L’Hôtel Miss Fuller : une ode à l’art nouveau au cœur de Paris

En plein cœur du 17ᵉ arrondissement de Paris, l’avenue Mac-Mahon accueille une nouvelle perle hôtelière : le Miss Fuller. Cet hôtel quatre étoiles, qui a ouvert ses portes en octobre 2024, est plus qu’un simple établissement de prestige : c’est une immersion dans l’art nouveau, un voyage sensoriel où architecture et artisanat dialoguent avec les formes organiques et les lignes ondoyantes de ce mouvement artistique emblématique.

Derrière cette réalisation d’exception, on retrouve le talent visionnaire de NIDO Architecture, agence parisienne fondée par deux architectes d’intérieur d’exception : Chiara Patrassi et Alexandra Bernaudin. Celles qui ont fait leurs armes chez Philippe Starck et collaborent depuis plus de dix ans avec Carine Tissot, présidente des Drawing Hotels Collection, ont relevé un défi de taille : repenser un établissement au sein d’un édifice historique de 1894 en hommage à la danseuse Miss Loïe Fuller, icône de l’art nouveau et figure de la Belle Époque.

Une signature artistique d’exception

Le Miss Fuller est le fruit d’une alchimie unique entre architecture, art et artisanat. Pendant deux ans, NIDO Architecture a travaillé en étroite collaboration avec cinq artistes sélectionnés par Carine Tissot, guidés par un fil conducteur inspiré de la nature et de la poésie du mouvement. Chaque espace de l’hôtel, de l’opulente rotonde aux alcôves intimistes, se fait écho des thèmes chers à l’art nouveau : arabesques végétales, matériaux nobles, couleurs profondes et lumière tamisée.

Les 48 chambres et suites sont de véritables écrins où chaque détail compte. Les tapis moelleux évoquent des nénuphars flottant sur un étang, les murs se parent de papiers peints exclusifs inspirés d’œuvres d’art et les luminaires aux courbes fluides jouent avec la transparence du verre teinté. L’osier, la paille tissée, la céramique et le laiton s’associent en un match subtil de contrastes et de matières, offrant une atmosphère chaleureuse et raffinée.

Une expérience sensorielle unique

Le voyage commence dès le lobby, où une sublime installation en plumes de céramique italienne donne le ton : ici, chaque élément raconte une histoire. Le Lounge Bar, tout en nuances de bleus et de verts, plonge les visiteurs dans un univers aquatique où la faune et la flore semblent prendre vie. La salle de petit-déjeuner quant à elle, invite à une balade onirique entre saisons et reflets aquatiques, avec ses bois clairs, ses velours profonds et ses compositions florales aux murs.

L’expérience se prolonge dans les espaces bien-être : sauna, salle de sport et espace de détente ont été pensés pour conjuguer confort et esthétique, en parfaite harmonie avec l’identité visuelle de l’hôtel.

Un art de vivre contemporain inspiré du passé

Le Miss Fuller, plus qu’un hôtel, est une véritable œuvre d’art hébergée entre les murs d’un bâtiment historique. Par leur travail minutieux, Chiara Patrassi et Alexandra Bernaudin redonnent ses lettres de noblesse à un style intemporel tout en l’adaptant aux exigences du confort moderne. Chaque pièce a été imaginée comme un espace singulier, un cocon où les lignes organiques dialoguent avec la lumière et les matériaux naturels.

Le Miss Fuller incarne ainsi l’essence de l’art nouveau revisité avec audace et modernité, offrant aux voyageurs une parenthèse enchantée dans un Paris éternellement inspirant.

Miss Fuller

Adresse : 11 Av. Mac-Mahon, 75017 Paris

Téléphone : 01 89 89 28 28

Site : https://www.missfullerhotel.com

Article rédigé par Mallorie

Äkta à Genève, le bistrot qui façonne aussi ses assiettes

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À Plainpalais, Lisa Otterström et Grégoire Lieutet ont ouvert une adresse à leur image, libre, chaleureuse et profondément attachée au “fait maison”. Du pain au levain à la céramique, leur goût pour l’artisanat donne une personnalité singulière à cette table où l’on vient autant pour manger que pour se retrouver.

SACRÉE – MARGAUX

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Margaux est messagère de l’invisible. Elle canalise les messages de vos guides, vos proches disparus, vos animaux, ou simplement ce qui cherche à se présenter à vous à ce moment précis de votre vie. Elle est le pont, entre ce que vous vivez et ce que vous ne savez pas encore entendre.

