Ungaro

Les créateurs aiment coudre avec leurs mains, mais aussi avec leurs émotions. Emanuel Ungaro en était l’archétype : né à Lecce, baigné dans la lumière crue des Pouilles, il portait en lui le soleil du Sud, cette chaleur intérieure se transpose dans ses robes, ses blouses, ses drapés, qui vibrent d’un même souffle méditerranéen, empreint de vent, de parfum et de désir.

À son arrivée à Paris, Ungaro apprend la rigueur chez Balenciaga, mais jamais il ne renonce à la passion. La couture devient pour lui une tempête : les imprimés s’entrechoquent, les roses éclatent sur des fonds fuchsia, les pois dansent avec les rayures. Et pourtant, cet apparent désordre « chante juste ». Il ne cherchait pas la perfection technique, il cherchait la vérité du mouvement, le désordre vivant.

Ses créations semblaient faites pour des femmes qui rient fort, qui aiment avec excès, qui refusent de s’excuser d’exister. Il portait la dualité en lui : la précision du tailleur, l’audace du drapé, la retenue d’un col haut, l’éclat d’une épaule nue. Ungaro démontra que la féminité n’est pas une ligne rectiligne, mais un feu d’artifice où, entre chaos et beauté, il n’y a qu’un point invisible : celui où bat le cœur.

Aujourd’hui, quand un tissu vibre, quand une couleur hurle sa joie, quand un vêtement ose, c’est encore un peu d’Ungaro qui respire dans l’air. Mais comment faire dialoguer ce passé incandescent avec le présent ? C’est là qu’intervient Kobi Halperin, qui, à travers sa propre démarche de créateur, tisse un pont entre mémoire, artisanat et modernité.

Né en Israël, élevé dans une famille aux racines d’Europe de l’Est, Kobi Halperin a grandi dans un univers où les tissus, les broderies et les gestes du fil nourrissaient son imaginaire. Formé à la Shenkar College of Engineering and Design, il a passé treize ans chez Elie Tahari, puis trois chez Kenneth Cole, avant de fonder sa marque éponyme en 2015. Ses collections, riches en broderies et détails faits main, traduisent une sensibilité presque spirituelle pour la matière : une couture émotionnelle, empreinte d’élégance et de mémoire.

« Je refuse de me concentrer sur les tendances, confie t il. Mon seul objectif est de concevoir pour une femme et de la faire se sentir belle. » Dans cet équilibre subtil entre héritage et désir, Halperin revendique un savoir faire qui ne cède ni au bruit ni à la mode passagère. Ses pièces, souvent ornées de dentelles fines ou de motifs délicatement travaillés, semblent porteuses d’un souffle ancien, d’une douceur qui transcende le temps.

Kobi Halperin travaille pour la maison Ungaro. Une mission qu’il aborde avec humilité et ferveur : « Je crois profondément à ce qu’Emanuel Ungaro a commencé en 1965. Il a célébré les femmes, une féminité vivante, libre, passionnée. » Pour Halperin, prolonger l’œuvre d’Ungaro, c’est préserver cette énergie baroque, la couleur, le mix des imprimés, la sensualité, tout en la réinterprétant à travers une sensibilité plus contemporaine, plus apaisée.

Chez lui, la femme Ungaro retrouve son intensité d’origine, mais dans une lumière différente. Les teintes sont plus nuancées, les volumes plus fluides, la passion plus intérieure. Là où Ungaro faisait éclater la couleur comme une déclaration d’amour, Halperin la fait respirer comme une prière. Là où Ungaro exaltait l’excès, Halperin en garde la trace, mais la transforme en émotion contenue, presque méditative.

Sa mode n’est pas une armure, mais une caresse. Elle accueille le corps au lieu de le dominer, célèbre la personnalité au lieu de la dissimuler. On y retrouve cette idée qu’entre la couture et la vie, il existe une zone commune : celle du sentiment, de la chaleur, de la lumière humaine.

