Hôtel Saint Martin : l’élégance discrète

Il existe des lieux qui ne cherchent pas à impressionner, et qui, précisément pour cette raison, marquent durablement. L’Hôtel Saint Martin fait partie de ces refuges rares que l’on découvre avec le sentiment d’entrer dans un cercle privilégié. Ici, le luxe abandonne toute démonstration pour se traduire par une élégance subtile, une hospitalité délicate et une sincérité qui donne au séjour une dimension profondément humaine.

Derrière cette atmosphère à la fois chaleureuse et raffinée se dessine une vision singulière, portée par Laura Burtschy, directrice des lieux, dont la sensibilité imprègne chaque détail. Rien n’est laissé au hasard : matières choisies avec soin, lumières douces, équilibre entre esthétique contemporaine et esprit maison. L’hôtel cultive une élégance naturelle, celle qui apaise immédiatement et invite à ralentir.

Les chambres prolongent cette sensation d’intimité. Les volumes respirent, les textures dialoguent, et l’on s’y installe avec une facilité déconcertante, comme dans une maison que l’on connaîtrait déjà. Le temps semble suspendu, rythmé par le calme environnant et le plaisir simple d’un séjour pensé pour le confort autant que pour l’émotion.

L’expérience Saint Martin se poursuit naturellement au restaurant Le Grenier, véritable cœur vivant de la maison. Dans un décor convivial aux accents élégants, la table célèbre une cuisine généreuse et sincère, guidée par la saison et le goût du partage. L’atmosphère y est chaleureuse, presque familiale, sans jamais renoncer à une exigence gastronomique subtile.

Impossible d’évoquer Le Grenier sans s’arrêter sur le travail remarquable de la cheffe pâtissière Flora Jalleau. Son approche précise et inspirée révèle une pâtisserie contemporaine où la gourmandise s’exprime avec finesse. Ses glaces maison se dégustent comme un moment suspendu : veloutées, délicatement parfumées, elles fondent en bouche avec une légèreté qui prolonge le repas et fait danser les saveurs avec une grâce irrésistible.

Le matin, l’hôtel dévoile l’un de ses plus beaux rituels : un petit-déjeuner pensé comme un véritable moment de plaisir. Gâteaux faits maison, douceurs préparées sur place, pâte à tartiner artisanale… chaque bouchée raconte le soin apporté à une cuisine vivante et généreuse. Le miel, servi directement sur rayon, ajoute une note aussi authentique que poétique à cette expérience gourmande devenue signature.

À l’Hôtel Saint Martin, le luxe réside finalement dans ce qui ne cherche jamais à se montrer : l’attention portée aux gestes, la qualité des produits, la sincérité de l’accueil. On quitte les lieux avec l’impression d’avoir vécu bien plus qu’un séjour, une respiration, une rencontre, un souvenir qui s’inscrit doucement dans le temps.

Une adresse que l’on découvre avec curiosité, et vers laquelle l’on revient naturellement, comme attiré par une évidence.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

NŪN IBIZA – Le feu, la mer et l’âme d’Ibiza

À Cala Llonga, là où la baie dessine l’un des paysages les plus doux de l’île, NŪN incarne parfaitement cette nouvelle génération d’adresses qui font rayonner Ibiza autrement.

Dès l’arrivée, le décor donne le ton. Face à la mer, entre sable blond, bois naturel et teintes lumineuses, l’atmosphère est élégante sans jamais être prétentieuse. Ici, tout semble ralentir. Le temps, les conversations, le rythme de la journée.

MAJORELLE – Ibiza

MAJORELLE – Ibiza

Nichée dans les ruelles de Dalt Vila, à quelques mètres seulement du cœur animé de la vieille ville, Majorelle se découvre comme une parenthèse paisible au milieu du tumulte d’Ibiza le soir. L’adresse se trouve dans une rue calme, presque à l’écart, et c’est...