Dans le VIIIᵉ arrondissement, une nouvelle adresse réinvente l’art de l’hospitalité parisienne. Entre terrasse méditerranéenne et rooftop volcanique, FUGA Monceau compose un hymne à l’évasion.
Certains endroits vous font oublier la ville. Des bulles d’oxygène où l’on pose ses affaires, où l’on respire enfin. Au 28 rue de Monceau, à deux pas du parc éponyme, Pierre Doublet et Quentin Garreau de Labarre ont imaginé bien plus qu’un restaurant : un écosystème de cinq lieux qui partagent une même philosophie, celle de l’échappée belle sans quitter la capitale.


L’histoire commence en 2020 avec Laïa Voltaire, cette ancienne distillerie de quartier transformée en refuge insoupçonné. Puis viennent Francette et Riviera FUGA, deux adresses flottantes amarrées sur la Seine. Aujourd’hui, c’est au tour de FUGA Monceau de faire battre les cÅ“urs et de réveiller ce quartier d’habitués.
Laïa Monceau, une parenthèse italienne
Franchir le seuil de Laïa Monceau, c’est basculer instantanément dans un ailleurs lumineux. Le regard se pose d’abord sur ce jardin généreux qui s’étend derrière les baies vitrées, puis sur les détails soignés d’une décoration qui flirte avec la villa toscane. Le studio Adjamée, porté par Talissa Bachelot et Alice Calemard, a orchestré cette atmosphère où le raffinement ne se prend jamais au sérieux.



Des motifs solaires habillent les poutres, la terre de Sienne réchauffe les murs blancs, le raphia et l’osier tissent une élégance naturelle. Tout en rondeur et en douceur, l’espace s’articule autour d’un bar voluptueux et de grandes arches qui donnent au lieu des airs de maison de famille du Sud.
Aux fourneaux, le chef Sacha Perrin, passé par les cuisines de Simone Zanoni au George V et Gordon Ramsay au Trianon Palace, célèbre l’Italie avec justesse. Sa carte respire l’été permanent : arancini safrané, burrata des Pouilles, fleurs de courgette à la ricotta… Les fameuses Laïazzas, ces pizzettes gastronomiques au levain naturel, sont devenues la signature de la maison. Côté pastas, les raviolis del Plin maison et la fregola sarda aux fruits de mer rivalisent de gourmandise, tandis que l’épaule d’agneau confite ou la côte de veau à la milanaise achèvent de nous convaincre qu’on ne quittera pas cette table de sitôt.



La carte des vins, elle, fait voyager de la France à l’Espagne en passant par l’Italie, avec une sélection pointue d’artisans vignerons. Et puisque FUGA ne fait rien à moitié, les aromates proviennent directement du potager installé sur le toit.
FUGA R., douze étages plus près des étoiles
Mais l’expérience ne s’arrête pas au rez-de-jardin. Il suffit de prendre l’ascenseur confidentiel pour être propulsé au douzième étage, là où FUGA R. déploie son panorama à couper le souffle. Quand les portes s’ouvrent, c’est la tour Eiffel qui vous accueille, encadrée par les toits de zinc de tout Paris.
Ce rooftop évoque Lanzarote dans ce qu’elle a de plus brut et fascinant. Le bar monumental en bois brûlé contraste avec les assises claires, comme la lave noire qui s’écoule sur les roches calcinées. Figuiers de Barbarie, cactus, sculptures organiques et Å“uvres d’Alice Louradour en hommage à César Manrique composent un décor volcanique et envoûtant.
Dès 17 heures, les cocktails coulent à flots, du Costa Brava Smash au Capri en passant par une ribambelle de Spritz, accompagnés de tapas ibériques qui réveillent les papilles : Cecina de León, pimientos de Padrón à l’aïoli basilic, frites sauce patatas bravas. Et quand la tour Eiffel commence à scintiller dans le ciel parisien, on se dira qu’on a trouvé notre nouveau QG pour les prochains soirs d’été..



Et trois autres secrets bien gardés
Parce que FUGA Monceau ne manque pas d’ambition, trois autres espaces viennent compléter l’ensemble. FUGA W. est un wine lounge où Alizée Durieux, cheffe sommelière passée par Le Bristol et le George V, officie avec passion lors de dégustations sur rendez-vous ou de rencontres avec des vignerons.
Le FUGA Space, business center nouvelle génération, propose un auditorium modulable aux équipements dernier cri pour des conférences, des enregistrements de podcasts ou des spectacles. Enfin, le Lab devient le terrain de jeu créatif de Marie Pacotte, révélée dans Top Chef 2024, qui y anime masterclass, dîners immersifs et collaborations culinaires.
Cinq lieux, une même âme. FUGA Monceau prouve qu’on peut sortir de Paris sans quitter Paris, que l’évasion n’est qu’une question d’état d’esprit. Et dans ce VIIIᵉ arrondissement qui semblait avoir tout vu, voilà qu’une nouvelle destination s’impose, rayonnante et nécessaire.


Article rédigé par Mallorie
FUGA Monceau
28 rue de Monceau, 75008 Paris
Laïa Monceau : du lundi au dimanche, 12h-14h et 19h-23h (fermé le dimanche soir)
FUGA R. : ouverture au public prévue en 2026
www.fugafamily.com | @fuga_family






















