Jungle Palace : quand Paris se transforme en forêt tropicale enchantée

Par Mallorie 

Dans le 10ᵉ arrondissement, une nouvelle aventure immersive nous transporte au cÅ“ur d’une jungle fantasmagorique. Rencontre avec un concept qui redéfinit l’art de la table parisienne.

L’adresse ne paie pas de mine. Au 12 rue de la Fidélité, rien ne laisse présager l’extraordinaire voyage qui nous attend derrière cette façade discrète du 10ᵉ arrondissement. Et pourtant, à peine franchi le seuil de Jungle Palace, la magie opère : nous voilà propulsés dans un univers végétal saisissant, où la frontière entre réalité et fiction s’estompe avec une délicieuse évidence.

L’empire végétal reprend ses droits

Troisième opus du Groupe Ephemera après les succès d’Under the Sea et de Stellar, Jungle Palace pousse encore plus loin l’art de l’immersion. Ici, pas question de simple décoration : nous pénétrons littéralement dans un écosystème tropical où chaque détail a été pensé pour éveiller nos sens. Les fondatrices Jade Frommer et Annaïg Ferrand ont orchestré cette prouesse en s’entourant des meilleurs créateurs d’atmosphères de la capitale.

La collaboration avec Henriette & Compagnie, habitués des plateaux de cinéma, se ressent dès les premiers pas. Les décors ne se contentent pas d’imiter la nature : ils la réinventent dans une version fantasmée, presque avatar-esque, où la végétation luxuriante côtoie une faune majestueuse aux allures de créatures mythiques. Les effets spéciaux signés Superbien et la technique de Phosphore achèvent de nous faire oublier que nous sommes encore à Paris.

Une symphonie sensorielle en perpétuel mouvement

L’expérience débute dans une brume matinale mystérieuse, ponctuée par la dégustation de cocktails aux noms évocateurs. Le Tropical Spritz, aux notes acidulées qui réveillent les papilles, et l’Amazonia, plus fruité, nous préparent en douceur à l’aventure qui nous attend. Car à Jungle Palace, le spectacle est permanent et mouvant.

Au fil du repas, nous assistons à un ballet météorologique fascinant : la pluie diluvienne succède au ciel d’azur, les orages tropicaux laissent place à une végétation chatoyante qui s’illumine de mille feux. Cette chorégraphie climatique, loin d’être anecdotique, rythme naturellement le service et transforme chaque moment en une séquence unique.

L’exotisme dans l’assiette

Aux commandes des cuisines, la cheffe exécutive Laurélia Constenzia a conçu une carte qui dialogue intelligemment avec ce décor extraordinaire. L’assiette d’alloco croustillante nous transporte instantanément vers l’Afrique de l’Ouest, tandis que le ceviche coloré à la mangue et à la patate douce évoque les rivages sud-américains avec une fraîcheur saisissante.

Le traditionnel « tigre qui pleure », ce plat emblématique de la street-food cambodgienne, trouve ici une nouvelle noblesse, sublimé par un dressage soigné qui respecte l’authenticité des saveurs. Cette cuisine de saison, résolument exotique, évite tous les écueils du pastiche pour proposer une véritable exploration gustative.

La nuit tombée, quand l’atmosphère se fait bioluminescente, place aux desserts gourmands : une généreuse crème brûlée à la Pina Colada qui fleure bon les vacances éternelles.

L’immersion comme art de vivre

Ce qui frappe chez Jungle Palace, c’est la cohérence absolue du concept. Rien n’est laissé au hasard : du décor à l’assiette, de l’ambiance sonore aux effets visuels, tout concourt à créer cette bulle d’évasion que nous cherchons tous en ces temps urbains et pressés. Les 130 places assises permettent d’accueillir un public varié sans jamais perdre cette intimité si particulière aux expériences immersives réussies.

En s’installant rue de la Fidélité, Ephemera confirme sa vision audacieuse de la restauration parisienne. Après les abysses océaniques et les confins de l’espace, voici donc la jungle qui s’épanouit au cÅ“ur de la capitale. Une invitation au voyage qui tombe à pic en cette rentrée où l’envie d’ailleurs se fait plus pressante que jamais.

