Hotel Paquis / 9 Collection

À Genève, le 9Hotel Pâquis, au rythme d’un quartier qui bouge et parle plusieurs langues, Genève oblige, est un hôtel 3 étoiles proche de tout. Et surtout proche de ce que tu viens souvent chercher ici : une ville qui se marche, un lac qui apaise, et un point d’ancrage fiable quand les journées se remplissent vite.

L’arrivée donne le ton. On est du côté de la gare, là où la ville s’ouvre et se reconnecte. C’est pratique, évidemment. Mais ce n’est pas seulement une question de minutes gagnées : c’est la sensation d’être dans Genève, facilement. Si tu viens pour deux jours de rendez vous ou un week end à marcher sans plan, tu comprends vite l’intérêt d’un camp de base aussi central. Tout semble à portée de semelles : le centre se rejoint sans effort, et la ville “institutionnelle” reste accessible sans avoir à calculer.

Et puis il y a cette évidence qui change l’équilibre du séjour : le lac Léman n’est pas une carte postale lointaine. Il est proche, accessible, presque intégré à ton itinéraire naturel. Tu poses ton sac et, en quelques minutes, tu peux déjà aller chercher l’air du large sur les quais. Les bords du lac appellent à la promenade, à la respiration, à cette façon très genevoise de faire une pause sans quitter la ville. Le matin, c’est une marche qui remet les idées en place avant de démarrer. En fin de journée, c’est un retour au calme, avec la lumière qui glisse sur l’eau, le vent qui nettoie la tête, et ce sentiment très simple de ralentir sans effort.

Le quartier, lui, te rappelle qu’on est dans une métropole internationale, pas dans un décor figé : ça circule, ça vit tard, ça mange à des heures différentes. 

Le 9Hotel Pâquis s’insère dans cette énergie comme un refuge urbain, un endroit où tu peux fermer la porte et retrouver du calme, sans avoir l’impression de t’exiler.

J’entre. Authenticité et gentillesse dès les premières secondes. Une quatrième étoile, celle qu’on ne trouve pas sur une plaque mais dans l’attention : un accueil simple, humain, efficace, et des conseils judicieux avant de déambuler dans la ville. À Genève, où tout peut aller vite et rester parfois “fonctionnel”, ce supplément de chaleur compte.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère change nettement. Le bruit de la rue reste dehors, et tu sens que le lieu a été pensé pour apaiser sans endormir. Le design ne cherche pas à impressionner par l’excès, il travaille plutôt sur des sensations maîtrisées : des matières qui réchauffent, des éclairages qui évitent l’effet “néon de transit”, des lignes contemporaines qui donnent une impression de netteté sans devenir froide. C’est le genre de décor qui, au bout de quelques heures, devient un confort. Tout est à sa place, tout te laisse de l’espace.

Ma chambre possède une belle taille, l’espace est optimisé. Le confort ne se joue pas que dans la superficie. Ici, il se joue dans la fluidité : l’endroit où tu poses ton sac sans réfléchir, l’endroit où tu branches ton téléphone sans contorsions, la lumière qui te permet de lire sans t’agresser, le lit qui t’invite à te reposer. Une douche aux belles dimensions. Du bois qui apporte ce côté convivial, des couleurs variées sans brouiller l’ensemble, un design épuré et de bon goût. Le sentiment général, c’est l’efficacité tranquille : tu as ce qu’il faut pour te reposer, travailler un peu si besoin, te préparer vite, repartir léger.

Ce qui change vraiment l’expérience, et qui surprend souvent à Genève à ce niveau de standing, c’est l’attention portée à la récupération. L’hôtel propose une parenthèse aquatique et chaude, une manière de décompresser sans quitter le bâtiment. Après une journée à marcher, notamment au bord du Léman, ou après des rendez vous qui s’enchaînent, glisser dans une eau à température confortable, puis passer par la chaleur sèche d’un sauna, c’est un luxe discret mais immédiatement tangible. Et c’est là que la piscine intérieure devient plus qu’un équipement : elle devient un sas. Un moment où tu quittes le rythme extérieur, où tu reprends ton souffle, où tu récupères sans effort. C’est facile, simple, utile. Résultat : au lieu du schéma “douche rapide, lit, lendemain”, tu t’offres une transition. Et cette transition fait parfois toute la différence entre un séjour fonctionnel et un séjour agréable.

Autre détail qui compte, surtout quand tu voyages en mode “agenda serré” ou “ville à pied” : la salle de sport. Elle s’inscrit dans la même logique que le reste, te faciliter la vie. Tu peux y faire une séance courte et efficace, juste de quoi délier le dos après le train, relancer l’énergie le matin, ou finir la journée autrement que sur un fauteuil. C’est le type d’espace qui rend service sans se raconter. Pas besoin de traverser Genève pour trouver une salle, pas besoin de négocier avec ton programme : tu descends, tu bouges, tu remontes. Et quand tu combines ça avec la piscine et le sauna, tu as une boucle complète : effort, relâchement, sommeil. Une routine de voyage qui améliore concrètement la qualité du séjour.

Le matin, l’hôtel te remet dans la ville sans te brusquer. C’est calme. Le personnel reste accueillant. Tu as cette sensation de repartir détendu : un café qui réveille sans te presser, un petit déjeuner qui donne de l’énergie sans te plomber, et la possibilité de ressortir dans Genève en quelques minutes. Et là, l’avantage du lac revient comme une évidence : selon ton humeur, tu peux choisir la Genève utile, celle des rendez vous et des déplacements, ou la Genève respiration, celle des quais, de l’eau, du ciel et de la lumière. Cet hôtel permet ce double accès naturellement.

Ce qui fait aussi la signature 9Collection, c’est ce mélange entre le côté très correct et le côté accessible. On sent une volonté de créer un lieu où l’on peut tout faire : quelques brasses dans la piscine, discuter entre amis, en famille, travailler dans l’espace de coworking et son joli design, et une façon de rendre le quotidien plus doux, que tu sois en tenue de réunion, en jean, en baskets de marche, en escapade amoureuse ou en séjour solo. L’endroit te donne la sensation d’un camp de base élégant, pensé pour faciliter la ville, et pour offrir, en retour, une vraie respiration. L’hôtel n’essaie pas de voler la vedette à Genève, il te donne de bonnes conditions pour la vivre, puis il te récupère quand tu reviens.

Au final, le 9Hotel Pâquis parle à ceux qui aiment les adresses qui ne trichent pas. Un emplacement qui simplifie tout, une atmosphère contemporaine qui rassure, un confort réel, et un vrai trio récupération qui donne l’impression d’avoir gagné une option “pause” en plein centre. Et il y a ce supplément typiquement genevois : pouvoir rejoindre le lac Léman en un rien de temps, ajouter une marche sur les quais à ton programme sans y penser, laisser l’eau et la lumière faire leur travail. C’est une adresse qui convient autant aux voyageurs pressés qu’aux flâneurs, à ceux qui enchaînent les rendez vous qu’à ceux qui viennent juste voir l’eau, le ciel et la lumière du lac. Pratique sans être impersonnel, soigné sans être rigide, central sans être bruyant. C’est un hôtel idéal.

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.