non plus. Et c’est très bien ainsi.

Cette dépendance assumée au vivant impose une créativité permanente. Les carcasses arrivent entières, Nicolas les découpe lui-même, et rien ne se perd. Ce qui ne finit pas dans l’assiette principale trouvera sa place dans un bouillon profond, une chips croustillante, ou un jus serré qui tapisse le palais de saveurs franches.

En janvier 2024, cette démarche a été reconnue par l’attribution de trois Écotables, la plus haute distinction du label de restauration durable. En mars 2025, le Bib Gourmand est venu confirmer ce que les Annéciens savaient déjà : ici, l’engagement n’a rien sacrifié à la gourmandise.

Des assiettes sans chichi, des saveurs sans concession

La carte a le mérite de la franchise. Un pâté en croûte qui « claque », comme on dit dans le métier. Une soupe de poissons des lacs qui convoque les reflets du Léman et du Bourget. Un chaud-froid de champignons qui joue sur les textures avec une simplicité trompeuse. Une demi-tête de cochon caramélisée pour les aventuriers du goût.

Les cocottes défilent, généreuses, servies à la louche. On y trempe son pain, on y revient, on partage. C’est une cuisine qui rassure autant qu’elle surprend, portée par des jus « ensoleillés », qui racontent le terroir mieux qu’un long discours.

Une table où l’on vient pour manger, où l’on reste pour le plaisir, et d’où l’on repart avec l’envie de revenir. Annecy tient là l’une de ses plus belles adresses.

Article rédigé par Mallorie

Infos pratiques

Brasserie Brunet 10, rue de la Poste – 74000 Annecy 

Tél. : 04 50 51 22 10 

Site :brasseriebrunet.com 

Instagram :@brasseriebrunet

Ouvert au déjeuner et au dîner, fermé dimanche et lundi.

Menu accessible, carte des vins bien pensée, thé glacé citron maison pour les abstinents heureux.

AUX MERVEILLEUX DE FRED : douceur aérienne au cœur du Marais

AUX MERVEILLEUX DE FRED : douceur aérienne au cœur du Marais

À deux pas de la rue François-Miron, dans l’un des quartiers les plus charmants du Marais, Aux Merveilleux de Fred attire les passants par une promesse simple : celle d’une pâtisserie légère, généreuse et presque théâtrale.

Derrière les vitrines, le regard est vite happé par les gestes des pâtissiers. Ici, on ne cache pas la fabrication : on la montre. Les merveilleux sont roulés, garnis, enrobés sous les yeux des clients, comme de petits nuages sucrés que l’on verrait naître en direct. Cette mise en scène participe beaucoup au plaisir de la visite. Avant même de goûter, on regarde.

Dr. Martens : la chaussure qui marche à contre courant

Dr. Martens : la chaussure qui marche à contre courant

À l’origine, pourtant, rien ne destinait cette chaussure à devenir une icône de la mode et de la contre culture. Les premières Dr. Martens sont pensées comme des chaussures solides, pratiques, faites pour travailler, marcher longtemps, résister au quotidien. Leur silhouette robuste séduit d’abord celles et ceux qui cherchent une chaussure fiable plus qu’un accessoire tendance. Mais c’est justement cette simplicité qui va faire leur force.

Alexis Loizon

Alexis Loizon

À l’aube de son premier seul-en-scène, Alexis Loizon ouvre une nouvelle page de sa carrière. Connu du grand public pour ses rôles dans les comédies musicales et à la télévision, l’artiste français dévoile aujourd’hui un projet beaucoup plus personnel : Mon Skyblog, un spectacle entre nostalgie, humour et souvenirs de toute une génération.

Toshiba Canvio Flex : le disque dur portable s’habille en bleu métallisé

Toshiba Canvio Flex : le disque dur portable s’habille en bleu métallisé

Dans un marché du stockage portable en constante évolution, Toshiba Electronics Europe frappe fort en ce printemps 2026. Le célèbre disque dur portable Canvio Flex 2,5 pouces s'offre une nouvelle teinte bleu métallisé, venant rejoindre la couleur argentée d'origine pour former une gamme au look résolument moderne. Une évolution esthétique qui traduit aussi une volonté de séduire un public plus large et plus jeune.

Festival SenS « Rosy et moi, 274 jours » de et avec Elodie Menant

Festival SenS « Rosy et moi, 274 jours » de et avec Elodie Menant

SenS. 1er festival parisien du Seul.e en Scène (merci à Delphine Depardieu, marraine de cette 2eme édition)

Hier soir, aux Gémeaux Parisiens, dans le cadre du Festival SenS, j’ai vu « Rosy et moi, 274 jours », écrit et interprété par Élodie Menant, et je suis ressorti avec cette sensation d’avoir assisté à un spectacle, à une traversée intime, drôle, remuante, lumineuse, qui commence avec Valentine, 21 ans, et cette jeunesse qui croit encore que le monde est un terrain immense à conquérir, jusqu’au moment où le corps, brutalement, impose sa propre vérité. Face à la maladie, face à la peur, face à ce vertige qui pourrait tout figer, elle choisit le mouvement. Elle part. 274 jours

12e édition – Festival Cinéma et Musique de Film

12e édition – Festival Cinéma et Musique de Film

La Baule met Bruno Coulais à l’honneur pour la 12e édition de son Festival Cinéma et Musique de Film

Du 24 au 28 juin 2026, La Baule accueillera la 12e édition de son Festival Cinéma et Musique de Film. Un rendez-vous devenu incontournable pour celles et ceux qui aiment le cinéma autant pour ses images que pour les émotions portées par ses musiques.

Maison Delano Paris : L’Italie s’installe rue d’Anjou

Maison Delano Paris : L’Italie s’installe rue d’Anjou

Fermer les yeux, entendre le murmure d'une fontaine en pierre, sentir l'ombre d'une pergola, croiser le regard d'un olivier. Rouvrir les yeux et réaliser qu'on est toujours à Paris, dans le 8ᵉ, dans la cour d'un hôtel particulier du XVIIIᵉ siècle. C'est le pari un peu fou que fait Maison Delano Paris cet été, en transformant sa cour intérieure en piazza italienne, du 13 mai au 20 septembre.