L’Hôtel de Sers : l’âme d’un Paris retrouvé

Au cœur du 8e arrondissement, entre le frémissement des Champs-Élysées et la quiétude discrète de l’avenue Pierre 1er de Serbie, l’Hôtel de Sers rouvre ses portes après une métamorphose élégante. Plus qu’un simple lieu d’hébergement, c’est une adresse de caractère, un récit en filigrane, un art de vivre à la parisienne réinventé.

Par Mallorie

Derrière sa façade haussmannienne discrète, presque pudique, l’Hôtel de Sers dévoile un univers feutré, raffiné, où l’histoire se mêle sans fracas à une modernité subtile. Ancienne demeure du marquis de Sers, ce bâtiment du XIXe siècle a conservé l’élégance de ses origines, tout en s’adaptant aux exigences d’une hôtellerie contemporaine, chaleureuse et sensorielle.

Hôtel de Sers

On ne parle pas ici d’un palace clinquant ni d’un hôtel-musée figé. On parle d’une maison habitée, vivante, pensée comme une extension du Paris rêvé. Celui d’un esthète moderne, amoureux de textures, de lumière, d’espaces narratifs. À travers le regard complice d’Anne et Agathe Jousse, mères et filles à la tête du groupe familial B Signature Hôtels & Resorts, l’Hôtel de Sers retrouve son souffle.

« Il ne s’agissait pas de tout réinventer, mais de prolonger l’histoire avec justesse », confient-elles. Et c’est précisément ce que l’on ressent dès l’entrée.

Une adresse confidentielle à l’âme aristocratique

Dès le seuil franchi, la longue galerie de 22 mètres, rythmée de portraits du marquis et de ses descendants, donne le ton. Un fil narratif élégant qui traverse l’hôtel tel un murmure du passé. On y retrouve les attributs d’une grande demeure du Second Empire : escalier monumental, salon de réception, volumes généreux, hauteur sous plafond… Mais rien n’est figé. Tout est revisité avec intelligence : les tapis de Géraldine Prieur apportent une vitalité graphique ; les textures feutrées créent une ambiance enveloppante ; les teintes, bronze, jaune solaire, bleu nuit, orchestrent une partition tout en nuances.

Chaque espace est un tableau vivant, une scène à habiter. Le salon bibliothèque, par exemple, évoque un cabinet de curiosités chic, entre verrerie, art contemporain et fauteuils profonds. Plus loin, le patio sous verrière se transforme en serre urbaine, propice à la lenteur retrouvée. On y prend un café, un livre et une pause.

43 chambres et 9 suites

Boudoirs de voyage et luxe discret

Les 43 chambres et 9 suites sont autant d’invitations à la rêverie. Ici, l’intime se conjugue au raffinement : parquet en point de Hongrie, têtes de lit en cuir, tissus tendus aux accents japonisants, mobilier sur-mesure. Certaines chambres s’ouvrent sur des terrasses confidentielles, d’autres offrent un spectacle rare, une Tour Eiffel en vis-à-vis, comme une apparition.

Mais ce sont les trois suites Signature qui concentrent l’essence du lieu. La Suite Eiffel, la Suite Panoramique et l’Appartement du Marquis racontent, chacune à leur manière, une histoire de Paris. Vue à 360°, mosaïques italiennes, œuvres d’art et mobilier d’époque composent des intérieurs à la fois cinématographiques et profondément humains.

Goûts, parfums et conversations

À la croisée du bar et du restaurant, les codes se fondent : ceux du chic parisien, du design audacieux et de la convivialité. Le S’Bar, avec sa sculpture lumineuse suspendue et son mobilier vintage, déploie une ambiance feutrée qui encourage les échanges. On y déguste des cocktails signature comme on entame une conversation : avec curiosité, sans précipitation.

Le restaurant, quant à lui, joue la carte d’une table arty et solaire. Les œuvres de Diana Barrault dialoguent avec le mobilier camel restauré, les assiettes réconfortantes avec les souvenirs de bistrots parisiens. Risotto du Marquis, wok de légumes umami, pâté en croûte de canard… Chaque plat se veut une madeleine, une émotion, un équilibre.

Une parenthèse bien-être à l’abri des regards

Discrètement niché au cœur de l’hôtel, l’espace bien-être cultive l’art du soin comme un luxe silencieux. Salle de sport intimiste, sauna, cabine de massage et ambiance tamisée invitent à la déconnexion. En partenariat avec Calma Paris, les rituels sensoriels mêlent traditions méditerranéennes, innovation et parfums envoûtants. L’orange douce y côtoie le laiton, le jonc de mer y apaise les pas.

L’espace bien-être

Une maison d’auteur, entre passé et présent

L’Hôtel de Sers ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il préfère séduire par touches et par résonances. Il ne propose pas simplement un hébergement, mais une expérience sensible, un séjour dans une maison parisienne qui aurait traversé le temps sans jamais trahir son essence.

Hôtel de Sers

41 avenue Pierre 1er de Serbie, 75008 Paris
www.hoteldesers-paris.com | +33 (0)1 53 23 75 75
Un établissement B Signature Hôtels & Resorts

Cesari Hotel 9Collection

Cesari Hotel 9Collection

Le Cesari Hôtel 9Collection est de ces adresses qui s’imposent d’abord par leur atmosphère. Avant même de penser à Rome, à ses places, à ses fontaines, à ses merveilles, on entre ici dans un univers à part, un lieu qui possède son identité propre, sa respiration, sa manière singulière d’accueillir. Tout, dès les premiers instants, donne le sentiment d’un hôtel qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui sait très exactement ce qu’il est : une adresse élégante, chaleureuse, profondément agréable, où l’on comprend immédiatement que le séjour sera placé sous le signe du goût et du confort.

Quinzerie Hôtel : l’adresse parisienne qui cultive l’art de vivre du 15ᵉ

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À Paris, les hôtels qui racontent une véritable histoire deviennent rares. Niché dans le très vivant quartier Saint-Charles, dans le 15ᵉ arrondissement, le Quinzerie Hôtel incarne justement cette nouvelle génération d’adresses qui préfèrent l’authenticité à l’apparat, et l’art de vivre parisien à l’agitation touristique. Ouvert en 2022, cet hôtel de quartier revendique une élégance contemporaine et une atmosphère presque confidentielle, pensée pour celles et ceux qui aiment découvrir la capitale autrement.

Au Théâtre Lepic, « Dessiner encore ».

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Le spectacle avance avec une pudeur rare, dans cet endroit fragile où la parole cherche moins à raconter qu’à survivre à ce qu’elle raconte. Il y a, dès les premiers instants, quelque chose de retenu, de presque tremblé, qui donne à cette proposition sa vibration particulière. Rien n’est forcé. Rien n’est appuyé. Tout semble naître d’une nécessité intime.

Made in France

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« Made in France », au Théâtre de la Renaissance, c’est d’abord une énergie. Quelque chose de tendu, de vivant, de collectif, qui circule du début à la fin et qui donne au spectacle sa vibration très particulière.

La poupée

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Avec « La Poupée », la réalisatrice Sophie Beaulieu choisit de raconter une histoire qui pourrait n’être qu’un simple point de départ insolite, mais qui sert surtout de révélateur. Le film suit Rémi, un homme qui, après une rupture, s’est replié dans une relation sans risque avec une poupée appelée Audrey. L’arrivée d’une nouvelle collègue fait vaciller cet équilibre fragile, puis le récit bascule lorsque la poupée prend vie.