Interview Marlene Emilie Lyngstad / Cute / New directors

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At the San Sebastián International Film Festival, I met filmmaker Marlène Emilie Lyngstad at the Hotel María Cristina to discuss « Cute », her debut feature. Exploring transgressive desires and a relationship that resists straightforward moral categorisation, the film deliberately places the viewer in an uncomfortable position : it asks audiences neither to endorse its characters’ behaviour nor to condemn them outright, but to take the time to examine what lies behind their impulses, their loneliness and their need to be loved.

Geister / Rencontre avec Fatih Akin

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I feel a sense of gentleness mingled with something far more painful, as though Fatih Akin had wanted to rediscover, beneath all the violence, all the wounds and all the shadowy places his cinema has so often explored, a more unguarded, almost purer form of feeling, something that still belongs to that age when we can love before we have learned to protect ourselves, when we believe everything is beginning at the very moment life may brutally decide that everything must stop.

Faris and Farasha are twenty when they meet, a single glance is enough, then Farasha dies that very night, yet their story does not end there, because she manages to reach Faris in his dreams for forty nights, and I love this idea deeply because it turns the supernatural into something profoundly intimate: not the spectacular wish to bring back the dead, but the much simpler, far more universal longing for a little more time with someone we have just lost.

Interview Naemi Ada about « Body of Glass », at the San Sebastián International Film Festival

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Tristan Baille : In « Body of Glass », artistic creation is at times connected with violence, destruction and human contradictions. Was this something that was already on your mind when you were writing the film ?

Naemi Ada : Yes, I thought about it a lot while writing, about the way art can sometimes emerge from violence, destruction or contradiction. We are human beings, and we are made up of very different things, sometimes even opposing things. Nothing is completely pure or perfectly coherent. There can be something strange in the way we live, communicate and behave towards one another, and art is also part of that complexity. For me, making a film is perhaps a way of entering into those contradictions rather than trying to resolve them.

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

VALÉRIE HADIDA, L’ÂME AU BOUT DES DOIGTS

C’est une belle découverte pour moi. Au 28, place des Vosges, sous les arcades de l’une des places les plus emblématiques de Paris, je découvre à la Jakobson Gallery un écrin qui semble avoir été imaginé pour les sculptures de Valérie Hadida. Entre la géométrie souveraine de la pierre, la lumière changeante des galeries couvertes et les silhouettes de l’artiste, une évidence s’impose presque immédiatement. Je n’ai pas l’impression de voir des œuvres simplement exposées : elles semblent avoir trouvé une demeure.

PALO SANTO – IBIZA

PALO SANTO – IBIZA

Il y a des endroits qui portent en eux quelque chose d’indéfinissable. Une énergie, une âme. Las Dalias, à San Carlos, est de ceux-là. Ce qui a commencé en 1954 comme une simple bodega de village est devenu au fil des décennies l’un des lieux les plus mythiques d’Ibiza. Le marché hippie du week-end, connu dans le monde entier, attire créateurs, voyageurs et insulaires depuis des générations. En semaine, le marché nocturne prend le relais, avec ses cent stands de mode, bijoux et artisanat baignés de lumières féeriques et de musique envoûtante. Et chaque mercredi soir, c’est le célébrissime Namaste, qui s’empare du jardin dès 19h, avant de migrer vers le club Akasha pour prolonger la nuit. Une célébration qui rassemble depuis plus de 25 ans autour de la danse, de la musique, de l’amour et de la paix. Ici, tous les âges, tous les styles, toutes les tribus se croisent et se mélangent. C’est ça, Las Dalias. Un lieu de vie à part entière, ouvert, coloré, libre. Exactement l’endroit où l’on s’attend à trouver un restaurant comme Palo Santo.

Matsuri Genève, le sushi bar culte prend l’accent Suisse

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Matsuri a choisi les Eaux-Vives pour poser ses premières assiettes en Suisse. Une arrivée qui marque un nouveau chapitre pour cette enseigne née à Paris en 1986, connue pour son kaïten, ce tapis roulant autour duquel s’organise le repas. À Genève, le concept a été entièrement repensé avec Pesca Rouge, poissonnerie et table carougeoise fondée par Anaïs et David Comerro, qui apporte au projet son expertise du produit et son ancrage local.