Son dernier défilé, inspiré du pèlerinage du Kumbh Mela en Inde, évoque d’ailleurs cette idée d’un vêtement comme expérience spirituelle : une communion entre les cultures, les textures et les femmes du monde entier. Dans cette approche, on retrouve le même geste qu’Ungaro, une croyance que la beauté naît de la sincérité, et que la couleur, loin d’être décorative, est un langage du cœur.

Ainsi, d’Ungaro à Halperin, c’est la même flamme qui se transmet. L’un a prouvé qu’on pouvait aimer la vie avec un excès de soie, l’autre rappelle qu’on peut encore la porter avec conscience, la broder de mémoire et la coudre d’émotion. Et lorsque, sur un tissu, une nuance vibre un peu trop fort, c’est peut être encore Ungaro qui murmure, à travers les doigts de Kobi Halperin, qu’entre le chaos et la beauté, il n’y a qu’un fil invisible : celui qui relie la main au cœur.

Bloom House, un air de Méditerranée au cœur du 10e arrondissement de Paris

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Une piscine de 18 mètres, un patio planté de verdure, des terrasses baignées de lumière et une décoration qui rappelle les vacances dans le Sud. À quelques minutes des gares du Nord et de l’Est, le Bloom House Hôtel & Spa apporte un peu de soleil au paysage hôtelier parisien. Une adresse quatre étoiles où l’on peut aussi bien passer la nuit que s’attarder autour d’un déjeuner, d’un cocktail ou d’un soin.

Domaine de Divonne, l’élégance d’un grand hôtel au pied du Jura

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À vingt minutes de l’aéroport de Genève, le Domaine de Divonne perpétue une certaine idée de l’hôtellerie de villégiature. Un Grand Hôtel quatre étoiles, un parc arboré, un golf de championnat et une histoire intimement liée à celle de la station thermale. Depuis près de deux siècles, cette adresse du Pays de Gex accueille les voyageurs venus profiter du calme, des paysages et des plaisirs de la vie.

Best of Both, une escapade entre lac et montagnes à Divonne-les-Bains

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À quelques kilomètres de Genève, Divonne-les-Bains cultive depuis longtemps le goût des séjours au vert. Face au Grand Lac, avec les montagnes du Jura en toile de fond, le Best of Both Hôtel & Resort réunit chambres confortables, restaurant, spa et grandes terrasses ouvertes sur la nature. Une adresse à découvrir pour un week-end à deux, quelques jours en famille ou simplement le plaisir de changer d’air.

Soirée RaClette : Tradition ou ToQuade ?

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Il y a beaucoup de traditions immuables & intouchables, et il y a la RaClette ! Ce rendez-vous gourmand, délicieusement convivial, transforme, en un instant, une simple soirée entre amis en un véritable événement festif, qui réchauffe les cœurs.
La RaClette n’est pas seulement une histoire de fromage fondu. C’est un état d’esprit, une joie gourmande, un menu friendly, un plat CocOoning dans nos hivers frileux.

Interview d’Olivier Clert / Lucy lost

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Tristan Baille : Bonjour Olivier Clert. Merci de nous recevoir pour parler de « Lucy lost ». Je trouve que Lucy est un personnage incroyable dans votre film. J’ai l’impression que le film a touché les enfants comme les adultes !

Olivier Clert : Peut-être, mais disons que les adultes ont davantage d’expérience. Certaines choses résonnent autrement parce qu’on connaît un peu mieux la vie. On développe peut-être aussi plus d’empathie. Là où un enfant découvre une situation à travers les personnages, un adulte peut la rapprocher de choses qu’il a vécues. On ne reçoit donc pas forcément les mêmes scènes de la même manière. C’est aussi ce qui est intéressant dans un film qu’on peut voir ensemble : chacun y entre avec sa propre sensibilité.

Interview de Charline Bresse-Vitoz / Kopster Hotel Lyon

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