L’Attilio – La haute gastronomie à l’italienne, façon speakeasy

Derrière les vitrines d’une élégante boutique du 8e arrondissement, un secret bien gardé se niche au cœur du très chic Faubourg Saint-Honoré. L’Attilio n’est pas un simple restaurant : c’est un monde à part, un écrin d’émotions, une ode à la beauté du geste culinaire. À la croisée de la gastronomie française et de l’âme italienne, ce lieu confidentiel signé par le chef Attilio Marrazzo réinvente l’expérience gastronomique avec audace, finesse et poésie.

Une adresse discrète, pour initiés seulement

À première vue, L’Attilio pourrait passer pour une élégante épicerie fine. Et pour cause : la boutique, en vitrine, regorge de trésors gourmands tout droit venus de la péninsule italienne (pâtes artisanales, sauces parfumées, huiles d’olive précieuses, biscuits aux amandes dorées par le soleil). Mais pour ceux qui osent pousser la bibliothèque en bois massif, un passage s’ouvre, et le décor change.

Derrière cette porte dérobée se déploie un univers feutré, comme figé hors du temps. Lumières tamisées, matières nobles, murmures discrets : on entre dans un restaurant speakeasy. Ici, le secret est un art, le goût une religion, et chaque dîner une parenthèse enchantée.

La Dolce Vita, version couture

Chez L’Attilio, trois univers se côtoient, se répondent, se subliment.

Le Bistro, lumineux en journée, intimiste le soir

Dans une salle baignée de lumière naturelle, habillée de marbre et de bois clair, le bistro célèbre la spontanéité des trattorias italiennes, revues avec l’élégance d’un hôtel particulier parisien. Pour le déjeuner, la carte fait la part belle aux produits frais et de saison : asperges pochées au sumac, risotto alle vongole aux artichauts et pousses d’épinard, burrata des Pouilles nappée de coulis de basilic. Chaque assiette respire l’Italie du Sud, mais parle avec l’accent feutré de la capitale.

Le soir venu, le bistrot change d’humeur. L’ambiance se fait confidentielle, les bougies prennent le relais, les conversations se murmurent… La tagliata de bœuf aux copeaux de parmesan, la volaille fermière aux morilles et vin jaune d’Arbois, ou encore la côte de veau milanaise revisitée s’offrent en partage dans une atmosphère presque cinématographique.

La nouvelle carte du printemps : une célébration des sens

Avec l’arrivée des beaux jours, L’Attilio dévoile sa nouvelle carte printanière, et elle a le goût du renouveau.

On y retrouve l’œuf carbonara, cuit à la perfection, servi sur une crème onctueuse avec oignons confits et lardons dorés ; les candeles cacio e pepe, aux arômes puissants de poivre noir de Malabar ; les ravioli alla Nerano, délicatement farcis de caviar de courgette et nappés de provolone crémeux. Les amateurs de produits de la mer succomberont aux pennone au homard bleu et tomates cerises, ou au bar de ligne poché accompagné d’artichauts alla romana et févettes à la sarriette.

Côté douceurs, le chef célèbre les classiques en les réinventant avec malice : tiramisu maison au café Lavazza, soufflé noisette au cœur de gianduja, fondant au chocolat chaud et sa glace vanille ou encore un millefeuille minute à la crème pâtissière, amarena et pain de Gênes à la Strega.

Le Chef : entre Naples et Paris, la rigueur du geste et l’élan du cœur

Formé au Four Seasons de Milan, puis façonné par l’inoubliable Joël Robuchon, Attilio Marrazzo a évolué dans les plus grandes maisons de la gastronomie parisienne : le Pavillon Élysée, La Table, l’Atelier Étoile, le Georges V… Aujourd’hui, il trace son propre chemin, avec une cuisine libre, inspirée, connectée à sa terre natale comme à son exigence française.

Son credo : des produits ultra-frais, de la terre et de la mer, et des circuits courts, toujours. Mais au-delà des ingrédients, c’est sa manière de raconter des histoires qui marque. Chaque plat est un fragment de mémoire, une émotion d’enfance sublimée par une technique d’orfèvre.

La boutique : prolonger le voyage, chez soi

Avant de quitter les lieux, un détour par la boutique s’impose. On y trouve ce que l’on n’ose parfois pas demander à un chef : un peu de son Italie à emporter. Des pâtes façonnées à la main, des pestos intenses, des douceurs croustillantes, des flacons d’huile d’olive aux reflets d’or. Une façon élégante de faire durer le voyage, de ramener chez soi un peu de cette émotion suspendue.

📍 L’Attilio
 184 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
 🌐 www.lattilio.com

Article rédigé par Mallorie

Interview Barbara Schulz

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Barbara Schulz a construit un parcours rare, fait de fidélité au théâtre, de justesse dans le jeu et d’audace dans ses choix artistiques. Deux fois couronnée aux Molières, elle s’est imposée comme l’une des comédiennes les plus sensibles de sa génération, capable de passer avec une élégance singulière de la comédie à l’émotion la plus profonde. Chaque rôle qu’elle touche porte l’empreinte de son intensité et de sa sincérité.

