Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.

Rien ne semblait pourtant tracer, à ses débuts, la route qui la mènerait à la tête d’un groupe présent dans près d’une centaine de pays. Formée dans l’univers du prêt à porter, elle apprend vite la discipline des licences, l’importance des matières, la nécessité du détail. Le hasard des rencontres l’amène ensuite à croiser la route de Miguel Rodríguez, propriétaire du Groupe Festina, qui lui propose de rejoindre Barcelone. Elle a 25 ans, l’âge où l’on se construit, et accepte sans hésitation. Ce choix marque le début d’une trajectoire où curiosité et exigence deviennent ses boussoles.

Ce qui caractérise Manon Colombies, c’est sa volonté de rester ancrée dans le terrain. Elle ne dirige pas depuis une distance confortable : elle observe, questionne, explore. Elle participe à l’ouverture de centaines de boutiques, se rend dans les unités de production, écoute autant les designers que les techniciens. Pour elle, une montre n’est pas un simple objet : c’est un concentré de gestes humains, de savoir faire collectif, et d’intentions.

Sous son impulsion, Festina poursuit une stratégie claire : affirmer un positionnement accessible mais qualitatif, tout en cultivant une autonomie industrielle rare dans le secteur. L’intégration des mouvements via Soprod, l’accent mis sur le Swiss Made, et le souci d’une esthétique épurée témoignent d’une vision cohérente : la montre doit rester un objet durable, ancré dans la vie quotidienne, fidèle à son rôle premier de compagnon silencieux.

On perçoit aussi, dans sa manière de diriger, une sensibilité contemporaine : une attention portée à la mixité, à la responsabilité sociétale, à l’évolution des usages. Elle sait que les jeunes générations attendent plus qu’un design séduisant, elles veulent une raison d’être, une histoire, une valeur. Festina l’a compris, et adapte ses collections en conséquence, sans jamais perdre le contact avec ses racines populaires.

Manon Colombies appartient à ces dirigeantes qui n’ont pas besoin d’élever la voix pour faire entendre leur vision. Son leadership se lit dans la constance, la précision et la capacité à réunir autour d’un même mouvement. Elle redonne au temps son élégance, sans emphase, mais avec cette conviction que la modernité naît souvent des lignes les plus simples.

(Un grand merci également au pâtissier Yazid Ichemrahen (et à son équipe) pour ses créations irrésistibles lors de cet événement où j’ai pu contempler ces montres variées)

par Tristan Baille

AUX MERVEILLEUX DE FRED : douceur aérienne au cœur du Marais

AUX MERVEILLEUX DE FRED : douceur aérienne au cœur du Marais

À deux pas de la rue François-Miron, dans l’un des quartiers les plus charmants du Marais, Aux Merveilleux de Fred attire les passants par une promesse simple : celle d’une pâtisserie légère, généreuse et presque théâtrale.

Derrière les vitrines, le regard est vite happé par les gestes des pâtissiers. Ici, on ne cache pas la fabrication : on la montre. Les merveilleux sont roulés, garnis, enrobés sous les yeux des clients, comme de petits nuages sucrés que l’on verrait naître en direct. Cette mise en scène participe beaucoup au plaisir de la visite. Avant même de goûter, on regarde.

Dr. Martens : la chaussure qui marche à contre courant

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À l’origine, pourtant, rien ne destinait cette chaussure à devenir une icône de la mode et de la contre culture. Les premières Dr. Martens sont pensées comme des chaussures solides, pratiques, faites pour travailler, marcher longtemps, résister au quotidien. Leur silhouette robuste séduit d’abord celles et ceux qui cherchent une chaussure fiable plus qu’un accessoire tendance. Mais c’est justement cette simplicité qui va faire leur force.

Alexis Loizon

Alexis Loizon

À l’aube de son premier seul-en-scène, Alexis Loizon ouvre une nouvelle page de sa carrière. Connu du grand public pour ses rôles dans les comédies musicales et à la télévision, l’artiste français dévoile aujourd’hui un projet beaucoup plus personnel : Mon Skyblog, un spectacle entre nostalgie, humour et souvenirs de toute une génération.

Toshiba Canvio Flex : le disque dur portable s’habille en bleu métallisé

Toshiba Canvio Flex : le disque dur portable s’habille en bleu métallisé

Dans un marché du stockage portable en constante évolution, Toshiba Electronics Europe frappe fort en ce printemps 2026. Le célèbre disque dur portable Canvio Flex 2,5 pouces s'offre une nouvelle teinte bleu métallisé, venant rejoindre la couleur argentée d'origine pour former une gamme au look résolument moderne. Une évolution esthétique qui traduit aussi une volonté de séduire un public plus large et plus jeune.

Festival SenS « Rosy et moi, 274 jours » de et avec Elodie Menant

Festival SenS « Rosy et moi, 274 jours » de et avec Elodie Menant

SenS. 1er festival parisien du Seul.e en Scène (merci à Delphine Depardieu, marraine de cette 2eme édition)

Hier soir, aux Gémeaux Parisiens, dans le cadre du Festival SenS, j’ai vu « Rosy et moi, 274 jours », écrit et interprété par Élodie Menant, et je suis ressorti avec cette sensation d’avoir assisté à un spectacle, à une traversée intime, drôle, remuante, lumineuse, qui commence avec Valentine, 21 ans, et cette jeunesse qui croit encore que le monde est un terrain immense à conquérir, jusqu’au moment où le corps, brutalement, impose sa propre vérité. Face à la maladie, face à la peur, face à ce vertige qui pourrait tout figer, elle choisit le mouvement. Elle part. 274 jours

12e édition – Festival Cinéma et Musique de Film

12e édition – Festival Cinéma et Musique de Film

La Baule met Bruno Coulais à l’honneur pour la 12e édition de son Festival Cinéma et Musique de Film

Du 24 au 28 juin 2026, La Baule accueillera la 12e édition de son Festival Cinéma et Musique de Film. Un rendez-vous devenu incontournable pour celles et ceux qui aiment le cinéma autant pour ses images que pour les émotions portées par ses musiques.

Maison Delano Paris : L’Italie s’installe rue d’Anjou

Maison Delano Paris : L’Italie s’installe rue d’Anjou

Fermer les yeux, entendre le murmure d'une fontaine en pierre, sentir l'ombre d'une pergola, croiser le regard d'un olivier. Rouvrir les yeux et réaliser qu'on est toujours à Paris, dans le 8ᵉ, dans la cour d'un hôtel particulier du XVIIIᵉ siècle. C'est le pari un peu fou que fait Maison Delano Paris cet été, en transformant sa cour intérieure en piazza italienne, du 13 mai au 20 septembre.