Jungle Palace par Ephemera
12, rue de la Fidélité, 75010 Paris
www.ephemera-group.com

www.instagram.com/ephemeragroup

Interview de Jean-Louis Wagner, auteur, comédien 

Interview de Jean-Louis Wagner, auteur, comédien 

Jean Louis Wagner : Ma passion est née très tôt, presque comme une évidence. Depuis tout petit, mon imaginaire était très fort, presque vital. Dans l’enfance, rêver était une nécessité. L’écriture et le théâtre ont été des moyens naturels pour donner forme à cet imaginaire, pour raconter le monde et tenter de le comprendre.

Hôtel Prince de Conti

Hôtel Prince de Conti

Niché dans le 6ᵉ arrondissement, à quelques pas de la Seine, l’hôtel Prince de Conti s’inscrit naturellement dans l’âme de Saint-Germain-des-Prés. L’adresse, discrète et élégante, donne sur une rue calme tout en restant au cœur d’un quartier animé, où se croisent librairies historiques, cafés mythiques et galeries d’art. Ici, Paris se découvre à pied, au fil des quais, des ponts et des ruelles chargées de mémoire. 

Interview de Lambert Wilson

Interview de Lambert Wilson

Lambert Wilson : De mon père d’abord. Jeune, il jouait du saxophone dans les bals. Quand mon frère et moi avons eu sept et huit ans, il nous a offert des instruments et nous a appris à lire la musique. L’été, on jouait tous ensemble, avec un ami clarinettiste. C’était simple, joyeux, presque naturel. Plus tard, la maison a été envahie par le jazz : un big band répétait tous les lundis chez nous. Puis je suis parti à Londres à 17 ans. Là-bas, j’ai découvert une autre manière d’aborder la musique, plus libre, mêlée à la danse, au théâtre. En revenant en France, vers vingt ans, j’ai pris des cours de chant classique, par prudence d’abord : je voulais être prêt si l’on me proposait une comédie musicale. Et ce travail m’a entraîné plus loin que prévu, vers des concerts, des enregistrements, une vie parallèle de chanteur. Ce qui m’amuse, c’est qu’après quarante ans de scène, on me demande encore : « Ah bon, vous chantez ? »

Le jardin secret du 10ème où l’hiver prend des airs de station alpine

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Il y a parfois des adresses parisiennes qu'on découvre par hasard, au détour d'une conversation entre amis et le Café Grand Quartier fait partie de celles-là. Caché derrière une porte discrète de la rue de Nancy, entre deux gares et le tumulte du boulevard de Magenta, ce refuge urbain cultive l'art du secret bien gardé.

La Comédie Musicale « Pocahontas »

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À la Gaîté Rive Gauche, le spectacle consacré à l’histoire de Pocahontas transforme le théâtre en vaste territoire de voyage. Dès l’entrée dans la salle, on sent la volonté de faire oublier les murs pour ouvrir un espace d’imaginaire où se croisent forêts, rivières et horizons lointains. La mise en scène avance comme un récit conté au coin du feu : simple dans sa trame, mais riche en images et en mouvements, pensée pour que les enfants suivent l’aventure sans effort tandis que les adultes y retrouvent une part de rêve.

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Dans le dédale des rues pavées de Tribeca, le Greenwich Hotel cultive l'art de la discrétion. Pas de lobby clinquant ni de portier en livrée dorée. Juste cette sensation rare, dès le seuil franchi, d'entrer dans un lieu qui a une âme. Un refuge urbain où le luxe se conjugue avec une authenticité presque désuète, loin des codes aseptisés de l'hôtellerie internationale. Ici, l'hospitalité retrouve son sens premier.

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Certains mariages qui semblent improbables sur le papier. Prendre une manufacture française fondée sous Louis XV en 1764, réputée pour avoir ciselé des verres destinés aux têtes couronnées du monde entier, et la transposer dans l'effervescence verticale de Midtown Manhattan ? L'idée aurait pu paraître saugrenue, et pourtant.