HÄMBRE : L’âme méditerranéenne sublimée à Ibiza 

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Installé au cœur de Santa Eulalia, à Ibiza, Hämbre s’impose comme une parenthèse enchantée où l’esprit méditerranéen rencontre une esthétique vintage et délicatement romantique. Dans ce refuge inspiré par la mer et les saisons, chaque détail raconte une histoire : la lumière tamisée, les textures patinées, une ambiance sonore pensée avec soin… et bien sûr, une cuisine sincère, raffinée, profondément ancrée dans son terroir.
Que l’on s’installe à l’intérieur, dans cet écrin chaleureux, ou sur la terrasse animée, Hämbre invite à savourer un instant hors du temps.

Tailor Trucks 

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Lorsque j’arrive devant la boutique Tailor Trucks de l’avenue de Wagram, la façade a déjà quelque chose d’apaisant, presque intime : un décor qui semble inviter à ralentir et à entrer dans un lieu où l’élégance se travaille à l’échelle du détail. À l’intérieur, les étoffes se succèdent comme une bibliothèque tactile, les carnets d’échantillons respirent le savoir faire, et le parfum discret du cuir et du bois donne au showroom l’atmosphère d’un atelier parisien revisité. C’est là que je suis accueilli par Johann Allaf, l’un des créateurs de Tailor Trucks (Lylian Allaf étant l’autre magicien), sourire franc et regard attentif, comme si chaque client méritait déjà toute son attention.

Interview de Laurent Bentata

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Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un retard. Il y avait surtout une envie, très forte, de la part du public. Et il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des spectacles à gros budget : Le Roi Lion, par exemple, doit pouvoir se défendre. Nous avons commencé avec Cabaret. Très vite, nous avons compris qu’il existait un vrai potentiel. Cela prend du temps, bien sûr. Il faut créer des spectacles, organiser une rencontre régulière avec le public, proposer des productions marquantes, iconiques. Nous avons choisi ce qui se fait de mieux à Broadway ou dans le West End, pour permettre au public français de s’adapter à un genre un peu différent de notre tradition musicale. Ce n’est pas un choc, mais une nouvelle pratique. Je savais que ce serait un marathon, et il fallait être patient.

Interview Léa Lopez

Interview Léa Lopez

Entrer à la Comédie Française, c’est franchir un seuil où l’histoire du théâtre français semble veiller dans chaque couloir, dans chaque dorure, dans chaque souffle. Cet après midi là, alors que la lumière descend doucement sur les arcades du Palais Royal, je traverse les salons feutrés de l’institution avec la sensation très nette d’être observé : le buste de Molière, planté dans son éternelle vigilance, paraît me surveiller du coin de l’œil, comme pour s’assurer que je ne me laisse pas aller à la rêverie. C’est dans cette atmosphère à la fois solennelle et étrangement familière que je m’apprête à rencontrer Léa Lopez, qui brille actuellement dans L’École de danse de Goldoni, portée par une énergie sincère et une présence déjà affirmée.

Le Banville (réseau Émeraude)

Le Banville (réseau Émeraude)

Les hôtels du réseau Émeraude forment une constellation discrète dans le ciel parisien : des adresses qui ne cherchent pas à briller par le clinquant, mais par une présence subtile, presque instinctive. On y entre comme on ouvre un livre dont les pages auraient été patinées par des voyageurs anonymes, chacun laissant un murmure, un parfum, une trace de lumière derrière lui.

« L’école de danse » à la Comédie-Française

« L’école de danse » à la Comédie-Française

Dans l’air délicatement poudré de la salle Richelieu flotte une lumière qui ne tombe jamais tout à fait : elle glisse, elle effleure, elle s’attarde comme un soupir sur les moulures dorées. Et au centre de ce théâtre chargé d’histoire, c’est un décor réaliste qui attire le regard, aux pieds des passants, derrière des fenêtres du plus bel effet romantique. Un vaste studio imaginaire où les planches craquent comme une respiration, où les pas se cherchent, où les corps apprennent à parler avant les mots. Ainsi se déploie L’École de danse à la Comédie-Française, ressuscitée avec une douceur ironique par Clément Hervieu-Léger, dont la mise en scène ressemble à un battement de cœur, précis, pudique, et pourtant vibrant d’une tendresse secrète. La pièce de Goldoni, longtemps reléguée sur les étagères du répertoire, renaît dans une clarté nouvelle. Rien d’ostentatoire : juste la grâce discrète d’un texte qui, sous ses airs souriants, raconte la jeunesse qui se faufile entre les règles, l’élan qui défie les conventions, l’art qui se fraie un passage dans le carcan des habitudes. On y voit des danseuses qui rêvent d’échapper à leurs tutelles, des maîtres qui s’accrochent à leurs certitudes, des jeunes gens qui voudraient vivre autrement que ce qu’on a décidé pour eux. Tout cela bouge, pulse, hésite, s’emporte, comme si le plateau lui même se souvenait qu’il fut, avant d’être un temple du verbe, une cour de récréation des possibles.

Manon Colombies, Groupe Festina

Manon Colombies, Groupe Festina

Dans le paysage horloger, où la tradition pèse souvent plus lourd que l’innovation, Manon Colombies avance avec une assurance tranquille. Directrice Générale du Groupe Festina, elle s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la profession, alliant une sensibilité venue de la mode à une compréhension fine des mécaniques horlogères.