Bès Paris, tricoté avec amour !

Elle tricote avec amour avant les défilés, pendant qu’on la maquille, pendant des pauses, un peu partout. Elle a appris dans une école d’art à Nancy. Condé. 

Sur jupe. Dentelle de calais. Métier de petite main et broderie. Cette passionnée de danse classique, autodidacte, a appris comment créer une collection, comment varier les matières. Qui se cache derrière la marque Bès ?

Sa fondatrice, Sarah Ebstein, qui jadis a fait le concours Élite avant d’être repérée par diverses agences, forte de son expérience New-yorkaise (avec Anna Sui par exemple) ou Londonienne (en collaborant avec le chapelier Piers Atkinson), est la créatrice et mannequin au cœur de ces petites merveilles. 

Le site est bien fait.

Precious kitty. Original, le bonnet oreilles de chat ! Tricoté 100 % à la main en laine de mérinos. Très douce et très chaude. Je découvre une couleur bleu roi intense, inspiré des uniformes des gardes français au 16eme siècle. Ça reste mignon, décontracté. Mais chic. Quoi d’autre ?

L’iconique, pour se démarquer, avec sa couleur blanc cassé, se lave à la main. 

Il y a bien évidemment d’autres choix : Grenadine, chat noir, nuage, colonel moutarde, grey pearl, blue lullaby, flocon, ballerina, le honey mustard, lumineux et chaleureux, toujours pour un look élégant et une personnalité assumée. 

Ou encore un bonnet raffiné en laine polaire arctique, qui sera parfait pour certaines journées où il fait meilleur dans le frigo ! Une fausse fourrure qui tient bien chaud, et une grande variété de choix qui se poursuit à travers ces noms : 

Banquise, Foxy, Tommy. Anna-Rose, Polaire, Lily, Charly. 

Ou bien optez pour le bonnet Chamallow vraiment branché pour partir en balade. Le bonnet Kodak Docker pour les artistes. 

La gamme s’avère complète et très tendance.

Pour les fourrures, on a le choix entre Matcha, Ourson, Arctique, Charly, Foxy et Poudré. 

La gamme Shinny est tricoté main, mais avec un fil brillant. Encore des noms adorables, avec un je ne sais quoi de charme poétique. Pour un besoin de voyage au grand air, près des pistes enneigées, pourquoi pas ? 

Comète, Chat noir pailleté, Grenadine pailleté, Carpe Diem, Ruby, Rosie.

La finesse d’un filament or et un style qui passe partout !

Cette artiste habile va jusqu’à créer des bijoux de bonnets. Cela le stylise de façon unique quand vous le portez. Un acier inoxydable qui rajoutera du caractère, et conviendra à diverses tenues avec discrétion : 

Swing. Franges Svarowski avec du cristal, triple chaînettes variées (ciel, black, gold).

Je continue ma découverte du site. 

Des bandeaux en tissus recyclés sont également disponibles. Et même…Un serre tête (gypsy dream), pour un look bohème chic, qui vous ira à merveille. 

Mitaines en grosse maille, polaire, Oversize avec une laine luxueuse d’alpaga et de soie, noblesse et douceur sont au rendez vous avec cette matière mélangée.

BES. C’est le bonnet d’une spécialiste talentueuse, une pièce féminine confortable, proposée avec plusieurs matières et couleurs ! C’est la qualité d’une grande brodeuse qui a cette capacité de proposer à ses clientes ces bonnets dont la touche est un équilibre entre l’artisanal et l’esthétique. Toute la créativité d’une passionnée ! Sarah Ebstein est un modèle à suivre.

Photos de Geoffrey Poussin

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

SACRÉE – MARGAUX

Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.